Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Cahiers de Tinbad N° 2
COLLECTIF
TINBAD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782955303559
Encore une revue?? Une revue littéraire de plus?? Oui. Et, non. « Littérature/Art. » Comme la « Revue de cinéma. » Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui?: un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général?: AUX GRANDS ÉCRIVAINS MORTS, LES REVUES RECONNAISSANTES…?: un véritable cimetière pour antiquaires?!… Donc?: la forme avant tout. L'idéologie, foutre?! La pensée, les idées ? Oui, mais?: UNE PENSÉE QUI FORME, alors, c'est-à-dire?: UNE FORME QUI PENSE. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur « Tinbad the Tailor », donne le mieux le ton de cette nouvelle revue?: expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc. Les lettres françaises aujourd'hui?? Un véritable lieu de restauration esthétique à tout va, inimaginable désert métaphysique?! À l'heure du tout électronique — Facebook — Twitter — blogs — revues en ligne que personne ne lit —, il y aura de plus en plus besoin de revues écrites et imprimées qu'on peut lire tranquillement partout sans l'espèce de pression du temps réel qui empêche toute lecture véritable sur écran. Vérifiez ce dire?: interrogez n'importe quelle personne qui a lu un texte sous format électronique?; vous verrez alors qu'elle l'a fatalement mal lu — trop vite… Donc?: tam-tam en papier (le papier est une peau, il faut une peau pour faire vibrer les sons les musiques) — bouche (non cousue) à oreille (non bouchée) pour annoncer la Bonne Nouvelle — signaux de fumée plutôt que flux chiffrés — affection et bruit neufs — doux murmure… Tant pis si les indiens seuls sauront les déchiffrer… Nous échellerons et « évangéliserons » sans les autres… Tel est notre pari épistémique anti-noyade-numérique?: le texte imprimé seul restera. Maintenant?! --- Avec la participation de : Guillaume Basquin, Jean-Louis Baudry, Jacques Cauda, Yves Correr, Jean Durançon, Christophe Esnault, Nina Fabrer, Tristan Félix, Tom Hanson, Cyril Huot, Laurent James, Christian Lebrat, Anton Ljuvjine, Ordener, Mark Rappaport, Steven Sampson, Bernard Sarrut, Jacques Sicard
Revue de presse 'What distinguishes the series from all the others is the zest and freshness of the text. Where the emphasis in other series is on plain and straightforward language, Cambridge English Reading texts typically use very modern expressions and the dialogue is faster moving. This has an impact on the quality of the audio cassettes, which make for very enjoyable listening.' David R. Hill, Survey Review: Readers, ELT Journal'It was only a matter of time before a major ELT publisher set out to challenge the market dominance of Penguin Classics in the area of readers … CUP have hit back admirably. With something for everyone in your classes, this series is well worth investing in. In fact, it's going to be a difficult act to follow by other publishers.' IATEFL Issues'The series breaks new ground in two respects. The first is the light and informal style of writing. It is notoriously difficult to write fluent prose using restricted lexis and syntax. Part of the secret is to use word and grammar lists flexibly; but it requires flair and a good ear to produce prose and dialogue that read so well and give such a genuine flavour of modern idiom.' English Teaching Professional'These were a very good read: exciting fast-moving stories at all levels, and a good mixture of subjects. Most touched on up-to-date themes, such as corruption, refugees, psychology, hunger, feminism, or ecology without being prosy, or moralising.' BaNina Vivanco, SATEFL Newsletter Vol 19 No 3'This is a well presented, authentic looking series of readers that students should enjoy. They are graded into five levels, and the accompanying cassette will be useful, especially for pronunciation audio versions are very popular with students.' Josephine Caruana, Network News, Issue 34
Durant près de vingt ans, de la Libération de 1944 à l'explosion yé-yé du début des années soixante, une nouvelle génération d'interprètes de la chanson française arrive en haut de l'affiche. Aux côtés des aînés Edith Piaf ou Charles Trenet, dont les carrières sont à leur apogée, les jeunes talents investissent les scènes des music-halls. Parmi eux, Yves Montand, Charles Aznavour, Juliette Gréco, Gilbert Bécaud, Jacques Brel, Mouloudji, Serge Gainsbourg... Les amuseurs d'avant guerre sont rejoints par des auteurs épris de culture littéraire. Le texte de la chanson devient majeur et l'engagement des artistes est une valeur à la hausse. C'est l'âge d'or de la chanson française. Le développement de la radio va participer à la formidable vitalité de cette nouvelle scène. Tout comme l'émergence du vinyle microsillon, en 45 ou en 33 tours. Il supplante au milieu des années cinquante le vieux 78 tours en cire et favorise l'expansion du marché du disque. Cent chansons remasterisées à partir des enregistrements originaux sont réunies sur les 4 CD exclusifs de cette anthologie, qui rassemble tous les plus grands artistes de cette génération inoubliable. Un DVD, lui aussi exclusif, vous fera revivre les débuts de ces artistes à la télévision française. Pour accompagner ces chansons, un livret présente seize chanteuses et chanteurs de cet âge d'or photographiés par le mythique studio Harcourt.
Avec ce livre, Tristan Felix, dont nous connaissions le génie des métamorphoses et l'art transformiste au double sens darwinien et burlesque, nous livre une manière de manifeste illustré de la transgression. Dans un incendie, entre l'Histoire des animaux d'Aristote et un chat, elle sauverait assurément le chat. Mais il s'agit du feu des mots dans l'état second d'une traversée des règnes. Hubert Haddad
En dépit de tous les traitements qui lui ont été administrés par un certain nombre de ceux qui se sont succédé à son chevet dans l'espoir de la sauver, la littérature a succombé à la peste bubonique du roman, c'est-à-dire à la peste bubonique de la littérature, "Je hais les histoires" a dit T.B., l'un des plus violents de ces grands thérapeutes, "Je suis un destructeur d'histoires, je suis le démolisseur d'histoires type, quand je me mets d'écrire, si une anecdote se dessine, si je vois apparaître ne serait-ce que le moindre contour d'une histoire, je tire à vue, je la démolis aussitôt", a-t-il dit, mais nous, même si, tout comme lui, nom nous refusons à succomber à la peste bubonique du roman, T.B. ne pourra pas nous empêcher de raconter toutes les histoires qui nous passent par la tête, pour peu qu'elles s'inscrivent, parmi d'autres matériaux, dans la chronique d'une pensée qui se confond avec une chronique de la vie qui passe, si nous voulons raconter une histoire, T.B. ne nous en empêchera pas, T.B. ne nous fait pas peur, tous ont toujours tremblé devant T.B., tous ont toujours été terrorisés par T.B., et aujourd'hui encore, bien qu'il soit mort, bien qu'il soit complètement mort et complètement enterré, aujourd'hui encore tous demeurent terrorisés par T.B., depuis qu'il est apparu sur la scène littéraire, dès le premier instant, tous ont été frappés d'admiration, tous se sont enamourés de T.B., mais tous ont été en même temps anéantis par T.B., lui qui prétend qu'il est un destructeur d'histoires, un démolisseur d'anecdotes, mais lui qui est bien plus encore un destructeur d'écrivains en herbe et un démolisseur d'écrivains pourtant confirmés... C.H.
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. "Littérature/Art." Comme la "Revue de cinéma." Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général ? : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes... : un véritable cimetière pour antiquaires !... Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur "Tinbad the Tailor", donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc.
Je ne suis pas votre homme. Vous êtes beaucoup trop génial pour moi. Vraiment. Voyez Sollers, je vous l'ai dit cent fois ! Sollers aussi est génial. C'est lui votre interlocuteur. Je vous l'assure." C'est par ces mots que Gérard Bourgadier refusa ce manuscrit pour L'Arpenteur en 1995. Sollers ne le publia pas non plus... Plus de 20 ans après, voici enfin publié ce roman que l'auteur présente comme son chef-d'oeuvre, en tout cas une oeuvre propre à le faire rentrer dans la catégorie somme toute assez restreinte des "fous littéraires". Voici un extrait de la lettre de présentation de l'auteur aux éditions Tinbad en 2015 : "Excentrique, étrange, irréel. [...] structuré comme un solo d'Albert Ayler ou Ornette Coleman. Jazz. Il est écrit sur les harmoniques. Vertical, pointé vers le soleil, à la manière d'un nouage indéfini du langage sur lui-même tournant dans une structure en spirale. [...] L'intrigue (le squelette) y est simple : deux jumeaux foetus dans le ventre de leur mère décident de ne pas sortir par la voie naturelle mais par l'oreille de la parturiente (Rabelais, n'est-ce pas...) Avant leur ascension, ils cousent (nous y voici), ils cousent son vagin, crimen amoris (aidés par le lecteur). Ensuite, ils causent. Ils causent littérature, philosophie, théologie... Comilédie s'inscrit dans la ligne tracée par Raymond Roussel, Artaud, Joyce (cher Tinbad le Tailleur), Jarry, Queneau, ou encore Dubuffet, agitateurs de folies littéraires. Il est à lire comme l'urinoir de Duchamp se regardait : comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût."