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Le verrou. Jean Honoré Fragonard
Faroult Guillaume ; Loyrette Henri
RMN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782711853878
Dans la semi-pénombre d'une chambre en désordre, dont tout le faste se résume à un lit trop vaste pourvu d'un somptueux baldaquin rouge, un homme étreint une jeune femme tout en poussant le verrou qui scelle leur isolement. Réalisée à la fin des années 1770 pour un collectionneur réputé et exigeant, le marquis de Véri, cette peinture érotique, apparemment légère, mais affichant une ambition réelle, devait servir de pendant à une Adoration des bergers. Le Verrou, que le souffle de la passion emporte, s'inscrit dans tout un ensemble de représentations amoureuses parfois grivoises, éminemment représentatives de l'esprit de la société française à l'heure où les Lumières vont bientôt vaciller. Elle semble inaugurer également tout un renouvellement de l'inspiration de Fragonard et de la peinture française à l'unisson.
L?art du XVIIIe siècle est souvent perçu comme une marche progressive du petit goût rocaille vers un grand goût classique. Cette exposition souhaite, au contraire, mettre en lumière les différentes expériences qui, dans l?Europe entière, ont été menées pour renouveler les formes et les thèmes artistiques, entre 1720 et 1790. Dans cette quête, le regard sur l?antique est central. Peintures, sculptures, dessins, gravures, arts décoratifs: quelque cent cinquante oeuvres majeures illustreront ces processus d?innovation, d?émulation voire de résistance à l?antique dans l?Europe du XVIIIe siècle, qui éclairent les tensions au coeur même de la démarche créatrice. Bénéficiant de la contribution exceptionnelle de Marc Fumaroli, de l?Académie française, cette exposition réunira des pièces de premier ordre venues du monde entier. Textes de Guillaume Faroult, conservateur audépartement des Peintures du musée du Louvre; Marc Fumaroli, de l?Académie française; Thomas Gaehtgens, directeur du Getty Research Institute, Los Angeles; Christophe Leribault, conservateur en chef au département des Arts graphiques du musée du Louvre et directeur du musée national Eugène Delacroix, Paris; Christian Michel, professeur à l?université de Lausanne; Guilhem Scherf, conservateur en chef au département des Sculptures du musée du Louvre.
Faroult Guillaume ; Mottin Bruno ; Des Cars Lauren
Une séduisante jeune femme vêtue avec élégance contemple une gravure au sein d'un cabinet luxueusement meublé et décoré ; une allégorie sculptée montre deux petits amours qui se disputent en s'étreignant ; un miroir révèle l'envers du décor... Quel message Marguerite Gérard nous délivre-t-elle dans ce tableau qui n'est ni un autoportrait ni même une véritable scène d'atelier, mais qui apparaît plutôt comme la représentation d'une méditation amoureuse ? Marguerite Gérard a mené une carrière de peintre longue et lucrative. Tombée dans un oubli relatif après sa mort, son oeuvre bénéficie aujourd'hui d'un regain d'attention de la part des historiens de l'art, qui en ont profondément renouvelé la connaissance et l'interprétation. Acquis par le Louvre en 2019, L'Elève intéressante est un tableau charnière dans la carrière de l'artiste. Peint vers 1786, c'est un hommage de la jeune femme, alors âgée d'une vingtaine d'années, envers son maître et mentor, le peintre Jean Honoré Fragonard, qui a d'ailleurs collaboré à ce chef-d'oeuvre précoce. Le tableau, qui dissimule malicieusement un reflet de la jeune artiste à l'oeuvre, propose une réflexion sur le statut des créatrices dans la France prérévolutionnaire.
Aucune disposition de l'âme n'a occupé l'Occident aussi longtemps et continûment que la mélancolie. Le sujet reste au coeur des problèmes auxquels l'homme est aujourd'hui confronté et il touche de multiples domaines: la philosophie, la littérature et l'art, la médecine et la psychiatrie, la religion et la théologie... La mélancolie, par tradition cause de souffrance et de folie, est aussi, depuis Aristote, le tempérament des hommes marqués par la grandeur: les héros et les génies. Sa désignation même de "maladie sacrée", implique cette dualité. Mystérieuse, la mélancolie l'est toujours, bien qu'elle soit surtout soumise de nos jours, sous le terme de "dépression", à une analyse médico-scientifique. L'attitude mélancolique ne peut-elle pas aussi s'entendre comme une mise à distance de la conscience face au "désenchantement du monde" (Starobinski)? Depuis certaines stèles antiques jusqu'à de nombreuses oeuvres contemporaines, en passant par de grands artistes comme Dürer, La Tour, Watteau, Goya, Friedrich, Delacroix, Rodin ou Picasso, l'iconographie de la mélancolie, d'une richesse remarquable, offre une nouvelle approche de l'histoire du malaise saturnien et montre comment cette humeur sacrée a façonné le génie européen.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.