Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Juste de Bordeaux. Aristides de Sousa Mendes
Fralon José-Alain
MOLLAT
14,50 €
Épuisé
EAN :9782909351421
Ils attendaient. Par milliers, ils attendaient dans la chaleur de cet été bordelais. Certains étaient partis la veille de Paris. D'autres, venant de Riga, Varsovie ou Berlin, avaient pris, il y a plusieurs semaines voire plusieurs mois, les chemins de l'exode. Tous fuyaient les barbares dont l'ombre s'étendait maintenant sur toute l'Europe. On les appelait les réfugiés. On sait aujourd'hui qu'ils étaient tout simplement des condamnés à mort. Pour sauver leur vie, ils avaient besoin d'une simple signature sur leur passeport. Or, le seul homme qui pouvait leur donner cette signature n'avait pas le droit de le faire. Parce qu'ils étaient juifs, ou polonais, ou apatrides. Ou de " nationalité indéfinie ". Ou tout simplement indésirables. Combien s'en seraient lavés les mains et auraient obéi aux ordres de leurs supérieurs ? Pas mon affaire ! Lui, non. Il s'appelait Aristides de Sousa Mendes.
Ville flamande parlant français, dominée successivement par les Bourguignons, les Espagnols, les Autrichiens, les Néerlandais, bombardée par Louis XIV et conquise par Napoléon, accueillant aujourd'hui des dizaines de milliers de fonctionnaires européens, sans compter les réfugiés politiques, les épiciers pakistanais, les travailleurs turcs et les riches Français fuyant l'impôt sur la fortune, Bruxelles a gardé tout son mystère. Son roman s'écrit de la fabuleuse Grand-Place aux petits estaminets d'Ixelles, en passant par la joyeuse impertinence du Manneken-Pis et les merveilles de l'Art Nouveau. On y voit passer les ombres de Maurice Béjart et de Tintin, de Raymond Goethals et de Jacques Brel, de Rimbaud et de Karl Marx. La plus sudiste des villes du Nord et la plus nordiste des villes du Sud, point de rencontre de toutes les cultures, ville douée pour le bonheur comme d'autres le sont pour la gloire, Bruxelles, ville libre, est aujourd'hui au centre de la crise politique qui met en question l'avenir de la Belgique. Les Bruxellois, dont la principale qualité est de savoir se moquer d'eux-mêmes, en ont vu d'autres. Truculents et sceptiques, drôles et perspicaces, ils constituent une des trames de cette ville pas comme les autres.
Parce que les Flamands, tôt ou tard, deviendront indépendants, parce que les deux communautés, flamande et francophone, semblent déjà vivre aujourd'hui sur deux planètes différentes, parce que l'unification européenne facilite la création de nouveaux Etats, le divorce belge paraît maintenant inéluctable. José-Alain Fralon répond aux multiples questions que se posent aujourd'hui les Belges autant que les Français: la Wallonie deviendra-t-elle française? La ville de Bruxelles sera-t-elle transformée en un district européen? La Flandre se rapprochera-t-elle des Pays-Bas? Que va devenir la famille royale? Nostalgique de ce pays "pas comme les autres" et qui a tant donné à l'Europe, l'auteur explique aussi pourquoi, passé le temps des regrets, cette séparation pourrait être salutaire pour tout le monde.
Thierry Desjardins, grand reporter au Figaro, achète... un avion pour se rendre au Tibesti, région désertique du Tchad, où l'ethnologue française, Françoise Claustre, est retenue en otage. André Veyret, fait-diversier au Dauphiné libéré, n'hésite pas, lui, à prendre la tête d'un groupe de jeunes policiers grenoblois pour poursuivre l'agresseur d'une prostituée, avec la ferme intention d'attraper sa carte d'identité et de faire passer sa photo dans son journal. " C'est bizarre, tu me dis que tu es à Rio, mais je crois entendre le bruit caractéristique de la chasse d'eau des toilettes du Ritz, qui jouxtent les cabines téléphoniques ! " fait remarquer son rédacteur en chef à François Caviglioli, journaliste vedette auNouvel Observateur, qui, fidèle à son habitude, a préféré rester à Paris pour réaliser son reportage... Ancien grand reporter au Monde et collaborateur régulier à la revue Schnock, José-Alain Fralon nous raconte ces histoires, et tant d'autres de la plus comique à la plus tragique, pour dresser le portrait d'une époque, où la presse écrite, quotidienne comme hebdomadaire, avait les moyens d'envoyer des équipes aux quatre coins du monde comme dans les endroits les plus retirés de l'Hexagone. Le temps, avant l'Internet et les portables, où il fallait se battre pour pouvoir dicter ses papiers à son journal, mais le temps aussi où les reporters avaient la possibilité de rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sur place pour les besoins de leur enquête. C'était pas forcément mieux avant, semble nous dire Fralon, mais c'était pas mal quand même.
Résumé : Issu d'une vieille lignée catholique, conservatrice et monarchiste, Aristides de Sousa Mendes est nommé consul du Portugal à Bordeaux en 1938. Deux ans plus tard, il assiste à la débâcle et à l'exode. Bravant les directives de Salazar et de son gouvernement, il délivre des milliers de visas et de faux passeports à plus de 30 000 réfugiés de toutes nationalités, dont un tiers de confession juive qu'il sauve in extremis de la déportation dans les camps de la mort. De retour à Lisbonne en juillet 1940, le consul sera rapidement jugé, démis de ses fonctions, placé sur liste noire et mis en quarantaine par le régime. Plongé dans un état de dénuement et de solitude extrêmes, cet exilé de l'intérieur, devenu l'ennemi intime du dictateur portugais, mourra oublié en 1954 avant d'être déclaré "Juste parmi les nations" en 1966. La réédition de cet ouvrage historique permet de découvrir l'incroyable histoire d'un homme dont le courage et l'intégrité ne seront réhabilités par l'Assemblée nationale portugaise que quarante-huit ans après les événements de Bordeaux.
Le Grand Théâtre de Bordeaux, commandé par le maréchal de Richelieu, gouverneur de Guyenne, et édifié par l'architecte Victor Louis, a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l'Athalie de Jean Racine. Malgré un temps d'activité assez court à Bordeaux, l'architecte Victor Louis est l'un de ceux qui ont le plus marqué la ville. Il arriva à Bordeaux en 1773 et quitta cette ville dès 1780. Son oeuvre la plus importante à Bordeaux est incontestablement le Grand-Théâtre. Ce temple des muses imposant et classique eut une grande renommée hors des limites de la ville et devint un modèle pour les théâtres construits plus tard. Cette réédition d'un ouvrage de Victor-Louis imprimé en 1782, est la synthèse de 7 années d'acharnement et de travaux qui ont aboutit à l'un des monuments français le plus remarquable de l'époque. C'est un hyperlivre. Ainsi tout au long de cet ouvrage, sont proposés des contenus supplémentaires sous forme de vidéos, images et commentaires audio. Nous avons conçu ces contenus pour qu'ils accompagnent le lecteur tout au long du livre et que tel un guide, ils lui permettent de mieux comprendre et découvrir Victor Louis, le Grand-Théâtre et le Bordeaux de l'époque. Afin de ne pas dénaturer l'ouvrage original, nous utilisons une technologie nouvelle qui consiste à incruster sur les pages un filigrane invisible à l'oeil mais détectable par une application gratuite pour téléphones mobiles.
Résumé : Huit cents ans après sa mort - elle meurt à Fontevraud en 1204 - Aliénor est une femme capitale dans son étonnante singularité. Elle part à la croisade, marie ses fils, gère les terres, se sépare de Louis VII, lève des armées contre Henri II. Voyageuse inlassable, politique insatiable, elle est aussi la reine qui rendait des jugements dans les cours d'amour, la " femme incomparable " chantée par les troubadours. Au croisement des grands courants de la littérature, Aliénor, reine de France et d'Angleterre, est avant tout une femme de liberté au c?ur de " mâle Moyen Age ".