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Identités numériques. Expressions de traçabilité
Fourmentraux Jean-Paul
CNRS EDITIONS
8,00 €
Épuisé
EAN :9782271087027
A l'ère d'Internet, l'expression de nos identités numériques est prise en porte-à-faux. D'un côté, l'invention par les citoyens-internautes de nouvelles modalités d'expression et de revendications identitaires, individuelles et collectives sont susceptibles de renforcer le lien social et l'existence démocratique. D'un autre côté, la propension de contrôle de ces identités à des fins économiques et politiques s'accroît via la captation, la fidélisation et la traçabilité des profils. Répression et surveillance de nos comportements numériques semblent plus que jamais d'actualité. Comment maîtriser ses identités numériques ? Peut-on être personne sur le réseau ? Peut-on effacer ses traces ? Que faire de tous nos mots de passe et identifiants ? Ce volume des Essentiels d'Hermès propose de mettre en lumière les ressorts et dilemmes de la présence en ligne et de l'"être ensemble", ou autrement dit de la communication à l'ère numérique.
Résumé : A l'interface des sciences et des arts - recherche urbaine, sciences politiques, spectacle vivant, cinéma, jeux vidéo et Internet - un nombre croissant de chercheurs et d'artistes proposent de réinventer les mises en scène et les modes de relations aux médias. L'objectif de cet ouvrage est de confronter leurs recherches aux nouvelles pratiques médiatiques, techniques et sociales, mobilisées pour concevoir, véhiculer et agir des oeuvres-médias dont la carrière idéale suppose précisément que certains de leurs fragments demeurent potentiels ou " à faire ".Il émerge en effet au c?ur de ces arts et médias " praticables " la nécessité d'un équivalent de ce qu'est en musique l'interprétation, entendue au sens de " pratique ". L'interactivité et la jouabilité y composent de nouveaux régimes sociotechniques d'interprétation des médias, à habiter et à expérimenter, qui se doublent d'un renforcement de l'activité d'écriture (de scripts d'usage et scénario) et génèrent une multitude de traces interprétatives que ce livre propose de documenter. C'est donc le versant de la " pratique " que ce livre déploie. A la question " que fait le public ? " se superpose ici la question des modes d'instauration médiatiques. Du côté des médias, de quelle façon anticipent-ils des modes de relations avec les usagers - stratégies de fidélisation, tentatives de connaître les participants, etc. ? Du côté du public, qu'est-ce qu'être au contact de l'art et des médias dans ce contexte ? Qu'en est-il de l'acte pratique proprement dit ? Et comment rendre compte du vécu et de la perception propre à cette nouvelle génération de " médias praticables " ?
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.
Résumé : Un comédien virtuel, des images interactives, un cirque trans-média, des agents intelligents, des logiciels, interfaces et bases de données numériques... Ce livre porte sur la manière dont la création artistique et la recherche technologique, qui constituaient autrefois des domaines nettement séparés et quasiment imperméables, sont aujourd'hui à ce point intriqués que toute innovation au sein de l'un intéresse (et infléchit) le développement de l'autre. Dans les nouveaux laboratoires de la création - artistique et informatique - les oeuvres hybrides qui résultent de leur interpénétration rendent irréversible le morcellement des anciennes frontières opposant art et science. Car en articulant des contributions interdisciplinaires, l'art numérique instaure en effet un morcellement de l'activité créatrice et des modes pluriels de désignation de ce qui fait oeuvre. Les logiques de conception et la régulation du travail qui en découlent étant désormais orientées vers une pluralité d'enjeux : exposition (artistique), invention (technologique) et connaissance (académique). L'examen de ces évolutions en France et au Canada révèle de nouvelles manières de faire oeuvre commune et soulève plusieurs questions : le travail artistique relève-t-il de la science ? Peut-il faire l'objet d'une recherche ? La création peut-elle, elle-même, recouvrir une dimension théorique ? L'interdisciplinarité mise en jeu s'accompagne-t-elle d'une transformation des modes d'attribution et de valorisation des oeuvres partagées entre art et science ?
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.