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Réussir les agrégations de lettres. Edition 2024
Fougère Marie-Ange
EUD
12,00 €
Épuisé
EAN :9782364414808
Tout le programme en un volume pour réussir les agrégations de lettres 2024. Ce volume propose aux candidats un article sur chacune des oeuvres inscrites au programme des agrégations (externe et interne) de Lettres 2024 : la littérature française du Moyen-Age au XXe siècle - Fabliaux du Moyen Age, Ouvres de Louise Labé, L'Astrée d'Honoré d'Urfé, Histoire d'une Grecque moderne de Prévost, Ecrits sur l'art de Baudelaire (agrégation externe) et Les Pleurs de Marceline Desbordes-Valmore (agrégation interne), Le Silence et Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute ; les deux questions de littérature comparée - "Théâtres de l'amour et de la mémoire" et "Romans du "réalisme magique"" ; enfin le cinéma - Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy. Chaque article est rédigé par un spécialiste de l'auteur ou de la question et développe un point essentiel à la compréhension des enjeux des oeuvres étudiées. Par l'exhaustivité et le sérieux de son contenu, ce volume constitue un outil indispensable pour la préparation du concours des agrégations de Lettres 2024.
Résumé : En face de la pauvre boutique du père Baudu se dresse dans toute son arrogance le Bonheur des Dames, nouveau temple de la consommation féminine, dirigé par l'ambitieux Octave Mouret qui est prêt à tout pour faire prospérer son affaire. C'est alors sous le regard fasciné de la jeune provinciale Denise, bien décidée à travailler au Bonheur, que va se jouer la bataille du commerce moderne... Dénonciation des excès du système capitaliste, le onzième volume de la série des Rougon-Macquart, où fourmillent les descriptions des expositions aguicheuses et des étalages à faire rêver le chaland, est aussi le grand roman zolien du désir et de la joie.
Lu et adulé à son époque, Paul Bourget est aujourd'hui méconnu, voire méprisé. Pourquoi cette brutale et si complète désaffection ? Sans doute l'idéologie conservatrice de cette oeuvre est-elle en cause, de même que le ton démonstratif de son auteur. Mais alors que la production de Bourget est immense et extrêmement diverse - romans, nouvelles, récits de voyage, essais, chroniques, poésie, etc.-, le lecteur d'aujourd'hui ne connaît guère que Le Disciple et les Essais de psychologie contemporaine : cela suffit-il pour qu'il se fasse une opinion ? Un réexamen de Bourget s'imposait donc, ne serait-ce que pour faire découvrir d'autres textes et prendre la mesure de la production de ce polygraphe. Tel est le propos de cet ouvrage : faire le point sur l'œuvre de Paul Bourget et réévaluer sa place dans le champ littéraire et critique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
Au XIXe siècle, les "Humanités" restent le parcours académique obligé de la culture bourgeoise et de l'honnête homme. Une telle hégémonie se voit toutefois, au fil du siècle, de plus en plus malmenée et les humanités raillées comme les reliques d'un temps révolu : leur ridicule le disputerait à leur innocuité. En outre elles servent à leur tour à ridiculiser gouvernements et figures en vue qui se réclament de citations et modèles antiques. Convoquant la littérature, l'histoire culturelle, la mythocritique, l'histoire de l'art et la culture médiatique, le présent ouvrage montre comment l'usage ridicule des "humanités" révèle les travers et aspirations de la société bourgeoise du XIXe siècle.
Après le traumatisme causé au légendaire esprit français par la terreur, le XIXe siècle est soucieux de redonner sa place au rire. Aussi croit-il bon d'invoquer la figure d'un des grands maîtres : Rabelais. Cet intérêt ne se dément pas au fil des années : écrivains, critiques, journalistes, mais aussi illustrateurs et caricaturistes, tous s'intéressent à lui, qu'il s'agisse de l'éditer, de le commenter ou encore de l'imiter. Toutefois, Rabelais décourage les lecteurs par sa langue comme par le foisonnement de son œuvre. Prévaut donc le plus souvent l'idée que l'on se fait de lui. Surtout, Rabelais est convoqué par le XIXe siècle pour conforter la tradition supposée du rire français et ainsi restaurer l'identité nationale. Cela suppose que l'on tronque, que l'on émascule son œuvre pour en faire ce que l'on veut qu'elle soit. Étudier, sous l'angle du rire, la réception de Rabelais à cette période revient donc à mettre au jour un malentendu qui en dit long sur les aspirations, les regrets et les fantasmes qui furent ceux du XIXe siècle lui-même.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.