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Bijou, cheval de trait
Fouqueau-Chevalier Serge
BAUDELAIRE
12,69 €
Épuisé
EAN :9791020308580
La terre crissait comme un chant rauque ponctué du raclement des cailloux sur le soc. Elle s?ouvrait, découpée en une longue bande arrachée au passage par le tranchant de la lame, laissant derrière elle l?ouverture béante d?un sillon. Elle glissait sur la came luisante de l?acier qui la retournait, la posait délicatement humide et fraîche sur la passe précédente. Ses fortes épaules écrasaient le collier dont le cuir et le bois gémissaient. Les muscles tendus, forçant le grincement des harnais, il hochait de la tête, au rythme des lourds sabots qu?il plantait lentement dans le labour. La riche crinière, soulevée par les saccades de l?encolure et le souffle d?un petit vent frais, flottait haute par instants. Lâchant de temps en temps par les nasaux une bruyante expiration accompagnée d?une vibration des lèvres, suivant avec régularité le tracé du sillon précédent, Bijou, dans l?odeur de la terre éraillée, tirait la charrue d?un bout à l?autre du champ.
Ce livre voudrait être un témoignage vivant. Il est le récit d'une traversée de ce qu'a été le monde de la grande industrie pétrochimique moderne, dans les années de reconstruction de l'après-guerre (1945 et la suite). Il décrit, en particulier pour les nouvelles générations, les conditions de travail, l'esprit et la mentalité de ces obscurs pionniers qui, à l'aube de la société de consommation, ont redressé l'industrie française et l'ont portée au niveau de la compétition internationale. L'auteur fait un récit croisé, inattendu en de tels lieux, de son évolution personnelle, de sa formation et des contacts enrichissants, tant dans le domaine technique que sur le plan humain, entre les différents membres d'une équipe de techniciens dont chacun des membres, d'origine et de formation différentes, apporta ses compétences et son enthousiasme à cette aventure vécue bien avant 1968… Le décor est insolite. La mission de l'équipe consiste à terminer l'étude d'un procédé de fabrication d'un produit nouveau de haute valeur stratégique et commerciale. Préparez-vous à passer toute une nuit blanche avec eux, sur une unité industrielle de pétrochimie dans une raffinerie moderne. Les lieux, les événements et les personnages sont authentiques. Alors "Bonne nuit" !
- Pardonnez-moi, monsieur le procureur, j'ai dû manquer une case. A vingt-cinq ans j'étais un bandit, je vendais de la drogue, j'ai payé pour cela, j'ai pris trois ans fermes et j'ai rendu ma dette à l'Etat. Et maintenant, devenu vieux, que je fais de l'humanitaire en aidant de pauvres gens épuisés qui ont soif, froid et faim... vous voulez me mettre en prison tout ça parce que je ferais partie d'une bande organisée ? Je ne saisis pas bien votre raisonnement, là... je vous le dis, j'ai dû louper une case. - Arrêtez, vous vous fichez du monde. "Eux, les migrants, ils disent merci toutes les cinq minutes. Merci de quoi ? pense Pierre. C'est lui qui doit dire merci de ce rappel impérieux de la nécessité du partage. Eux, ils ont les yeux grands ouverts sur l'avenir, pupilles noires au centre de billes blanches. Ce sont eux qui sont propres et c'est lui qui a la gale, pas sur la peau du corps, mais sur la peau du coeur sans doute depuis toujours..." "Une famille nombreuse, c'est quelque chose. Il n'y a pas un avis comme aux époques patriarcales, il n'y a pas deux positions qui s'affrontent comme en politique au moment du choix présidentiel, il y a une foultitude d'avis qui vont, qui viennent, qui remettent tout en cause et qui font qu'on évolue."
Amoureuse, désespérée, révoltée... Du haut de ses 26 ans, Gwenaëlle Glénat-Llorca est toutes les femmes à la fois. A travers des mots bruts, précis et directs, elle brosse une galerie de personnages et de situations d'une implacable authenticité. De la joie de porter un enfant à l'injustice de perdre un proche, il y a toute la palette des émotions d'une jeune femme bien décidée à ne pas gommer ses imperfections, ses contradictions, ses états d'âme. A gratter où ça fait mal, à frotter où ça fait du bien. Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde.
Qui n'a jamais rêvé de voyager dans le temps pour participer à des événements majeurs ou changer le cours des choses ? L'incroyable aventure de la mission Morestin est une plongée dans l'océan du temps pour découvrir un monde qui fut et un autre qui aurait pu être, si l'archiduc d'Autriche François-Ferdinand n'avait pas été assassiné le 28 juin 1914 à Sarajevo. Je vois d'étranges similitudes entre notre monde et l'Europe en 1914. Saurons-nous tirer profit des leçons de l'Histoire ?
Résumé : Peut-il y avoir une vie quotidienne, une vie légère, pendant que la guerre brûle et défigure tout autour de soi ? Comment l'homme use-t-il de tous ses talents lorsque rôdent la faim, le marasme et la misère ? La fougue que le témoin-conteur a mise dans les récits qu'il a faits à l'auteur et la passion qui faisait briller son regard tandis qu'il parlait, prouvent bien que oui et qu'il est possible de survivre, même dans les cas les plus critiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Max le fraudeur des rives de l'Escaut, pisteur de lièvres, piégeur d'anguilles et de brochets et... Bête noire des douaniers, a certes souvent côtoyé le danger dans ses périples nocturnes. Mais il a surtout fait l'expérience d'amitiés sincères et vécu ses premières amours. Avant toute chose, il a su garder son sens de l'humour et son appétit de vivre. En égrenant ses souvenirs, Max le passeur de tabac prohibé, le braconnier de plaine et d'eau douce, la bête noire des douaniers et gardes de tous bords, redonne vie à ses prouesses de fraudeur. Jeune homme intrépide, un brin anarchiste, il n'hésitait pas à entreprendre les expéditions les plus folles... La lecture des tableaux de Max permet de découvrir la vie des petites gens dans un coin de campagne, épargné par l'épouvantable laminoir de l'Histoire. Et de participer à une aventure passionnante.