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Le malaise enchanté ou l'enseignement dans tous ses états
Foubert Philippe
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747517829
Goethe disait : " D'abord il faut apprendre son métier, puis l'oublier pour pouvoir créer ". Chaque page de cet ouvrage renforce l'idée que la personne de l'enseignant peut servir l'apprentissage comme il peut le desservir. Mais cet écrit n'est pas seulement diagnostic, sa raison d'être est avant tout force de suggestions et mesures correctives précises qui font l'objet de sa conclusion en 110 propositions. Comme seuls les sujets graves peuvent être traités avec humour, l'auteur propose un exercice de style qui n'est en rien une énième recherche du type approche D.R.H. et consultant du terrain, mais une réalité quotidienne vécue et ressentie des pratiques éducatives étayées de 30 années d'enseignement. Un livre pour certains, pour tous, pour chacun, pour tous ceux qui, comme l'auteur, refusent la politique " des-bras-m'en-tombent ", l'immobilisme généré par la peur de déplaire à une minorité toxique, et cherchent à préserver la part de restauration des êtres dans leur envie (en vie) d'être.
Eraserhead, Elephant Man, Blue Velvet, Sailor et Lula, le film et la série Twin Peaks, Lost Highway, Une histoire vraie, Mulholland Drive, Inland Empire : David Lynch a marqué de son génie le panorama contemporain de la création cinématographique et télévisuelle. Pendant longtemps, toutefois, son oeuvre a suscité sinon le scandale, du moins la perplexité. Maintenant devenu artiste consacré par le public et la critique, le réalisateur n'a pas pour autant renoncé au désir du renouvellement et de l'expérimentation, continuant de placer la définition des cinémas - du cinéma - au centre de son projet créatif. Par une étude thématique et formelle ainsi qu'une " mise en situation " culturelle, esthétique et philosophique de l'oeuvre, cet essai entend baliser l'écart au chemin coutumier qui caractérise la pratique de l'auteur.
Résumé : Un chef mafieux se confesse à sa psy, sur fond sanglant de règlements de compte entre gangsters dans le New Jersey... Dans Les Soprano. Une Amérique désenchantée, Frédéric Foubert et Florent Loulendo analysent en détail la série créée par David Chase, l'un des tableaux les plus justes et les plus féroces des Etats-Unis du début du XXIe siècle, saluée en son temps par Norman Mailer comme un " grand roman américain ". Par l'analyse de ses différents aspects (la fascination exercée par la figure " antihéroïque " de Tony Soprano, la description à la fois tendre et acide de la communauté italo-américaine, le constat inquiétant sur les fractures raciales américaines, la relecture du film de gangsters à l'aune de la psychanalyse...), les auteurs en dévoilent la dimension de " série-monde " et soulignent à quel point elle est une oeuvre charnière : en dépeignant une nouvelle étape de l'éternelle désillusion américaine, Les Soprano saisit en effet un moment de bascule entre deux époques, deux siècles, deux idées de l'Amérique et deux approches de la télévision.
La transmission n'est pas l'aboutissement de la vie. elle est la vie. Elle est présente dans tout ce que l'on fait ou exprime. Elle nous accompagne de notre premier jour à notre dernier jour. Elle est cette continuité, cette trace que l'on aurait laissée dans la neige et que l'on espère infinie. Cette voie naturelle est malgré tout complexe. Elle s'organise. elle comporte des risques, elle peut faire peur, elle induit (expose) notre personnalité culturelle. Cet ouvrage traite dans sa première partie du rôle, du fonctionnement et du pouvoir de la transmission à travers l'évocation, l'éducation, le legs, l'héritage, les traditions ou simplement le partage. Dans la deuxième partie, l'auteur nous surprend en abordant les nombreux détours d'une transmission qui ne peut que passer par une acceptation de soi, un désir de transformer ses problèmes en espoir pour l'avenir et des doutes en convictions appliquées. Ce désir remplaçant le besoin, comme le disait Bachelard, la morosité entretenue fait place à l'enthousiasme : le renoncement se transforme en réflexions, puis en idées et enfin en projets. Notre bonheur est dans l'altérité, notre richesse dans ce plaisir à découvrir et à partager.
Résumé : Le 22 août 1878, la comédienne S. Bernhardt s'envole en ballon au-dessus de Paris en compagnie de son amant Georges Perrin. La jeune artiste, qui se démarquait déjà par son tempérament extravagant, s'affiche ainsi en femme libérée des carcans de son époque. Le lendemain, elle relate cette folle journée en se mettant en scène sous la forme d'une chaise.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.