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Tout est solitude
Fourier Claire
TINBAD
20,00 €
Épuisé
EAN :9791096415656
Seule dans sa chambre un matin pluvieux d'automne, une femme, Colombelle, s'assoit à sa table, décidée à attaquer bille en tête le sujet le plus universel qui soit : qu'est-ce que la solitude ?? Surtout pas d'histoires ! Non plus dire : la solitude, c'est quand... Mais dans solitude il y a "tu". Et Jef surgit. Dieu aussi. L'anatomie de la solitude prend un nouveau tour. La pensée conceptuelle fout le camp, cède la place à la sensation, à un soliloque, à un dialogue imaginaire, à de drôles d'histoires. Quand la nuit tombe, le lecteur a fait, sur les ailes de la femme-oiseau tendre et moqueuse, un peu dans la lune et "anarchiste de la grâce", soeur d'Alice et des Monty Python, un voyage méditatif et vertigineux au clair de la solitude. La vie heureuse aurait-elle à voir avec la solitude ?? Mais Jef. Jef existe-t-il ?? Est-il le fruit d'une intimité de Colombelle avec sa propre solitude ?? Est-il le soi du moi ?? Qui est Jef ??
Claire Fourier, historienne de formation, a été enseignante puis bibliothécaire avant de se consacrer à l'écriture. Elle a publié une vingtaine de livres, dont Métro Ciel, À contre-jour(nal), L'amante océane, Comme en passant, suivi d'une Lettre de Bernard Noël, quatre recueils de haïku consacrés chacun à une saison, puis récemment, Les Silences de la guerre et Dieu m'étonnera toujours.Un amour fabuleux, une route fabuleuse. 1948. Sur le mauvais chemin de pierre qui sépare la Chine de l'Indochine, sur cette RC4 que s'arrachent Français et Viêt Minh, c'est-à-dire: dans l'enfer vert de la jungle tonkinoise, une histoire d'amour entre un soldat du génie, Francis, et une jeune ambulancière, Lily. Histoire incroyable, mais vraie. Claire Fourier fait un saisissant portrait de la Route du Sang où fut perdue, bien avant Diên Bien Phû, la guerre d'Indochine, et elle nous mêle, avec rigueur et passion, à la violence du combat lors d'une embuscade, à la beauté d'un amour généreux.Dans L'amour aussi s'arme d'acier, Claire Fourier s'interroge sur les forces qui toujours conduisent l'homme à recommencer la guerre, sur nos pulsions de mort et d'amour. Elle nous dit la puissance salvatrice de la chaleur humaine et nous signifie: désespérer de l'homme, voilà le mal.Amour et guerre. «Guerre et paix»?
Révélée avec Métro Ciel, Claire Fourier a publié une quinzaine de livres, notamment Ce que dit le vent d'ouest, L'Amante océane, Comme en passant, C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes, Route coloniale 4 en Indochine, Je ne compte que les heures heureuses, qui fait suite à son À contre-jour(nal), et quatre recueils de haïku consacrés chacun à une saison. Son dernier roman, Les silences de la guerre, a reçu le Prix Bretagne, le Prix de la Ville de Vannes et celui du Salon du livre de Carhaix.
Résumé : Pendant l'Occupation, la vie de Glaoda et de son père est bouleversée quand leur maison familiale, à proximité de Brest, est réquisitionnée par un officier allemand, Hermann. Le père, vétérinaire silencieux et observateur, est très actif dans la résistance, tandis que sa fille, d'une vingtaine d'années, s'est réfugiée là en attendant de pouvoir reprendre ses études à Rennes. Hermann, quant à lui, fait son devoir mais n'adhère pas au régime nazi. De cette cohabitation forcée naissent alors sentiments et respect réciproques.
Je ne suis pas votre homme. Vous êtes beaucoup trop génial pour moi. Vraiment. Voyez Sollers, je vous l'ai dit cent fois ! Sollers aussi est génial. C'est lui votre interlocuteur. Je vous l'assure." C'est par ces mots que Gérard Bourgadier refusa ce manuscrit pour L'Arpenteur en 1995. Sollers ne le publia pas non plus... Plus de 20 ans après, voici enfin publié ce roman que l'auteur présente comme son chef-d'oeuvre, en tout cas une oeuvre propre à le faire rentrer dans la catégorie somme toute assez restreinte des "fous littéraires". Voici un extrait de la lettre de présentation de l'auteur aux éditions Tinbad en 2015 : "Excentrique, étrange, irréel. [...] structuré comme un solo d'Albert Ayler ou Ornette Coleman. Jazz. Il est écrit sur les harmoniques. Vertical, pointé vers le soleil, à la manière d'un nouage indéfini du langage sur lui-même tournant dans une structure en spirale. [...] L'intrigue (le squelette) y est simple : deux jumeaux foetus dans le ventre de leur mère décident de ne pas sortir par la voie naturelle mais par l'oreille de la parturiente (Rabelais, n'est-ce pas...) Avant leur ascension, ils cousent (nous y voici), ils cousent son vagin, crimen amoris (aidés par le lecteur). Ensuite, ils causent. Ils causent littérature, philosophie, théologie... Comilédie s'inscrit dans la ligne tracée par Raymond Roussel, Artaud, Joyce (cher Tinbad le Tailleur), Jarry, Queneau, ou encore Dubuffet, agitateurs de folies littéraires. Il est à lire comme l'urinoir de Duchamp se regardait : comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût."
Jacques Henric publie son premier livre, Archées, en 1969 dans la collection d'avant-garde littéraire fondée par Philippe Sollers, "Tel Quel", au Seuil. A la fois romancier, essayiste et critique, il a publié vingt-sept livres inclassables à ce jour. Il participe, avec sa femme Catherine Millet, à la fondation de la revue Artpress, dont il est le directeur littéraire depuis plus de quarante ans. Cet essai, qui est le premier à lui être consacré, interroge plus particulièrement l'un des grands thèmes de sa pensée : que peuvent les images ? Au début était-il le Verbe ou l'image ? Pourquoi tant d'iconoclasmes à travers les âges ? De quoi cela est-il le symptôme ? Doit-on adorer les images ou les haïr ? Personne, en France, n'a autant ni mieux creusé ces questions qu'on pourrait presque qualifier de théologiques. Deux chapitres de son essai Le Roman et le sacré, "L'image entraîneuse" - "Le texte vaurien", commençaient de répondre à ces interrogations.
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. "Littérature/Art." Comme la "Revue de cinéma." Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général ? : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes... : un véritable cimetière pour antiquaires !... Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur "Tinbad the Tailor", donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc.
Encore une revue?? Une revue littéraire de plus?? Oui. Et, non. « Littérature/Art. » Comme la « Revue de cinéma. » Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui?: un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général?: AUX GRANDS ÉCRIVAINS MORTS, LES REVUES RECONNAISSANTES…?: un véritable cimetière pour antiquaires?!… Donc?: la forme avant tout. L'idéologie, foutre?! La pensée, les idées ? Oui, mais?: UNE PENSÉE QUI FORME, alors, c'est-à-dire?: UNE FORME QUI PENSE. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur « Tinbad the Tailor », donne le mieux le ton de cette nouvelle revue?: expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc. Les lettres françaises aujourd'hui?? Un véritable lieu de restauration esthétique à tout va, inimaginable désert métaphysique?! À l'heure du tout électronique — Facebook — Twitter — blogs — revues en ligne que personne ne lit —, il y aura de plus en plus besoin de revues écrites et imprimées qu'on peut lire tranquillement partout sans l'espèce de pression du temps réel qui empêche toute lecture véritable sur écran. Vérifiez ce dire?: interrogez n'importe quelle personne qui a lu un texte sous format électronique?; vous verrez alors qu'elle l'a fatalement mal lu — trop vite… Donc?: tam-tam en papier (le papier est une peau, il faut une peau pour faire vibrer les sons les musiques) — bouche (non cousue) à oreille (non bouchée) pour annoncer la Bonne Nouvelle — signaux de fumée plutôt que flux chiffrés — affection et bruit neufs — doux murmure… Tant pis si les indiens seuls sauront les déchiffrer… Nous échellerons et « évangéliserons » sans les autres… Tel est notre pari épistémique anti-noyade-numérique?: le texte imprimé seul restera. Maintenant?! --- Avec la participation de : Guillaume Basquin, Jean-Louis Baudry, Jacques Cauda, Yves Correr, Jean Durançon, Christophe Esnault, Nina Fabrer, Tristan Félix, Tom Hanson, Cyril Huot, Laurent James, Christian Lebrat, Anton Ljuvjine, Ordener, Mark Rappaport, Steven Sampson, Bernard Sarrut, Jacques Sicard