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Aristides de Sousa Mendes. Le juste de Bordeaux
Fralon José-Alain
BOUQUINS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782382925157
Issu d'une vieille lignée catholique, conservatrice et monarchiste, Aristides de Sousa Mendes est nommé consul du Portugal à Bordeaux en 1938. Deux ans plus tard, il assiste à la débâcle et à l'exode. Bravant les directives de Salazar et de son gouvernement, il délivre des milliers de visas et de faux passeports à plus de 30 000 réfugiés de toutes nationalités, dont un tiers de confession juive qu'il sauve in extremis de la déportation dans les camps de la mort. De retour à Lisbonne en juillet 1940, le consul sera rapidement jugé, démis de ses fonctions, placé sur liste noire et mis en quarantaine par le régime. Plongé dans un état de dénuement et de solitude extrêmes, cet exilé de l'intérieur, devenu l'ennemi intime du dictateur portugais, mourra oublié en 1954 avant d'être déclaré "Juste parmi les nations" en 1966. La réédition de cet ouvrage historique permet de découvrir l'incroyable histoire d'un homme dont le courage et l'intégrité ne seront réhabilités par l'Assemblée nationale portugaise que quarante-huit ans après les événements de Bordeaux.
Thierry Desjardins, grand reporter au Figaro, achète... un avion pour se rendre au Tibesti, région désertique du Tchad, où l'ethnologue française, Françoise Claustre, est retenue en otage. André Veyret, fait-diversier au Dauphiné libéré, n'hésite pas, lui, à prendre la tête d'un groupe de jeunes policiers grenoblois pour poursuivre l'agresseur d'une prostituée, avec la ferme intention d'attraper sa carte d'identité et de faire passer sa photo dans son journal. " C'est bizarre, tu me dis que tu es à Rio, mais je crois entendre le bruit caractéristique de la chasse d'eau des toilettes du Ritz, qui jouxtent les cabines téléphoniques ! " fait remarquer son rédacteur en chef à François Caviglioli, journaliste vedette auNouvel Observateur, qui, fidèle à son habitude, a préféré rester à Paris pour réaliser son reportage... Ancien grand reporter au Monde et collaborateur régulier à la revue Schnock, José-Alain Fralon nous raconte ces histoires, et tant d'autres de la plus comique à la plus tragique, pour dresser le portrait d'une époque, où la presse écrite, quotidienne comme hebdomadaire, avait les moyens d'envoyer des équipes aux quatre coins du monde comme dans les endroits les plus retirés de l'Hexagone. Le temps, avant l'Internet et les portables, où il fallait se battre pour pouvoir dicter ses papiers à son journal, mais le temps aussi où les reporters avaient la possibilité de rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sur place pour les besoins de leur enquête. C'était pas forcément mieux avant, semble nous dire Fralon, mais c'était pas mal quand même.
Trente ans après sa mort, Maurice Ronet demeure une énigme.Qui était vraiment ce comédien inclassable, d une beauté hors norme, ayant marqué de son empreinte des films-cultes du cinéma français: Ascenseur pour l échafaud, Plein soleil, La Piscine, Raphaël ou le débauché?Que cachait le visage désespéré du Feu follet, son plus grand rôle?Pourquoi a-t-il toujours été comparé à Alain Delon?Que cherchait ce seigneur de la nuit, dans ses virées somptueuses et sordides qui le menaient de Castel à Saint-Germain-des-Prés aux bordels de Barcelone?José-Alain Fralon a reconstitué au plus près la vie mystérieuse et disloquée d un homme à la fois comédien, peintre, réalisateur, producteur. Ronet réalisa un chef-d uvre, Bartleby, d après la nouvelle d Herman Melville, filma les derniers dragons d une île aux confins de l océan Indien, fréquenta les « Hussards », Roger Nimier, Antoine Blondin, et n hésita pas à devenir membre de l Association des amis de Robert Brasillach.Ce grand séducteur épousa Maria Pacôme, forma un couple magnifique avec Anouk Aimée, disputa Anna Karina à Jean-Luc Godard, poursuivit une liaison de près de dix ans avec Betty Desouches et eut un enfant avec Joséphine Chaplin.Personne ne l a remplacé. José-Alain Fralon l a saisi dans toute sa splendeur noire. À bout portant.José-Alain Fralon a été grand reporter au Monde, où il a notamment couvert la guerre du Kosovo, le procès Papon, la chute de Ceausescu et plusieurs Tours de France. Maurice Ronet, le splendide désenchanté est sa cinquième biographie.Philippe Marcel, est docteur en études cinématographiques et chargé de cours à l université de Lille-3.
Parce que les Flamands, tôt ou tard, deviendront indépendants, parce que les deux communautés, flamande et francophone, semblent déjà vivre aujourd'hui sur deux planètes différentes, parce que l'unification européenne facilite la création de nouveaux Etats, le divorce belge paraît maintenant inéluctable. José-Alain Fralon répond aux multiples questions que se posent aujourd'hui les Belges autant que les Français: la Wallonie deviendra-t-elle française? La ville de Bruxelles sera-t-elle transformée en un district européen? La Flandre se rapprochera-t-elle des Pays-Bas? Que va devenir la famille royale? Nostalgique de ce pays "pas comme les autres" et qui a tant donné à l'Europe, l'auteur explique aussi pourquoi, passé le temps des regrets, cette séparation pourrait être salutaire pour tout le monde.
A la tête du groupe Bruxelles-Lambert, l'éminence grise de la finance française pèse aujourd'hui plusieurs milliards de francs et siège dans les conseils d'administration des plus puissants groupes financiers d'Europe. Actionnaire de référence de Suez, il est aussi l'un des partenaires essentiels de Paribas. De l'audiovisuel (RTL c'est lui, M6 aussi) à la banque en passant par l'énergie (il a la haute main sur Petrofina), Albert Frère est devenu l'un des personnages clés de l'économie internationale. Rien pourtant ne prédestinait ce fils d'un modeste marchand de clous de Fontaine-l'Evêque, une bourgade située à quelques kilomètres de Charleroi, à un tel parcours. Sinon un formidable sens du commerce, le génie des affaires et du culot à revendre. Et Dieu sait s'il en fallait pour transformer l'entreprise familiale, dont la réputation ne dépassait pas dix kilomètres à la ronde, en l'une des plus formidables machines à gagner de l'argent de la sidérurgie européenne. Il en fallait, à un peu plus de 20 ans et avec une mise de départ ridicule, pour réussir à vendre des billettes et des ronds à béton à Montevideo, Pékin ou Sébastopol. Commerçant, industriel, financier, Albert Frère collectionne aujourd'hui les tableaux de maître et affectionne les grands crus classés. Sa vraie passion : tisser sa toile. Et il le fait avec une énergie qui surprend encore tous ceux _ amis ou ennemis _ qui ont travaillé avec lui. Habitué de Courchevel et de Saint-Tropez, vivant entre l'avenue Foch et Knokke-le-Zoute, mais toujours fidèle à sa gentilhommière de Gerpinnes, Albert Frère a aujourd'hui juré de conquérir Paris. José-Alain Fralon est journaliste au Monde, dont il a été le correspondant à Bruxelles.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.