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Le sacrifice et l'espoir : Le sacrifice et l'espoir
Franchini Philippe
FAYARD
38,15 €
Épuisé
EAN :9782213597256
1975. Trente ans de guerres s'achèvent au Cambodge, au Viêt Nam et au Laos par la victoire des forces révolutionnaires. Mais la paix, accueillie avec soulagement par des peuples exsangues, va se muer en une suite d'amères désillusions.La difficile reconstruction de pays ravagés, une répression purificatrice, un Sud Viêt Nam soumis plutôt que réconcilié, le génocide des Khmers rouges, l'échec économique, d'autres affrontements guerriers renouvellent la tragédie. Laotiens, Cambodgiens et Vietnamiens doivent lutter pour leur survie ou choisir le déchirement de l'exil. Il faudra un isolement catastrophique et une modification fondamentale des données internationales pour imposer enfin une ouverture pleine d'espoirs, mais aussi de défis.Pour la première fois, une histoire globale de ces deux décennies permet d'en suivre le déroulement dans le contexte de l'évolution du monde et d'ouvrir des voies à une nécessaire réflexion. Les conflits indochinois ont en effet joué à nouveau un rôle de révélateur, mettant à nu les mythes, les illusions, et les multiples contradictions, notamment entre les antagonismes ethniques ou historiques et les options politiques, entre les dogmes idéologiques et les réalités économiques, entre le devoir humanitaire et les contingences nationales.Cette histoire de trois peuples différents, unis ou désunis par le jeu de la géopolitique et des rapports de force, est surtout celle des hommes, des femmes, des enfants, victimes des luttes de pouvoir, et d'une diaspora bloquée dans des camps de boue, disséminée aux quatre coins du monde. Elle suscite des questions fondamentales de notre temps sur le sens de la liberté, les droits de l'homme, les effets des migrations, l'identité culturelle, le métissage.L'auteur, Philippe Franchini, n'est pas seulement l'historien qui a écrit les Guerres d'Indochine (1945-1975) et dirigé les ouvrages collectifs sur Saigon 1925-1945 et le Tonkin, delta des mythes, il est aussi un fils de l'Asie. Né au Viêt Nam d'un père corse et d'une mère vietnamienne, il y a vécu et a sillonné la région. Sa profonde expérience de l'Asie et ses attaches familiales donnent à son regard une dimension émotionnelle et humaine, et à son esprit le souci constant des problèmes du présent et de l'avenir.
Synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps, Les Guerres d'Indochine dressent le constat global et complet de plus d'un siècle de l'histoire d'un pays, depuis l'arrivée des Français en 1859 jusqu'à son épilogue apocalyptique avec la chute de Saigon. Devenu un classique, Les Guerres d'Indochine reste la seule synthèse d'ampleur sur le sujet, comme le souligne dans sa préface Pierre Journoud, grand spécialiste de l'Indochine.
Quand les Corses ne sont pas fonctionnaires, ils sont gangsters ou patrons de casino". "En Corse, la loi du silence est sacrée". "Le tourisme est la seule richesse de l'île de beauté". "La culture corse se résume au chant polyphonique". "Les nationalistes sont tous des terroristes". "La Corse coûte cher à la France". "Si les Corses veulent l'indépendance, qu'ils la prennent !"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Indochine, guerre, ces deux mots restent indissolublement liés dans la mémoire collective. Associés à des images de violence et de tragédie, à des clichés figés par les interprétations, ils recèlent une réalité autrement plus complexe, souvent insaisissable. Il y a eu la guerre française avec ses visages, Leclerc, Ho Chi Minh, d'Argenlieu, Giap, de Lattre, ses noms de bataille, sa paix de Genève, et puis la guerre américaine avec les siens, Diem, Kennedy, Minh, Westmoreland, Johnson, Thieu, Nixon, Kissinger, Khe Sanh. Il y a eu la piste Ho Chi Minh, la paix de Paris, et encore la guerre des deux Vietnam, l'agonie de Saigon, la réunification dans le sang. Il y a eu surtout tous ces visages anonymes d'un peuple écartelé, si semblables dans leurs différences, ceux des soldats sacrifiés, français, américains, sudistes ou révolutionnaires, ces foules innocentes et hagardes, emportées par une tourmente... Synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps, Les Guerres d'Indochine dressent pour la première fois le constat global et complet de plus d'un siècle de l'histoire d'un pays, depuis l'arrivée des Français, en 1859, jusqu'à son épilogue apocalyptique et ses prolongements actuels. Biographie: Philippe Franchini est né en 1928 à Saigon où il a fait ses études secondaires. S'il quitte l'Indochine en 1946, il retourne à Saigon en 1963 pour y diriger jusqu'en 1975 l'hôtel Continental, poste d'observation et point d'ancrage de tous les Asiates, de Segalen à Malraux, de Graham Greene à James Jones, de toutes les personnalités militaires et politiques de l'époque.
Résumé : 551 avant Jésus-Christ. Un enfant au destin exceptionnel vient de naître dans la boue d'une grotte reculée de la province de Shandong. Le royaume du Milieu est la proie de cruels seigneurs de la guerre et nul n'imagine combien ce nouveau-né, Chong Ni, va marquer le monde. Les missionnaires jésuites vont le nommer Confucius. Mais avant d'incarner la figure légendaire d'une sagesse millénaire, il connaîtra dès l'enfance une existence riche et mouvementée. Tourmenté par les mystères qui entourent sa naissance, partagé entre une éducation aristocratique rigide et la tentation d'une vie errante et libre, le jeune Confucius croisera sur ses chemins bandits et magicienne, ermites et courtisans. A travers une connaissance précise des textes anciens, Philippe Franchini nous trace le portrait haut en couleur d'un homme passionné en quête d'harmonie, loin du mythe figé d'un docte vieillard. Une évocation grandiose de la Chine au VIe siècle avant Jésus-Christ à travers un personnage de légende.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).