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Conflit, violence et non-violence dans la "Thébaïde" de Stace
Franchet d'Espèrey Sylvie
BELLES LETTRES
44,90 €
Épuisé
EAN :9782251326498
Quelle vision du monde et de la condition humaine la Thébaïde de Stace offre-t-elle au lecteur du premier siècle finissant ? Est-ce l'optimisme virgilien qui l'emporte ou le pessimisme de la Pharsale ? En choisissant de raconter le mythe tragique d'Etéocle et de Polynice, Stace place au centre de son épopée le conflit et la violence criminelle du nefas. Ils sont l'oeuvre de la Furie Tisiphone, qui règne sur l'épopée comme un véritable diable. En face, Jupiter et les Olympiens se montrent incapables de faire triompher le bien : ils laissent pour cela la place à des hommes, comme Thésée, et à des allégories, comme Pietas ou Clementia. Car le bien, dans la Thébaïde, c'est le refus du conflit, le renoncement à la violence. On pourra même parler de non-violence, au sens où l'entend René Girard, dont les outils anthropologiques rendent bien compte du récit statien et de son étonnante modernité.
Les compétitions équestres ont provoqué un développement extraordinaire de la pratique de l'équitation. Patrice Vranchet d'Espèrey, écuyer du Cache noir de Saumur, nous entraîne dans une réflexion nourrie où il s'interroge sur la doctrine française de l'équitation, son histoire et sa transmission. La Main du maître est le résultat d'une expérience et d'une pratique à bien des égards exceptionnelles. L'auteur dévoile la relation vécue avec son maître René Bacharach, dernier grand écuyer bauchériste du XXe siècle, et décrypte les apports respectifs du maître, du cheval, de l'élève. Ce livre est un véritable manuel de savoir-vivre destiné à ceux qui aspirent à monter à cheval pour leur plaisir, à enseigner l'art équestre. Avec sa morale de l'échange respectueux, l'initiation équestre donne à chacun les moyens de progresser et de s'accomplir.
Les présocratiques", "Rome" : deux mondes que rien ne semble relier. Ces penseurs ont vécu alors que la Ville promise à l'éternité n'était qu'une minuscule bourgade. Le présent ouvrage met en évidence une surprenante densité de références à Héraclite, Démocrite, Empédocle ou Pythagore dans les textes latins. Il en décèle la présence, parfois réduite à des traces, non seulement dans la prose philosophique, mais aussi dans la poésie, jusqu'à l'époque impériale. Rome n'a certes pas bouleversé l'interprétation des présocratiques, elle les a patiemment intégrés à sa culture, destinée à devenir la nôtre. Finalement, notre connaissance des présocratiques doit autant à Rome qu'à la Grèce. Les auteurs ont ainsi souhaité contribuer à restaurer un lien longtemps occulté entre l'hellénisme et la latinité.
En faisant apparaître que l'approche classique du cheval prônée par le plus célèbre des écuyers, François Robichon de La Guérinière, prenait ses racines à l'époque de la Renaissance italienne, cette étude apporte un regard nouveau sur une période cruciale de notre civilisation, qui vit naître l'équitation savante et le perfectionnement des techniques. Elle permet ainsi de mettre en valeur le raffinement des comportements qui lui sont liés, là où les historiens n'avaient cru voir jusqu'à présent que des pratiques désuètes et barbares. En partenariat avec le Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours, une trentaine de spécialistes ont mené depuis 2000 une recherche visant à mieux cerner les caractéristiques et les enjeux des arts de l'équitation à l'époque de la Renaissance. Cette enquête - aux multiples références disciplinaires - a été développée selon quatre axes de réflexion: l'économie du cheval, les techniques équestres, la dimension politique du cheval, les représentations et la signification culturelle de l'équitation. Les Arts de l'équitation dans l'Europe de la Renaissance sont le fruit du VIè colloque organisé en octobre 2002 par l'Ecole nationale d'équitation, sous la direction de Patrice Franchet d'Espèrey en collaboration avec Ernest Chenière et de Monique Chatenet. Cette conférence, qui s'est idéalement tenue au château d'Oiron, près de Saumur, demeure du grand écuyer de France de François Ier et l'un des trois haras royaux, a ainsi offert un bel hommage à toute la Renaissance équestre.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.