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Fragonard amoureux. Galant et libertin
Faroult Guillaume ; Cluzel Jean-Paul
RMN
18,00 €
En stock
EAN :9782711862344
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".
Résumé : Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux est, après le musée du Louvre, l'un des rares musées français à posséder d'importantes collections d'art britannique. Cet élément constitue un axe fort du projet scientifique et culturel du musée. Il est à l'origine de certains enrichissements récents, et d'une programmation spécifique, telles les deux expositions "British Stories. Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux" et "Absolutely Bizarre ! les drôles d'histoire de l'école de Bristol (1810-1840)" , liées au sein d'une "Année britannique au musée ! " . C'est dans ce contexte qu'intervient l'étude scientifique de la collection britannique du musée et sa publication au sein d'un catalogue raisonné.
Résumé : Selon les frères Goncourt, le XVIIIe siècle fut le siècle de la séduction et de la licence amoureuse, et le peintre Jean Honoré Fragonard son principal illustrateur. L'inspiration amoureuse parcourt l'?uvre protéiforme du "divin Frago", souvent en écho avec les transformations et les préoccupations de son époque. Elle accompagne les derniers feux de la galanterie pour emprunter ensuite les voies diverses de la polissonnerie, du libertinage ou de l'amour sincère et moralisé. À l'heure où le roman moderne prend son essor avec Diderot et Crébillon, la question de l'articulation délicate de la sensualité et du sentiment est centrale dans la réflexion des intellectuels et des moralistes des Lumières. Fragonard s'en empare à son tour et, dans ses peintures ou dans ses merveilleux dessins aux lavis, explore avec virtuosité les infinies variations du sentiment amoureux.
Joseph Mallord William Turner (1773-1831) est aujourd'hui considéré comme le plus grand - car le plus novateur, sans doute - des peintres anglais de paysages et l'un des maîtres de la peinture européenne au XIXe siècle. En effet, il a su opérer dans ses tableaux, et particulièrement dans ses oeuvres ultimes, un dépassement radical de la forme et de la fonction classiques du paysage par une dilution dans la lumière. "Oui, mon style, c'est l'atmosphère", a-t-il pu déclarer Cependant, ce révolutionnaire est aussi bien un héritier, un continuateur et un compagnon de route. La profonde singularité de son oeuvre s'est en effet constamment nourrie de son dialogue avec les autres peintres, tant les maîtres anciens que ses contemporains.
L?art du XVIIIe siècle est souvent perçu comme une marche progressive du petit goût rocaille vers un grand goût classique. Cette exposition souhaite, au contraire, mettre en lumière les différentes expériences qui, dans l?Europe entière, ont été menées pour renouveler les formes et les thèmes artistiques, entre 1720 et 1790. Dans cette quête, le regard sur l?antique est central. Peintures, sculptures, dessins, gravures, arts décoratifs: quelque cent cinquante oeuvres majeures illustreront ces processus d?innovation, d?émulation voire de résistance à l?antique dans l?Europe du XVIIIe siècle, qui éclairent les tensions au coeur même de la démarche créatrice. Bénéficiant de la contribution exceptionnelle de Marc Fumaroli, de l?Académie française, cette exposition réunira des pièces de premier ordre venues du monde entier. Textes de Guillaume Faroult, conservateur audépartement des Peintures du musée du Louvre; Marc Fumaroli, de l?Académie française; Thomas Gaehtgens, directeur du Getty Research Institute, Los Angeles; Christophe Leribault, conservateur en chef au département des Arts graphiques du musée du Louvre et directeur du musée national Eugène Delacroix, Paris; Christian Michel, professeur à l?université de Lausanne; Guilhem Scherf, conservateur en chef au département des Sculptures du musée du Louvre.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
Résumé : "Je m'escrime et lutte avec le soleil. Et quel soleil ici ! Il faudrait peindre ici avec de l'or et des pierreries. C'est admirable". Claude Monet à Auguste Rodin A partir des années 1880, de nombreux artistes découvrent la Méditerranée. Des plages azuréennes, la mer et le ciel d'un bleu infini, la beauté sereine de la végétation... Autant de paysages enchanteurs qui les laissent sous le charme. Cézanne et Manet choisissent L'Estaque, Signac pose ses pinceaux à Saint-Tropez, Matisse et Derain à Collioure, Picasso s'installe à Antibes. C'est alors que, des impressionnistes aux fauves, ces artistes élaborent une nouvelle conception de la lumière et de la couleur, bouleversent leur palette, créent de nouvelles harmonies de rose, jaune, bleu, ocre. A travers leur regard, la Méditerranée devient une image nouvelle du bonheur et le lieu d'expérimentations artistiques intenses. Cet ouvrage magnifiquement illustré propose une promenade enchantée sur les bords de la Méditerranée à la découverte de coloristes uniques et d'oeuvres magistrales aussi lumineuses que colorées et chatoyantes, à travers lesquelles s'invente la modernité picturale.
Résumé : Abondamment illustré, émaillé de nombreux témoignages et citations, cet ouvrage dépoussière une vision convenue de l'impressionnisme en resituant ce courant décisif dans son époque et son contexte. Accompagnant la révolution industrielle et le basculement du monde dans la modernité, l'impressionnisme naît de l'esprit dissident de jeunes artistes, prêts à affronter le mépris et l'opprobre pour émanciper l'art du carcan où il reste enfermé. L'histoire d'une libération.
Résumé : On oublie souvent à quel point les toiles impressionnistes ont semblé provocantes lors de leur première exposition en 1874, à Paris. Par les coups de pinceau rapides et les couleurs utilisées, les impressionnistes peignant au grand air, ont capturé les effets fugitifs de la lumière et leurs ressentis. De ce fait, ils ont rejeté les principes de l'art établis qui prévalaient à cette époque en France. Ralph Skea montre comment les artistes impressionnistes ont su transformer le quotidien en sujet, et retrace le mouvement depuis ses origines en France jusqu'à son expansion aux Etats-Unis et en Australie. Le choc initial de l'impressionnisme a progressivement laissé place à une acceptation puis à une popularité mondiale. Son impact a également profondément marqué l'art moderne.
Résumé : " [Mon ambition] se bornerait à vouloir fixer quelque chose de ce qui se passe. Oh, quelque chose ! La moindre des choses. Hé bien ! cette ambition-là est encore démesurée ! Une attitude de Julie, un sourire, une fleur, un fruit, une branche d'arbre, une seule de ces choses me suffirait. " Berthe Morisot, 1891.