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La théologie, une anthologie. Tome 5, La Modernité
Franz Albert ; Neuner Peter ; Bessière Gérard ; Be
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204106412
La Modernité", d?un point de vue théologique, est envisagée ici sur une période qui s?étend de 1750 à 1880 environ et donc au-delà du XVIIIe siècle appelé aussi "siècle des Lumières". Il s?agit une vaste mutation culturelle qui se présente sous forme de métaphores (révolution copernicienne autour du sujet, éclipse de Dieu), de systèmes de pensée (empirisme, idéalisme, historicisme, etc.) et d?événements historiques et sociaux (Révolutions de 1789, 1830 et 1848 ; éducation ; progrès techniques ; droits et libertés). La théologie, comme la métaphysique, est mise à rude épreuve face à l?entendement lié à l?expérience, les sciences, la "mathématisation" du monde et l?historicisme. La "théologie naturelle" du siècle précédent se révèle inadaptée pour rendre compte des religions positives. Et la "sécularisation" des esprits, voire la "déchristianisation", tendent à rejeter la foi dans l?obscurantisme face aux Lumières de la raison. Pourtant, cette époque de remise en cause est l?occasion d?un vaste débat public, avec des accents bien différents selon les pays, notamment en France et en Allemagne. La théologie se renouvelle alors par la prise en compte résolue de la raison critique et de l?histoire, et donc l?ouverture aux sciences religieuses autonomes, en débat également avec la scolastique traditionnelle. Cette Anthologie raisonnée vise à faire comprendre les problématiques et les grands auteurs qui ont provoqué ce changement qui gouverne encore notre présent, notamment avec la raison critique, l?idéalisme, l?humanisme athée, le Romantisme, les résistances à la modernité (avec le traditionalisme et la néoscolastique), et les renouveaux fondés sur l?existence singulière, l?expérience religieuse, le piétisme, l?histoire et la critique historique, la culture, la liturgie, la morale, la question sociale.
L'univers où s'exerce l'invention littéraire d'Alberto Savinio est celui d'un réalisme proprement métaphysique, fortement gauchi, fût-ce face à la démence, par une ironie à toute épreuve. Mais peut-être faudrait-il remplacer le terme ironie par celui d'humeurs, humeurs du plus beau noir. Ce n'est pas pour rien que Savinio figure dans l'Anthologie de l'humour noir et qu'André Breton le comptait, ainsi que son frère Giorgio De Chirico, parmi les précurseurs du surréalisme. Toutefois, Chirico, depuis, s'est délibérément rangé. Alors que Savinio restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie aux jeux singuliers et souvent pathétiques d'une fantaisie effrénée, volontiers désobligeante, où les objets agissent ainsi que les hommes, où les dieux se heurtent aux barreaux d'un poulailler et où le véritable sacré est celui que sous-entend la définition célèbre du " couteau sans lame auquel il manque le manche ". Ici, dans ce choix de nouvelles, seul règne l'Ange du bizarre...
Soboul Albert ; Suratteau Jean-René ; Gendron Fran
Ce dictionnaire essaie de définir ce qu'a pu signifier la Révolution pour ses propres contemporains, selon qu'ils étaient auteurs, acteurs ou spectateurs, en ont tiré quelques bénéfices ou au contraire en ont souffert. Cela pour, dans la lignée de Georges Lefebvre, "comprendre la Révolution plutôt que d'essayer de la penser" comme Albert Soboul le souhaitait.
A l'orée du XIIème siècle, Timok le barbare et Yu-Lien sa jeune concubine incarnent l'amour impossible. Emportés par leur passion, ils parcourent les vastes territoires d'Asie Centrale à la recherche d'une liberté qu'il faut sans cesse reconquérir. Après Jugurtha, Lester Cockney, Thomas Noland et bien d'autres héros, Franz signe avec Poupée d'Ivoire une oeuvre forte et flamboyante où la civilisation chinoise et les guerriers des steppes s'épient avant de s'affronter...
Baecque Antoine de ; Mouëllic Gilles ; Albera Fran
Jean-Luc Godard est sans doute le cinéastes dont l'oeuvre a interrogé avec le plus de constance et de lucidité la place des machines dans le monde du cinéma et bien au-delà. Godard devant la fameuse table de montage Steenbeck, Godard devant un banc de montage vidéo ou face à la machine à écrire des Histoire(s) du cinéma : nombreuses sont les représentions du cinéaste en technicien manipulant les appareils. Mais au-delà de la photogénie de Godard en artisan solitaire, ses films semblent parcourir et interroger sans cesse les liens entre cinéma et machines, de l'imposante caméra Mitchell NBC qui ouvre Le Mépris (1963) à l'installation vidéo de Numéro deux (1975), du ballet de caméras montées sur des grues devant les tableaux de Passion (1982) aux images de défilement de la pellicule qui ponctuent les Histoire(s) du cinéma (1988-1998). Quand dans Soigne ta droite (1987), il filme les Rita Mitsouko en plein enregistrement de leur nouveau disque, vingt années après avoir passer trois nuits avec les Rolling Stones à l'Olympic Studio de Londres pour One + One (1968), il s'agit encore pour Godard d'observer des musiciens face à des machines, fasciné sans doute par une forme d'autonomie qu'il va lui-même conquérir peu à peu jusqu'au Livre d'Image (2019), entièrement réalisé à partir d'images et de sons préexistants. Si les relations entre machines et création font l'objet d'une attention particulière, la présence récurrente d'autres machines ne manque pas de susciter l'intérêt des auteurs. Parmi celles-ci, la voiture tient une place très ambigüe, à la fois symbole de la modernité et emblème d'une civilisation des loisirs dont Godard perçoit très vite les limites. Dans le même ordre d'idées, l'omniprésence des appareils d'enregistrement et de diffusion de lamusique (tourne-disques, poste de radio) témoigne de l'avènement d'une société de consommation prête à tout pour soumettre la culture au capitalisme le plus débridé. Si la machine permet de penser ensemble techniques et esthétiques, elle nourrit aussi chez Godard, avec une remarquable diversité, une vision politique du monde.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.