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Le livre de raison d'un roi fou. Louis II de Bavière
Fraigneau André
TABLE RONDE
5,90 €
Épuisé
EAN :9782710306443
De Louis II de Bavière on a retenu son amitié pour Wagner, ses excentricités architecturales et sa démence. Le Livre de raison d'un roi fou est son journal apocryphe. André Fraigneau s'est glissé dans la peau de ce personnage fascinant qui affirmait : "Mon royaume n'est pas de ce monde." Il révèle un monarque solitaire, méprisant le monde et la politique, un janséniste de l'au-delà du Rhin. Ce journal intime est une épure stylistique, un chef-d'ouvre de précision psychologique, au point que Visconti s'en inspira pour réaliser son film sur Louis II de Bavière. "Ce n'est pas seulement en grand écrivain et en visionnaire qu'André Fraigneau a vu Louis II de Bavière, écrivait André Castelot, c'est en historien. S'il a imaginé le pseudo-journal du roi fou, on peut dire qu'il ne l'a pas écrit, mais réécrit. Tout nous semble, en effet, ici rigoureusement vrai, exact et le reflet même de l'âme tourmentée du pauvre roi. Il s'agit d'une ensorcelante explication - et il fallait, je crois, un poète pour parvenir à cette réussite."
Résumé : Je voudrais que l'on m'explique une fois pour toutes ce qu'est la grandeur, en quoi elle consiste. Moi qui ne fais rien de plus que les autres hommes, je suis dévoré par la grandeur. Impossible de tourner le dos une fois pour toutes à la vie héroïque. Rien n'y a fait. J'ai eu à subir, d'abord votre exemple, mes amis. Un par un vous êtes entrés dans l'ordre : mariage assurances et même, élégante veulerie. Chacun avec une lettre d'adieu, lucide, raisonnable, pleine de mépris pour soi-même, un mépris juste, bien dosé. Je n'ai pas à me plaindre vous ne m'avez pas trahi. Puis le service militaire est tombé sur moi. C'est la plus forte sculpture depuis l'accouchement maternel. Il a respecté toutes mes antennes douloureuses, toute ma monstruosité.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.