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Les linguistes allemands du XIXe siècle et leurs interlocuteurs étrangers
François Jacques
LINGUISTIQUE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782957089406
Un siècle avant la parution posthume du Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure, la linguistique moderne a émergé en Allemagne avec les études de Wilhelm von Humboldt pour la linguistique générale et (entre autres) de Franz Bopp, Jacob Grimm, August Schleicher et Karl Brugmann pour la grammaire historico-comparative des langues indo-européennes. Dès les années 1830, les instituts allemands de philologie et de linguistique ont attiré nombre de jeunes chercheurs de Scandinavie, de France, de Suisse, de Pologne, des USA, etc. Et avec la diffusion de la nouvelle "Science allemande" à l'étranger des échanges intenses se sont épanouis tout au long du XIXe siècle. Ce volume collectif, riche de neuf contributions d'historiens de la linguistique de France, d'Allemagne, de Suisse et des Pays-Bas, vise à retracer certains de ces échanges parmi les plus instructifs, notamment entre Franz Bopp et Michel Bréal, Max Müller et William Whitney, le psychologue Wilhelm Wundt et Albert Sechehaye ou Georg von der Gabelentz et Antoine Meillet. Des voies fécondes étaient ainsi ouvertes à la linguistique du XXe siècle en Europe et en Amérique.
La notion de contradiction traverse l'organisation du langage. Elle structure le lexique, motive des constructions syntaxiques et est un mode d'organisation du discours. C'est ce que démontrent les études réunies dans cet ouvrage éclairant des cas jusqu'ici peu étudiés, dans un ensemble de langues proches et plus éloignées, anciennes et modernes. Ces études suggèrent la récurrence d'une même notion à différents niveaux de structuration, de la langue au discours, permettant l'intégration de dimensions hétérogènes. Se trouve ainsi affirmée l'idée que les tensions entre contrariété et contradiction sont à l'origine des raisonnements contextuels qui donnent des objets linguistiques bien formés.
Voici, réunis en quatre tomes, tous les livres publiés par Jacques Brault, auxquels s'ajoutent quelques inédits. Une chronologie, des notices et une bibliographie éclairent la genèse et le contexte de parution des oeuvres. François Dumont a collaboré de façon soutenue avec l'auteur pour s'assurer que les choix éditoriaux correspondent à sa volonté. Poète et essayiste de premier plan, Jacques Brault (1933-2022) a fait une carrière de professeur à l'Université de Montréal, en études médiévales, puis en littérature. Il a aussi écrit du théâtre et un récit, en plus de pratiquer la traduction et les arts graphiques, et a longtemps collaboré à la revue Liberté ainsi qu'à des émissions littéraires à la radio. Il a été maintes fois récompensé, notamment avec le Prix Athanase-David en 1986 et le Prix Gilles-Corbeil en 1996.
Pour connaître et comprendre le fonctionnement des institutions de l'Antiquité, d'innombrables textes éparpillés dans les recueils d'inscriptions, les Codes de l'Empire chrétien ou les oeuvres littéraires livrent un témoignage direct sur les conduites publiques des Romains. À partir de ce témoignage vivant, un commentateur avisé peut reconstruire la vie politique quotidienne des cités de l'Empire, et au-delà ébaucher ce qu'on serait tenté d'appeler la "constitution" des Romains. Ces documents étaient jusqu'à présent dispersés dans des livres savants, accessibles aux seuls initiés. D'où la valeur unique du recueil de François Jacques qui réunit, traduit et commente un choix de tous les documents importants, ceux que l'on connaissait déjà, mais dont il convenait le plus souvent de faire la traduction, et des textes très originaux connus seulement d'une poignée de spécialistes. Ce recueil est un outil de travail indispensable pour les étudiants de lettres et d'histoire, et une source d'information précieuse pour tous ceux qui réfléchissent sur les principes de l'idée républicaine.
Les études sur les langues régionales de France se situent dans un contexte qui évolue tant du point de vue du statut et de la vie de ces langues que de leur environnement numérique. Le but premier de cet ouvrage est de montrer comment ces études ont suivi cette évolution et ont pu en bénéficier et y contribuer. L'ouvrage offre aussi un regard sur la position de la France en matière de droits linguistiques des langues régionales et de leur enseignement, en particulier avec la "loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion" dite loi Molac promulguée le 21 mai 2021. Les travaux présentés ont tous eu recours à des ressources et outils numériques qui leur ont permis d'accroître le volume des données pouvant être prises en compte. Certains d'entre eux portent sur la création même de ces données et outils (corpus, traducteur automatique, analyseur syntaxique, atlas...) qui contribuent à l'équipement numérique de ces langues, lesquelles restent cependant sous-dotées, quoiqu'à des degrés divers. L'augmentation des données numériques et des possibilités de les interroger permet de renouveler les analyses linguistiques, qu'elles soient phonétiques, lexicales, syntaxiques ou dialectales. En retour, les travaux des chercheurs influent sur la vie des langues régionales, qui sont souvent des langues en danger, en les documentant, en leur procurant des ressources qui leur permettront d'exister numériquement, en changeant le regard que les locuteurs et le public peuvent avoir sur elles. Les langues régionales considérées dans cet ouvrage sont principalement le breton, le picard, les parlers du Croissant, l'occitan, le francoprovençal et, dans une moindre mesure, le basque, l'alsacien ainsi que des "langues sans territoire compact" telles que le rromani et des langues minoritaires d'Europe, en particulier des Balkans.
Le présent recueil, qui rassemble l'ensemble des contributions à la Journée Scientifique de la Société de Linguistique de Paris du 22 janvier 2022, a réuni des linguistes de spécialités diverses autour de questions relatives à l'applicatif, à ses diverses manifestations dans des langues naturelles ainsi qu'à la question de la théorisation et de la modélisation de cette notion. Composé de onze travaux, cet opus tente d'apporter des éclairages généraux et typologiques, dans des perspectives synchroniques, diachroniques mais surtout comparatives, sur la multifonctionnalité de l'applicatif dont les comportements morphologiques, syntaxiques, sémantiques, voire pragmatiques s'observent à travers des langues appartenant à des familles différentes. Sont examinées et discutées des données venant des langues atlantiques et bantoues, de l'innu-aimun, de l'omaha, des langues Nord sinitiques et gyalrongiques, mais aussi du mandarin standard et du sanskrit védique.
Le volume 'Linguistique africaine : perspectives croisées' réunit des spécialistes de langues africaines représentatifs de l'avancement de la recherche sur les langues d'Afrique sub-saharienne dans le cadre d'une étroite collaboration entre deux sociétés savantes prestigieuses : la Société de Linguistique de Paris (SLP) et la Société de Linguistique d'Afrique de l'Ouest (SLAO). Les thèmes traités concernent aussi bien la diachronie que la synchronie, la typologie phonologique, la tonologie et la morphologie flexionnelle, que la théorie de l'énonciation, ou encore l'interface phonologie-syntaxe, l'outillage de langues minoritaires à l'aide de nouvelles technologies, ou la documentation des langues en danger, dans des situations d'hyper-diversité (socio)linguistique, comme c'est le cas en Afrique occidentale. Les contributions de ce volume sont importantes non seulement du point de vue théorique et méthodologique, en linguistique africaine comme en linguistique générale, pour l'approche par interfaces, entre phonologie et morphosyntaxe, lexique et grammaire, sémantique et énonciation, mais aussi du point de vue d'une distanciation critique vis-à-vis des modèles existants ou qui ont longtemps dominé le champ de recherches sans le recul réflexif endogène nécessaire. C'est à un dialogue riche et fécond qu'on assiste entre chercheurs européens, de la SLP, et chercheurs africains de la SLAO, grâce à une alternance entre études de cas spécifiques ou études-pilotes et analyses de phénomènes à grande échelle, que ce soit sur le plan géographique, ou du point de vue épistémologique, aboutissant à une polyphonie, aussi bien empirique que théorique.