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Editer les Pères de l'Eglise au XXe siècle. Edition revue et augmentée
Fouilloux Etienne ; Pouilloux Jean
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204096546
Depuis 1942, la collection "Sources chrétiennes" livre au public, selon une formule accessible, les grands textes des Pères de l'Eglise, grecs, latins ou orientaux. Or personne ne s'était intéressé de près à l'histoire, pourtant fort instructive, de cette vaste entreprise. Le livre d'Etienne Fouilloux concerne, au premier chef, l'histoire des Editions dominicaines du Cerf, qui ont pris en charge la collection dès son origine; puis l'histoire de la pensée catholique contemporaine, dans la mesure où les "Sources chrétiennes", conçues dans le milieu jésuite de Fourvière, ont été et demeurent une pièce maîtresse du "retour aux sources" bibliques, liturgiques et patristiques du christianisme, dont s'est nourri Vatican II. Les pères Daniélou et Lubac: les noms de ses deux premiers directeurs symbolisent à eux seuls un tel mouvement. La première édition de cet ouvrage, réalisée à l'occasion du cinquantenaire des "Sources chrétiennes" en 1995, s'arrêtait au début des années 1960; cette nouvelle édition poursuit cet historique jusqu'en 2006.
En 1907, le pape Pie X condamne, sous le nom de "modernisme", une série de thèses et d'auteurs qui soumettaient la foi catholique au défi de sciences humaines en plein essor, histoire et philosophie surtout. Le danger est jugé si grave que le Saint-Siège entoure alors la recherche théologique d'un redoutable barrage défensif, dont l'outil majeur n'est autre qu'un thomisme d'école, et les principaux agents des thomistes intransigeants qui peuplent les universités et les congrégations romaines, le tribunal du Saint-Office au premier chef. Le concile Vatican II a ouvert, de façon notoire, des brèches irréparables dans un tel barrage, tant sur l'autodéfinition de l'Eglise que sur ses rapports avec la pensée ambiante. Mais comment est-on passé, en un demi-siècle, de la forteresse battue par les vagues de l'hérésie au peuple de Dieu en dialogue avec ses contemporains, fussent-ils les "maîtres du soupçon" ou leurs émules? Sur le cas français, exemplaire mais pas unique, ce livre s'efforce de retrouver les choix intellectuels qui, non sans risques, ont permis la percée des années 1960: le recours à l'histoire pour lire le thomisme, un retour aux sources du christianisme et des emprunts aux philosophies de l'intériorité, principalement. De Gardeil à Chenu, sans oublier Maritain, et de Blondel à de Lubac, sans oublier Laberthonnière ni de Montcheuil, il restitue ainsi cinquante ans d'histoire de la pensée catholique française à son contexte, ecclésial et général. Biographie de l'auteur Etienne Fouilloux est agrégé d'histoire et docteur ès-lettres. Il enseigne l'histoire contemporaine à l'université Lumière-Lyon 2. Il consacre depuis trente ans ses recherches à l'histoire de la pensée chrétienne au XXe siècle: genèse du mouvement oecuménique; rôle des chrétiens dans les deux guerres mondiales; rapports entre initiatives périphériques et autorité romaine au sein du catholicisme.
Cette monographie vient reconstituer l'histoire d'une revue prestigieuse, Dieu vivant (1945-1955), animée par Marcel Moré, Jean Daniélou et Louis Massignon, mûrie sous l'Occupation et dans la résistance, et qui accompagna par sa dominante théologique et sa spiritualité "eschatologique" les angoisses de la Guerre froide, la vogue de "l'existentialisme", les approfondissements du dialogue oecuménique et interreligieux et les renouvellements de la pensée catholique dans le moment préconciliaire. Entre Esprit (Mounier), Critique (Bataille) et Les Temps modernes (Sartre), très liée à l'itinéraire spirituel de son principal animateur Marcel Moré (1887-1969), la revue marqua l'un des principaux carrefours intellectuels du moment, laissant ensuite une trace profonde par la qualité et la variété de ses collaborations, le tranchant dialectique de ses positionnements et l'intensité de ses sommaires. Sartre, Bataille, Queneau ou Klossowski, Michel Leiris, Brice Parain ou Jean Hyppolite, mais aussi les Pères de Lubac, Fessard, Bouyer, Urs von Balthasar, Monchanin, Claudel, Maurice de Gandillac ou Gabriel Marcel ont croisé son histoire, à des titres divers, faisant ainsi de Dieu vivant le principal organe de la "nouvelle théologie" d'après-guerre.
Duriez Bruno ; Fouilloux Etienne ; Michel Alain-Re
Dans les années trente, les Eglises prennent conscience du "fossé" qui les sépare des ouvriers. De multiples initiatives verront alors le jour pour tenter de le combler, lors du Front Populaire puis à la Libération, notamment en raison des liens tissés dans la Résistance. S'appuyant sur des archives récemment mises à la disposition du public et sur des témoignages, et complétant l'historiographie existante, les contributions réunies dans ce livre rendent compte de ce foisonnement, des espoirs et des conflits suscités. Cet ouvrage est issu du colloque organisé par les Archives de France, du 13 qu 15 octobre 1999, au Centre des Archives du monde du travail à Roubaix.
La nouvelle édition de l'Histoire littéraire du sentiment religieux, en 2006, a suscité un regain d'intérêt pour son auteur, l'abbé Bremond (1865-1933), et le renouveau des études bremondiennes. En témoigne la journée d'études qui s'est tenue à la Bibliothèque municipale de Lyon, le 4 juin 2008, et dont nous publions les actes. L'approche était double : histoire et littérature, pour scruter cette oeuvre singulière. D'une part tenter de mieux comprendre le type d'écriture adopté dans l'opus magnum, entre l'histoire des historiens et celle des littéraires ; d'autre part, réunir quelques-unes des pièces du puzzle de sa réception, dans les années de l'entre-deux guerres, et au regard des historiens d'aujourd'hui. Ainsi, contribuer à une évaluation nouvelle de l'apport de Bremond à ce qui allait s'appeler ensuite l'histoire de la spiritualité, aussi de sa stature (et de son statut) de prêtre écrivain. Les quelques pistes proposées se veulent autant d'invitations à lire ou relire l'Histoire littéraire - en explorer la foisonnante richesse et en approfondir, par d'autres investigations croisées entre histoire et littérature, les multiples possibles.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.