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Le sacrifice et l'espoir Tome 2 : L'espoir des peuples, 1983-1995
Franchini Philippe
FAYARD
38,15 €
Épuisé
EAN :9782213598826
1975. Trente ans de guerres s'achèvent au Cambodge, au Viêt Nam et au Laos par la victoire des forces révolutionnaires. Mais la paix, accueillie avec soulagement par des peuples exsangues, va se muer en une suite d'amères désillusions.La difficile reconstruction de pays ravagés, une répression purificatrice, un Sud Viêt Nam soumis plutôt que réconcilié, le génocide des Khmers rouges, l'échec économique, d'autres affrontements guerriers renouvellent la tragédie. Laotiens, Cambodgiens et Vietnamiens doivent lutter pour leur survie ou choisir le déchirement de l'exil. Il faudra un isolement catastrophique et une modification fondamentale des données internationales pour imposer enfin une ouverture pleine d'espoirs, mais aussi de défis.Pour la première fois, une histoire globale de ces deux décennies permet d'en suivre le déroulement dans le contexte de l'évolution du monde et d'ouvrir des voies à une nécessaire réflexion. Les conflits indochinois ont en effet joué à nouveau un rôle de révélateur, mettant à nu les mythes, les illusions, et les multiples contradictions, notamment entre les antagonismes ethniques ou historiques et les options politiques, entre les dogmes idéologiques et les réalités économiques, entre le devoir humanitaire et les contingences nationales.Cette histoire de trois peuples différents, unis ou désunis par le jeu de la géopolitique et des rapports de force, est surtout celle des hommes, des femmes, des enfants, victimes des luttes de pouvoir, et d'une diaspora bloquée dans des camps de boue, disséminée aux quatre coins du monde. Elle suscite des questions fondamentales de notre temps sur le sens de la liberté, les droits de l'homme, les effets des migrations, l'identité culturelle, le métissage.L'auteur, Philippe Franchini, n'est pas seulement l'historien qui a écrit les Guerres d'Indochine (1945-1975) et dirigé les ouvrages collectifs sur Saigon 1925-1945 et le Tonkin, delta des mythes, il est aussi un fils de l'Asie. Né au Viêt Nam d'un père corse et d'une mère vietnamienne, il y a vécu et a sillonné la région. Sa profonde expérience de l'Asie et ses attaches familiales donnent à son regard une dimension émotionnelle et humaine, et à son esprit le souci constant des problèmes du présent et de l'avenir.
Femmes de fer nous plonge dans une saga féminine de plus de trois siècles en suivant les parcours de femmes ayant appartenu à la célèbre famille lorraine des Wendel. L'aventure entrepreneuriale et industrielle des Wendel commence en 1704 en Lorraine avec l'acquisition des forges d'Hayange, et se poursuit jusqu'à nos jours. Une longévité et une renommée que l'on doit à neuf générations de chefs d'entreprise, dont les fameux "maîtres de forges", mais aussi à des femmes hors du commun qui, loin des clichés attachés à leur milieu social, ont été des "féministes" avant l'heure : Madame d'Hayange et son héroïque obstination à maintenir l'entreprise debout durant la Terreur ; Joséphine, qui dirigea la Maison de Wendel au XIXeme siècle et y initia un programme social novateur ; Andrée, qui fit briller le nom des maîtres de forges dans le Paris des Années folles ; Thérèse, la maréchale Leclerc, qui fut la mère de la 2e DB ; ou encore Elisabeth et ses trois filles, qui s'engagèrent dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale... De la Révolution à la Ve République, cet ouvrage retrace l'épopée d'une famille emblématique de notre histoire industrielle à travers le destin de quinze femmes d'exception, de véritables "femmes de fer".
Résumé : 551 avant Jésus-Christ. Un enfant au destin exceptionnel vient de naître dans la boue d'une grotte reculée de la province de Shandong. Le royaume du Milieu est la proie de cruels seigneurs de la guerre et nul n'imagine combien ce nouveau-né, Chong Ni, va marquer le monde. Les missionnaires jésuites vont le nommer Confucius. Mais avant d'incarner la figure légendaire d'une sagesse millénaire, il connaîtra dès l'enfance une existence riche et mouvementée. Tourmenté par les mystères qui entourent sa naissance, partagé entre une éducation aristocratique rigide et la tentation d'une vie errante et libre, le jeune Confucius croisera sur ses chemins bandits et magicienne, ermites et courtisans. A travers une connaissance précise des textes anciens, Philippe Franchini nous trace le portrait haut en couleur d'un homme passionné en quête d'harmonie, loin du mythe figé d'un docte vieillard. Une évocation grandiose de la Chine au VIe siècle avant Jésus-Christ à travers un personnage de légende.
Indochine, guerre, ces deux mots restent indissolublement liés dans la mémoire collective. Associés à des images de violence et de tragédie, à des clichés figés par les interprétations, ils recèlent une réalité autrement plus complexe, souvent insaisissable. Il y a eu la guerre française avec ses visages, Leclerc, Ho Chi Minh, d'Argenlieu, Giap, de Lattre, ses noms de bataille, sa paix de Genève, et puis la guerre américaine avec les siens, Diem, Kennedy, Minh, Westmoreland, Johnson, Thieu, Nixon, Kissinger, Khe Sanh. Il y a eu la piste Ho Chi Minh, la paix de Paris, et encore la guerre des deux Vietnam, l'agonie de Saigon, la réunification dans le sang. Il y a eu surtout tous ces visages anonymes d'un peuple écartelé, si semblables dans leurs différences, ceux des soldats sacrifiés, français, américains, sudistes ou révolutionnaires, ces foules innocentes et hagardes, emportées par une tourmente... Synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps, Les Guerres d'Indochine dressent pour la première fois le constat global et complet de plus d'un siècle de l'histoire d'un pays, depuis l'arrivée des Français, en 1859, jusqu'à son épilogue apocalyptique et ses prolongements actuels. Biographie: Philippe Franchini est né en 1928 à Saigon où il a fait ses études secondaires. S'il quitte l'Indochine en 1946, il retourne à Saigon en 1963 pour y diriger jusqu'en 1975 l'hôtel Continental, poste d'observation et point d'ancrage de tous les Asiates, de Segalen à Malraux, de Graham Greene à James Jones, de toutes les personnalités militaires et politiques de l'époque.
1975. Trente ans de guerres s'achèvent au Cambodge, au Viêt Nam et au Laos par la victoire des forces révolutionnaires. Mais la paix, accueillie avec soulagement par des peuples exsangues, va se muer en une suite d'amères désillusions.La difficile reconstruction de pays ravagés, une répression purificatrice, un Sud Viêt Nam soumis plutôt que réconcilié, le génocide des Khmers rouges, l'échec économique, d'autres affrontements guerriers renouvellent la tragédie. Laotiens, Cambodgiens et Vietnamiens doivent lutter pour leur survie ou choisir le déchirement de l'exil. Il faudra un isolement catastrophique et une modification fondamentale des données internationales pour imposer enfin une ouverture pleine d'espoirs, mais aussi de défis.Pour la première fois, une histoire globale de ces deux décennies permet d'en suivre le déroulement dans le contexte de l'évolution du monde et d'ouvrir des voies à une nécessaire réflexion. Les conflits indochinois ont en effet joué à nouveau un rôle de révélateur, mettant à nu les mythes, les illusions, et les multiples contradictions, notamment entre les antagonismes ethniques ou historiques et les options politiques, entre les dogmes idéologiques et les réalités économiques, entre le devoir humanitaire et les contingences nationales.Cette histoire de trois peuples différents, unis ou désunis par le jeu de la géopolitique et des rapports de force, est surtout celle des hommes, des femmes, des enfants, victimes des luttes de pouvoir, et d'une diaspora bloquée dans des camps de boue, disséminée aux quatre coins du monde. Elle suscite des questions fondamentales de notre temps sur le sens de la liberté, les droits de l'homme, les effets des migrations, l'identité culturelle, le métissage.L'auteur, Philippe Franchini, n'est pas seulement l'historien qui a écrit les Guerres d'Indochine (1945-1975) et dirigé les ouvrages collectifs sur Saigon 1925-1945 et le Tonkin, delta des mythes, il est aussi un fils de l'Asie. Né au Viêt Nam d'un père corse et d'une mère vietnamienne, il y a vécu et a sillonné la région. Sa profonde expérience de l'Asie et ses attaches familiales donnent à son regard une dimension émotionnelle et humaine, et à son esprit le souci constant des problèmes du présent et de l'avenir.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.