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Le spectre de Thomas Bernhard
Huot Cyril
TINBAD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782955303542
En dépit de tous les traitements qui lui ont été administrés par un certain nombre de ceux qui se sont succédé à son chevet dans l'espoir de la sauver, la littérature a succombé à la peste bubonique du roman, c'est-à-dire à la peste bubonique de la littérature, "Je hais les histoires" a dit T.B., l'un des plus violents de ces grands thérapeutes, "Je suis un destructeur d'histoires, je suis le démolisseur d'histoires type, quand je me mets d'écrire, si une anecdote se dessine, si je vois apparaître ne serait-ce que le moindre contour d'une histoire, je tire à vue, je la démolis aussitôt", a-t-il dit, mais nous, même si, tout comme lui, nom nous refusons à succomber à la peste bubonique du roman, T.B. ne pourra pas nous empêcher de raconter toutes les histoires qui nous passent par la tête, pour peu qu'elles s'inscrivent, parmi d'autres matériaux, dans la chronique d'une pensée qui se confond avec une chronique de la vie qui passe, si nous voulons raconter une histoire, T.B. ne nous en empêchera pas, T.B. ne nous fait pas peur, tous ont toujours tremblé devant T.B., tous ont toujours été terrorisés par T.B., et aujourd'hui encore, bien qu'il soit mort, bien qu'il soit complètement mort et complètement enterré, aujourd'hui encore tous demeurent terrorisés par T.B., depuis qu'il est apparu sur la scène littéraire, dès le premier instant, tous ont été frappés d'admiration, tous se sont enamourés de T.B., mais tous ont été en même temps anéantis par T.B., lui qui prétend qu'il est un destructeur d'histoires, un démolisseur d'anecdotes, mais lui qui est bien plus encore un destructeur d'écrivains en herbe et un démolisseur d'écrivains pourtant confirmés... C.H.
Dans la dernière décennie du XIXe siècle, les frères Lumière ont inventé le cinématographe et Freud la psychanalyse. On a tout lieu de penser que ces deux événements traduisent ou produisent un nouveau rapport "du sujet à l'image". Il n'est sans doute pas anodin que Freud ait choisi, pour pratiquer la psychanalyse, de a voir sans être vue. L'oeil traverse la vie, la pratique et l'oeuvre de Freud. Il y passe pourtant inaperçu, et c'est ce que l'auteur veut ici déjouer. En donnant la parole aux textes de Freud, à ses livres, à ses articles, à ses lettres, à ses conférences et interventions orales, il essaie de "révéler" l'oeil, d'écrire une " histoire de l'oeil" au travers de Freud : une histoire qui intéresse la psychanalyse au plus haut degré.
Il ne sera peut-être pas indifférent au lecteur de savoir que les lettres qui retracent les étapes douloureuses du chemin érotique parcouru par l'héroïne de ce roman s'inspirent, assez librement, il est vrai, des confessions intimes d'une jeune sainte, morte des souffrances tant physiques que mentales de l'amour à l'âge de vingt-cinq ans, dûment canonisée à ce titre par l'Eglise catholique. On ne saurait s'empêcher de noter, en effet, que la religion de l'amour manifestée par un culte violent, immodéré, déraisonnable, de la passion, qu'elle soit jugée d'ordre sacré, hautement spirituel, ou d'ordre bassement charnel, honteuse, immorale, scandaleuse, résulte depuis toujours d'un même désir profond de fusion totale avec l'objet de cette passion par les voies mêlées, ardemment et désespérément idéalisées, de la souffrance et de l'amour. C.H.
J'ai dit au jeune homme je m'appelle Hermine et ce nom est ma maison ce soir pour toi je suis la Renouée parce qu'enfin je te retrouve et je comprends ce qui m'a manqué. Renouée, fleur ? femme ? Renouée, amoureuse d'un jeune homme insaisissable sur les traces duquel elle marche et parle et rêve, se souvient, espère et danse. Jeune homme incertain, chancelant, dont on ne saura jamais le nom. Dans ce long poème, Marie Huot cherche à donner une voix à l'ineffable de l'amour. Les illustrations somptueuses de Frédérique Le Lous Delpech éclairent la puissance et l'intensité des passions de la Renouée.
Résumé : Plus des deux tiers des mots du français moderne proviennent du latin, selon une double voie de transmission, popuLaire et savante. Quelle forme ces mots ont-ils aujourd'hui ? Et pour ceux d'entre eux qui sont construits, c'est-à-dire formés d'une suite d'éléments différents, quels sont ces éléments constitutifs ? Dans quel ordre et selon quels principes ceux-ci sont-ils assemblés, et comment fonctionnent-ils à l'intérieur d'un système vivant, toujours à l'?uvre dans la création incessante de mots nouveaux ? En quoi enfin la forme de ces mots nous renseigne-t-elle sur leur interprétation ? Ce sont toutes ces questions - objet de la morphologie - qui sont ici successivement abordées et étudiées, dans une optique résolument synchronique, et en des termes tout à fait accessibles. Elles sont illustrées d'une série d'exemples commentés de façon plus détaillée, ou rassemblés en listes et tableaux ordonnés.
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. "Littérature/Art." Comme la "Revue de cinéma." Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général ? : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes... : un véritable cimetière pour antiquaires !... Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur "Tinbad the Tailor", donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc.
Je ne suis pas votre homme. Vous êtes beaucoup trop génial pour moi. Vraiment. Voyez Sollers, je vous l'ai dit cent fois ! Sollers aussi est génial. C'est lui votre interlocuteur. Je vous l'assure." C'est par ces mots que Gérard Bourgadier refusa ce manuscrit pour L'Arpenteur en 1995. Sollers ne le publia pas non plus... Plus de 20 ans après, voici enfin publié ce roman que l'auteur présente comme son chef-d'oeuvre, en tout cas une oeuvre propre à le faire rentrer dans la catégorie somme toute assez restreinte des "fous littéraires". Voici un extrait de la lettre de présentation de l'auteur aux éditions Tinbad en 2015 : "Excentrique, étrange, irréel. [...] structuré comme un solo d'Albert Ayler ou Ornette Coleman. Jazz. Il est écrit sur les harmoniques. Vertical, pointé vers le soleil, à la manière d'un nouage indéfini du langage sur lui-même tournant dans une structure en spirale. [...] L'intrigue (le squelette) y est simple : deux jumeaux foetus dans le ventre de leur mère décident de ne pas sortir par la voie naturelle mais par l'oreille de la parturiente (Rabelais, n'est-ce pas...) Avant leur ascension, ils cousent (nous y voici), ils cousent son vagin, crimen amoris (aidés par le lecteur). Ensuite, ils causent. Ils causent littérature, philosophie, théologie... Comilédie s'inscrit dans la ligne tracée par Raymond Roussel, Artaud, Joyce (cher Tinbad le Tailleur), Jarry, Queneau, ou encore Dubuffet, agitateurs de folies littéraires. Il est à lire comme l'urinoir de Duchamp se regardait : comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût."
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. « Littérature/Art. » Comme la « Revue de cinéma. » Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui& : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes… : un véritable cimetière pour antiquaires !… Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur « Tinbad the Tailor », donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc. Les lettres françaises aujourd'hui ? Un véritable lieu de restauration esthétique à tout va, inimaginable désert métaphysique ! À l'heure du tout électronique — Facebook — Twitter — blogs — revues en ligne que personne ne lit —, il y aura de plus en plus besoin de revues écrites et imprimées qu'on peut lire tranquillement partout sans l'espèce de pression du temps réel qui empêche toute lecture véritable sur écran. Vérifiez ce dire : interrogez n'importe quelle personne qui a lu un texte sous format électronique ; vous verrez alors qu'elle l'a fatalement mal lu — trop vite… Donc : tam-tam en papier (le papier est une peau, il faut une peau pour faire vibrer les sons les musiques) — bouche (non cousue) à oreille (non bouchée) pour annoncer la Bonne Nouvelle — signaux de fumée plutôt que flux chiffrés — affection et bruit neufs — doux murmure… Tant pis si les indiens seuls sauront les déchiffrer… Nous échellerons et « évangéliserons » sans les autres… Tel est notre pari épistémique anti-noyade-numérique : le texte imprimé seul restera. Maintenant ! Avec la participation de Guillaume Basquin, Jacques Sicard, Cyril Huot, Murielle Compère-Demarcy, Pascal Boulanger, éric Rondepierre, Jean Durançon, Jacques Laurans, Lionel Fondeville, Ivan de Monbrison, Christophe Esnault, Dominique Preschez, Perrine Le Querrec, Bernard Sarrut, Philippe Jaffeux, Jacques Cauda, Philippe Thireau, Daniel René Villermet, Yves Correr, Marc Pierret, Quentin Rouchet
Choisir quatre des cinq questions posées à des écrivains par André Breton, parfois avec Paul Eluard, dans une série d'enquêtes surréalistes publiées dans trois revues ?: Littérature (1919), La Révolution surréaliste (1925) et Minotaure (1933). Répondre, en incluant quarante huit textes visuels. Ce livre est un hommage à la dramaturge anglaise Sarah Kane et à son sublime 4.48 Psychose (L'Arche, 2001).