Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quarante ans Place de Fontenoy
Fournier Pierre
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753503267
En août 1943, afin de tenter d'échapper au STO, Pierre Fournier, jeune étudiant en licence de géographie, entre au ministère du Travail en qualité d'auxiliaire temporaire. Il y restera 40 années. Rédacteur affecté au suivi de la Charte du Travail sous l'Occupation, il participe à la Libération à l'élaboration des textes ainsi qu'à la mise en ?uvre de la réglementation relative aux comités d'entreprise, aux délégués du personnel et aux conflits du travail. Il assure également le secrétariat de la commission des conventions collectives. A sa sortie de l'ENA, il exerce des fonctions de responsabilité dans le domaine de la formation professionnelle des adultes avant d'être nommé directeur de la population et des migrations. Il termine sa carrière comme Inspecteur général du Travail, puis des Affaires sociales. Observateur averti de la vie quotidienne et du fonctionnement de l'administration, témoin de l'évolution des méthodes de travail, Pierre Fournier décrit l'activité des services centraux. Il évoque les hommes politiques et les grandes figures qui ont dirigé le Ministère sous les IVe et Ve Républiques ainsi que les fonctionnaires avec lesquels il a été amené à collaborer. Sa participation au Comité d'Histoire des Administrations chargées du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (CHATEFP) l'a conduit à rédiger ses souvenirs qui constituent actuellement le seul témoignage sur la vie du ministère du Travail durant la seconde moitié du XXe siècle.
Depuis les années 1980, des recherches attentives aux pratiques concrètes du travail se développent. Loin de se satisfaire de grands modèles explicatifs sur son évolution, des chercheurs observent des situations singulières, s'intéressent aux rôles et aux contraintes de diverses catégories de travailleurs dans leurs univers professionnels. Pour accéder à ce regard de "plain-pied", nombre d'entre eux combinent l'ethnographie, pour caractériser les usages, et l'histoire, pour en tracer les continuités et les changements. Cet ouvrage, qui rassemble principalement des sociologues et des historiens du travail, revient sur cette démarche croisée: quels chercheurs s'y engagent? Pour quels motifs et dans quels buts? Quels sont les apports pour l'analyse du travail? Certains chercheurs expliquent de quelles manières ils ont été amenés à dépasser les frontières de leurs disciplines pour étudier les rapports aux normes de production, le travail à côté de l'usine ou l'intensification du travail. D'autres indiquent comment ils ont renouvelé des problématiques telles que la succession des générations, la mise en ?uvre de règles normatives, le traitement administratif des populations, l'évolution des statuts dans le petit commerce, le travail sur les biens culturels ou encore la place des activités sexuelles dans les univers professionnels. Elargissant le champ de la réflexion, plusieurs textes proposent une mise en perspective de ces approches combinées dans l'évolution récente des sciences sociales. Cet ensemble de contributions, par la variété des domaines étudiés et par la cohérence des modes d'investigation, souligne l'interdépendance du passé et du présent pour comprendre les transformations des univers contemporains du travail. Biographie: Anne-Marie Arborio est maître de conférences en sociologie à l'université d'Aix-Marseille et chercheur au Laboratoire d'Economie et de Sociologie du travail. Yves Cohen est directeur d'étude à l'EHESS. Pierre Fournier est maître de conférences en sociologie à l'université d'Aix-Marseille et chercheur au Laboratoire méditerranéen de sociologie. Nicolas Hatzfeld, maître de conférences en histoire à l'université d'Evry, est membre du Laboratoire d'histoire économique, sociale et des techniques. Cédric Lomba est chargé de recherche en sociologie au laboratoire de Culture et sociétés urbaines (CNRS-université Paris 8). Séverin Muller est maître de conférences en sociologie à l'université de Lille 1, chercheur au Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques.
Observer directement les pratiques sociales en étant présent dans la situation où elles se développent est un moyen de les reconstituer avec plus de précision qu'au travers du seul discours des acteurs, recueilli par entretien ou par questionnaire. Les conditions de validité scientifique de cette démarche d'enquête sont ici précisées pour la distinguer du sentiment de connaissance immédiate qui est produit par une simple observation diffuse. L'ouvrage propose des conseils pour les différentes étapes de l'enquête, depuis le choix du terrain jusqu'au compte rendu final en passant par le mode de participation à la situation, la prise de notes, l'analyse... Cette 5e édition, qui s'appuie sur des recherches dans des univers très variés, est destinée aux étudiants désireux de fonder des analyses du monde social qui soient attentives aux pratiques réelles.
Au début des années 70, un jeune dessinateur qui signe Fournier commence à s?attaquer, dans les pages de Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, à tous les pollueurs de la planète, des pétroliers du Torrey Canyon, aux chimistes de l?agro-alimentaire, en passant par les promoteurs du100% nucléaire, jusqu?aux arracheurs de haies et autres bétonneurs. Franc-tireur d?une résistance qui ne s?appelait pas encore écologique, Pierre Fournier réussit à alerter de nombreux contestataires, dont certains rescapés des communautés d?après 1968. Ces écolos n?ont pas de chef, pas de mouvement structuré, mais Fournier, en porte-parole véhément et en polémiste pugnace, dispose d?une tribune nationale avec Charlie-Hebdo, relayée en novembre 1972 par la création de son propre mensuel: La Gueule Ouverte. Les manifestations antinucléaires se succèdent et déplacent des milliers de personnes, un peu partout en France. Mais le 15 février 1973, Fournier meurt subitement d?une crise cardiaque. Il a trente-six ans. EDF et Rhône-Poulenc, réunis et soulagés, lui offrent virtuellement une somptueuse couronne mortuaire sous la plume de Cabu. Peu avant sa mort, entraîné dans ce combat militant, Fournier se prenait à regretter le temps où le dessin était sa véritable passion; il souhaitait retourner à ses crayons, dans la montagne de son enfance, en Savoie. Ce sont précisément les carnets de cette époque d?avant Charlie-Hebdo, et d?avant La Gueule Ouverte, que ce volume propose de faire découvrir en publiant près de 200 dessins demeurés inédits, dessins surprenants, pris sur le vif, dans le métro, dans les bars, à la maison ou en pleine nature. Le regard intime d?un visionnaire.
Dessinateur absolument singulier, virtuose et sans concession, Pierre Fournier commence sa carrière dans les pages d'Hara-Kiri en dressant un portrait au vitriol de la société française sous le général de Gaulle, puis sous Georges Pompidou. Il invente, ou exacerbe, différentes formes graphiques, passant de la page manuscrite à peine illustrée au reportage de guerre imaginaire. Il observe aussi la vie ordinaire des gens, rapporte avec truculence leurs conversations dans le métro, dans les cafés et au bureau, dénonce les guerres coloniales et post-coloniales, la pollution industrielle, l'urbanisme ravageur, s'inquiète de la menace d'une guerre atomique Poursuivant leur travail de réhabilitation de Pierre Fournier, les Cahiers dessinés présentent ici la partie dite " bête et méchante " de l'oeuvre protéiforme de cet artiste inclassable, dont le nom longtemps oublié reparaît aujourd'hui, à l'heure de l'urgence écologique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.