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Vietnam. Domination coloniale et résistance nationale (1858-1914)
Fourniau Charles
INDES SAVANTES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782846540155
Le Vietnam occupe une place particulière dans ce qui fut l'empire colonial français, et insuffisante dans notre historiographie. De nombreux points demandent à être étudiés de plus près : Comment s'est faite la conquête des différentes parties du Vietnam par la France, et comment ont été mises en place les premières phases de l'exploitation, puis les tentatives de " coopération indochinoise " ? Pour répondre à ce questionnement, il fallait suivre chronologiquement et à partir de la multitude des sources, notamment d'archives, les spécificités complexes des 56 premières années de ce contact franco-vietnamien. Cet ouvrage s'efforce d'étudier conjointement les aspects essentiels de l'affrontement de la domination coloniale et du mouvement national vietnamien. L'étude approfondie de ces premières phases du contact franco-vietnamien intéresse donc : - L'histoire nationale, politique, économique et culturelle du Vietnam. - L'histoire générale du colonialisme français dont l'Indochine était un des fleurons. - L'histoire des évolutions politiques intérieures françaises (rôle de Napoléon III, chute de Jules Ferry, rôle des gambettistes, des radicaux...). - L'histoire des relations internationales en Asie (guerre franco-chinoise, chemin de fer du Yunnan...). Malgré les avancées importantes de l'historiographie récente, des aspects déterminants étaient encore à préciser, en en renouvelant, au moins partiellement, la périodisation et les problématiques. Il n'en reste pas moins que cette étude pose par elle même une multitude de questions, et signale d'immenses et multiples champs de recherche.
Le contact colonial en Indochine, particulièrement en Annam et au Tonkin, dans sa première phase, n'avait encore jamais été étudié sérieusement dans sa complexité et ses contradictions entre le fait colonial et le fait national. Les récits sur les Pavillons Noirs et autres bandes chinoises masquèrent le fait capital d'une résistance nationale vietnamienne aux aspects multiples, dont la forme armée, le Cân Vúóng (aider le Roi) dura dix ans, menée par les lettrés confucéens et soutenue par la majorité de la paysannerie. L'âpreté de la lutte est cependant attestée aussi bien par ce qu'elle a coûté au budget français (un demi-milliard de francs-or) que par une succession d'événements tragiques : le sac de Huê, des incendies de villages, des épidémies de choléra, le massacre de plusieurs dizaines de milliers de catholiques, etc... L'opinion métropolitaine connut très mal toute cette affaire et l'historiographie perpétua cette ignorance jusqu'à une date récente. Ces faits n'en constituent pas moins un aspect majeur aussi bien de l'histoire du peuple vietnamien que de l'expansion française. Pendant des années le Tonkin occupa une place importante, parfois décisive dans les débats de la République, au Parlement et dans la presse. En même temps se mettaient en place une administration, une société et une économie coloniale, sous la direction de quelques-uns des grands noms de la IIIe République (P. Bert, Constans, de Lanessan). L'établissement de cette France d'Asie est encore embryonnaire en 1895 quand, avec l'écrasement du Cân Vúóng s'achève cette première période de la résistance vietnamienne et de la domination française sur le nord et le centre du Vietnam. Mais la spécificité et l'importance de cet ensemble de faits en rendent l'étude indispensable pour la connaissance générale du colonialisme français, de son implantation et de son évolution en Indochine, comme des racines modernes du nationalisme vietnamien.
Simard Louis ; Lepage Laurent ; Fourniau Jean-Mich
Les grands projets d'aménagement se heurtent à une opposition grandissante. Atteintes à l'environnement, à la propriété et à la qualité de vie ; manque d'information et de participation des citoyens ; incertitudes scientifiques et conséquences contraires aux principes du développement durable : les raisons invoquées pour contester les projets d'infrastructures et critiquer ceux qui les proposent sont multiples. Cette conflictualité croissante, mobilisant les acteurs les plus variés, complexifie la décision. La mise en discussion des projets apparaît être aujourd'hui un impératif de l'action publique. Ainsi, divers dispositifs délibératifs, développés depuis plus de vingt-cinq ans au Québec et plus récemment en France, visent à permettre l'expression des points de vue, à éclairer les décisions, certains osent dire à réduire les conflits. Quelles leçons tirer des expériences française et québécoise ? Praticiens et chercheurs croisent leurs réponses à cette question en caractérisant les apprentissages réalisés par les divers protagonistes du débat public. Avec plus d'une vingtaine de contributions, cet ouvrage multidisciplinaire examine différents dispositifs de mise en discussion publique des grands projets, notamment ceux de la Commission nationale du débat public (CNDP) en France et du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au Québec, pour en souligner les dimensions tant collaborative que conflictuelle. Ces témoignages et analyses contribuent ainsi à la réflexion sur les conditions concrètes d'exercice de la démocratie.
Résumé : Le personnage de Hoàng Hoa Thâm, dit le Dê Thâm, est aujourd'hui à peu près totalement inconnu du public français. La figure s'est peu à peu dissipée dans la nuit des temps de celui qui, avec une poignée d'hommes, tint en échec le corps expéditionnaire français au Tonkin durant les quelque trente ans qui s'écoulèrent entre le début des années 1880 et le 10 février 1913. Paysan illettré, il se révéla dans l'action un authentique génie militaire, à la fois stratège et tacticien, qui sut mettre au point des techniques de combat et de camouflage qu'utilisèrent, quelques décennies plus tard, les combattants du Viêt Minh. Jamais vaincu, jamais capturé, sa mort fut le fruit de la trahison et des basses ?uvres de la police coloniale. Mais le Dê Thàm ne fut pas seulement un redoutable chef de guerre ; à la fois subtil et déterminé, porteur d'un idéal patriotique indéfectible, attaché aux valeurs traditionnelles de son pays, pénétré des croyances et des superstitions qu'il partageait avec la paysannerie tonkinoise dont il était issu, les divers aspects de la personnalité du " tigre du Yên Thê " font également de ce dernier un être profondément humain. Son origine populaire et sa passion sans borne pour l'indépendance de sa patrie firent de lui, trois décennies après son assassinat, un modèle auquel chaque combattant viêt minh s'identifia spontanément. C'est ainsi que le paysan-soldat qu'il fut de son vivant devint le héros national qu'il est aujourd'hui.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".