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Potocki et l'imaginaire de la création
Fraisse Luc
SUP
24,00 €
Épuisé
EAN :9782840504634
Pourquoi un grand seigneur polonais, Jean Potocki (1761-1815) a-t-il écrit, en langue française, à côté de récits de voyages, d'écrits politiques et d'ouvrages historiques, un unique roman, Manuscrit trouvé à Saragosse ? Ce roman, commencé avant 1794 et terminé quand il se donne la mort en 1815, aura été son compagnon de vie ; mis en chantier trois fois selon des formules partiellement autonomes, non publié de son vivant, il se présente à nous comme une pelote de récits aux contours et à l'organisation mouvants. Un récent afflux de documents renouvelle aujourd'hui la face de cette question. Potocki n'a presque jamais rien dit de son roman, mais celui-ci se nourrit de biais de tous ses autres écrits ; surtout, ses remaniements à présent possibles à connaître révèlent en actes la conception de cet étrange romancier, qui à travers une multitude de situations et de personnages se parle à lui-même sa création. Cet imaginaire de la création est le sujet de la présente enquête, qui se double d'un essai sur le roman.
Luc Fraisse est professeur de littérature française à l'université de Strasbourg. A côté de travaux sur les méthodes de l'histoire littéraire et sur l'oeuvre de Potocki, l'essentiel de ses recherches porte sur l'oeuvre de Proust, auquel il a consacré une dizaine d'ouvrages, dont Le Processus de la création chez Marcel Proust (1988), L'oeuvre cathédrale - Proust et l'architecture médiévale (1990, Grand prix de l'Académie française), Proust au miroir de sa correspondance (1996) et La Petite Musique du style; Proust et ses sources littéraires (2011, Prix du Cercle littéraire proustien).
Résumé : Que voulait dire Marcel Proust quand il affirme avoir construit son oeuvre comme une cathédrale ? En parcourant toutes les allusions architecturales apparaissant dans A la recherche du temps perdu, l'enquête prend la forme d'un dictionnaire pour accomplir un voyage archéologique à travers l'oeuvre.
Un temps ébranlées par les apports de la Nouvelle critique et l'introduction des sciences humaines dans l'étude des littératures, l'histoire littéraire et ses méthodes reprennent aujourd'hui une certaine place dans l'enseignement et la recherche universitaires. Elles n'en demeurent pas moins méconnues. Le présent ouvrage en retrace les origines et le développement, dans leur continuité logique, de 1733 à 1934. Au départ de l'ouvrage, une vaste documentation inédite est mise au jour : les cours restés inédits de Saint-René Taillandier (1817-1879), professeur à la Sorbonne et Académicien, qui révèle que l'histoire littéraire s'est constituée beaucoup plus tôt que les dates habituellement proposées, et au prix de discussions théoriques intenses et insoupçonnées aujourd'hui. Face à cette figure de pionnier, Lanson apparaît comme le codificateur de ces disciplines. Pour la première fois aussi, ses oeuvres critiques complètes ont été prises en compte. Mais autour de ces deux savants, quelque cinq cents publications, dont la parution s'est étalée sur deux siècles, ont été dépouillées. L'ensemble, qui fait l'objet d'un répertoire chronologique, livre un reportage en direct sur deux siècles de débats théoriques, dans lesquels toutes les interrogations possibles sur la création littéraire reçoivent de nombreuses réponses, illustrées à part égale à travers les diverses époques de la littérature française, du Moyen Age au seuil du XXe siècle. On y découvre chemin faisant l'origine de bien des méthodes, que l'on croit à tort surgies tout récemment, qui nourrissent notre perception actuelle de la littérature.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.