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Vie et mort des institutions marchandes
François Pierre
SCIENCES PO
26,50 €
Épuisé
EAN :9782724611878
Les marchés sur lesquels nous échangeons ne sont pas terres arides où s'articuleraient froidement des intérêts calculateurs. Ils sont au contraire saturés de repères et d'échelles - logos, noms propres, critiques, réputations, certifications, labels, titres et statuts - qui contribuent à définir nos choix et, partant, à peser sur les jeux concurrentiels. Comment comprendre le rôle déterminant que joue le critique Robert Parker dans la fixation du prix des vins de Bordeaux? Après tout, nul appareil coercitif n'impose aux acteurs du monde bordelais de s'appuyer sur ses notes pour fixer leurs prix; et pourtant nul ne peut les ignorer. C'est donc la puissance de l'institution marchande "Robert Parker" qu'il faut d'abord expliquer. Si ces institutions jouent un tel rôle dans notre vie économique, il nous faut aussi rendre compte de leur origine et de leur transformation: d'où vient par exemple que le Sentier, longtemps associé à l'industrie de la confection, est brutalement devenu synonyme, au tournant des années 1990, de la net-économie naissante? Genèse et puissance des institutions marchandes sont des énigmes que cet ouvrage propose d'explorer au travers d'un cadre théorique original et d'une série d'études portant aussi bien sur le marché du vin, les firmes de biotechnologies ou la norme ISO 26000. Un livre qui ne manquera pas d'intéresser étudiants et enseignants en sociologie, économie et marketing.
Après un long siècle durant lequel le pouvoir des actionnaires s'est effacé derrière celui des managers, la finance est revenue au coeur du capitalisme contemporain. Les investisseurs captent désormais l'essentiel du profit et décident de l'orientation stratégique des grandes entreprises. Et après des décennies dominées par des logiques industrielles et commerciales, ce sont désormais les raisonnements de la théorie financière qui priment. Les banques et les sociétés d'assurances sont elles-mêmes transformées jusque dans leur fonctionnement ; elles poursuivent des objectifs et déploient des instruments profondément différents de ce qu'ils étaient il y a quarante ans. Ce mouvement de financiarisation de la finance, ici décrit à partir du cas d'école que constitue le secteur assurantiel, s'explique en l'occurrence par la mise en oeuvre de nouvelles règles du jeu par l'Union européenne : comme Bâle II et III pour le secteur bancaire, la directive Solvabilité II définit depuis 2016 un cadre prudentiel entièrement innervé par la théorie financière contemporaine, destiné à outiller l'actionnaire bien plus qu'à protéger l'assuré.
François Pierre ; Chartrain Valérie ; Dozo Björn-O
Ce numéro d'Histoire & Mesure, deuxième volet d'une thématique consacrée à l'Art et à la mesure, s'attache à mesurer l'environnement de la production artistique. A travers l'étude du milieu des critiques d'art contemporain, P. François et V. Chartrain s'intéressent au suivi de leur carrière, souvent tiraillée entre leur métier et leur propre vocation littéraire. Deux autres articles s'appuient sur l'analyse des réseaux pour étudier l'institutionnalisation du monde de l'art : le premier (B.-O. Dozo) montre comment les liens tissés entre les animateurs de la vie littéraire francophone en Belgique contribuent à faire de ce milieu un sous-champ de la littérature belge, le second (K. Hamou) analyse, à travers la pratique du featuring. l'émergence et la stabilisation d'un monde social du rap en France. Un quatrième porte sur les savoirs et les savoir-faire de la construction du bâti dans la France médiévale (M. Wolfe), s'interrogeant sur les rapports entre les différentes strates de l'histoire des sciences, sur la variété et pesanteur des pratiques héritées du passé dans l'architecture et la conception de la construction des agglomérations, sur les apports des artistes et, enfin, sur la tendance à la rationalisation dont font preuve des pouvoirs publics au pouvoir croissant. Le premier des trois articles (M. Brejon de Lavergnée) de Varia centre son objet sur l'étude d'un milieu social, les congrégations du début du XIXe siècle ; il s'agit moins ici de voir comment ce milieu se constitue, que de tenter de le " déconstruire ", en montrant, grâce à l'analyse relationnelle, son hétérogénéité et comment il a pu servir à des stratégies diverses (d'ordre politiques ou professionnelles).T. Jaulin porte son attention sur le rôle joué par les émigrés et leur statut dans l'élaboration du Pacte national libanais, en insistant sur le rôle essentiel des statistiques démographiques dans l'élaboration du compromis socio-politique. Sur ce thème de l'usage de la mesure, Y. Rumpala se penche sur la question du développement durable et sur la construction de ses indicateurs, montrant en quoi cette démarche, éminemment politique, conduit à de nombreux allers-retours entre connaissance et action publique et à des modifications dans la production des données chiffrées.
Résumé : Qui se cache derrière les façades de verre et de métal des institutions européennes ? En ces temps de dénigrement, d'euro-bashing, voici la radioscopie d'une expérience européenne. C'est un voyage au centre d'une Eurocratie vécue de l'intérieur pour en montrer le sens, l'esprit militant, une certaine manière de " ressentir " l'Europe qui va bien au-delà d'une aventure personnelle, même si les thèmes abordés sont ceux qui l'ont nourrie des années durant. Fauteur fait parler un personnage, Eurocratus, qui a souvent son propre visage, sans qu'il puisse toujours s'identifier pleinement à lui. Car Eurocratus, c'est aussi une autorité qui tranche à l'écoute d'un collectif, un ensemble de personnes motivées qui travaillent ensemble, se concertent et s'entendent. Mais parfois celles-ci se chamaillent, confrontent leurs opinions divergentes, dans des langues différentes, en se référant à des cultures différentes. Un témoignage de première main autant qu'une raison de reprendre confiance.
De 1927 à 1978, Pierre Joubert a illustré plus de 250 couvertures du magazine des Scouts de France. Il s'est servi de la liberté qui lui était laissée pour faire de ces couvertures un véritable laboratoire graphique. Une seule constante : une inventivité folle dans les cadrages et une vie dans le dessin comme lui seul savait la donner. A travers ces illustrations réalisées sur une cinquantaine d'années, il nous est donné de découvrir l'évolution du plus formidable illustrateur français du XXe siècle.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.