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Visa VI . Littoral/Pointe du Cap Corse
Fortini Marcel
FILIGRANES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782350460611
Avant d'être le moulin Mattei, le moulin s'appelait le moulin Franceschi, du nom de son propriétaire. Il appartenait à un ancêtre de Marcel Fortini, lui-même natif de la région et qui a réalisé les photographies de ce livre. Il est des hasards heureux. Le moulin Franceschi cessa son activité au début du XIXème siècle, la foudre s'étant abattue sur le bâtiment. Les dégâts furent très importants et le remettre en état s'avéra impossible. On le laissa donc à l'abandon. A l'endroit même où ce moulin fut construit, dans des temps très anciens, la nuit on allumait des feux pour guider les bateaux dans cette passe dangereuse. Le feu et son expression métaphorique - le coup de foudre - ne sont pas étrangers à l'histoire de ce moulin. La fascination de Marcel Fortini n'est sans doute pas non plus très différente de celle de François Mattei, qui se porta acquéreur du moulin foudroyé et désaffecté. Quelqu'un a-t-il relevé la folie de cette entreprise, son apparente inutilité ? Même, il semblerait que l'on se soit moqué de l'efficacité qui préside d'habitude à de tels projets. François Mattei achète donc ce moulin, non pour le restaurer, mais pour y apposer sa marque, en faire la publicité où son nom serait peint sur la façade - comme on pouvait le voir alors dans les grandes villes du continent et d'ailleurs. Il a dû longtemps tourner autour du moulin, l'observer de près, se le remémorer, en être obsédé avant que ne s'impose à lui l'impérieuse nécessité de l'acquérir. Comme Marcel Fortini, il a dû y passer de longues heures, à l'affût des ombres, d'une lumière changeante, à attendre ce qu'ils espéraient voir enfin. Ils ont en commun d'avoir saisi, chacun à sa manière, le mystère qui nimbe cet endroit. Cela exige une certaine retenue et même de la sagesse.
Découverte dans une maison familiale du hameau de Camera - le bien nommé - (Centuri, Cap Corse), de plaques de verre, protégées dans une vieille malle de voyage, en bois et peau de sanglier. Mémoires d'un photographe amateur ayant bourlingué : Mathieu Micheli, pharmacien-major dans les troupes coloniales, arrivé à Pondichéry le 24 avril 1910. Pour Marcel Fortini, il était tentant, à un siècle près, d'emprunter les itinéraires de son ancêtre. Jérôme Camilly, quant à lui, sollicitait son imaginaire et noircissait ses blocs-notes à vue d'oeil. "Le promeneur de Pondichéry" témoigne de cette histoire.
C'est très pénible cette vie qu'on mène ici et cette malheureuse guerre est bien longue. Quand viendra le jour de pouvoir venir me reposer dans ma chère famille ? Enfin patience...
De l'oeuvre de Franco Fortini, vaste et multiforme, il n'existe presque pas de traduction en langue française : parmi les auteurs les plus importants du vingtième siècle italien, il est sans aucun doute celui qu'on connaît le moins en France (si ce n'est par le film de Straub et Huillet Fortini/cani). La conscience aux extrêmes, ensemble de textes inédits, reconstruit les étapes essentielles de sa réflexion sur les rapports entre les intellectuels, les transformations sociales et la politique. S'échelonnant sur cinquante ans, de 1944 à 1994 (de la fin de la dictature fasciste à la mort de l'auteur), c'est aussi un portrait de l'Italie du XXe siècle qui se dessine par le fil conducteur de la question des intellectuels, de leur rôle, de leur "engagement" , tout en posant sur ces questions un éclairage nouveau et décalé par rapport aux débats français, que ses intuitions ne manqueront pas de nourrir. On y suit l'évolution de l'auteur - du personnalisme chrétien au marxisme critique -, mais aussi celle de l'Italie, de la guerre civile à la reconstruction, puis aux Trente Glorieuses, aux mouvements de contestation, jusqu'aux années de plomb et à l'instauration du pouvoir médiatique de Berlusconi dans les années 1990. En 1944 le jeune Fortini s'adresse essentiellement aux artistes, aux poètes et aux auteurs, dont il fustige à la fois l'élitisme et la tendance à la servitude volontaire face au pouvoir. Dans le texte de 1945 intitulé "Une culture nouvelle" ses destinataires ne sont plus les intellectuels, mais les classes laborieuses qui ont tiré des expériences de la guerre et de la Résistance une nouvelle conscience politique. Dans les textes plus tardifs, Fortini s'efforce d'imaginer une stratégie oppositionnelle adéquate à une société capitaliste avancée. Après l'échec de ses espoirs politiques entre les années de plomb et les années 1980, l'écrit "Pasolini politique" dresse un bilan du différend inconciliable entre les deux modèles d'intellectuel que Fortini et Pasolini ont incarné. Enfin la "Lettre ouverte à l'Assemblée sur la liberté de l'information" (1994), dernière intervention publique de Fortini, dénonce la dégradation des médias et leur asservissement au pouvoir. Le recueil est présenté par Andrea Cavazzini, qui reconstruit le trajet de Franco Fortini, présente brièvement chaque texte et dégage les coordonnées historique et thématiques de sa réflexion sur la question des intellectuels. Livre d'une brûlante actualité (ses enjeux excèdent et son siècle et le contexte italien) La conscience aux extrêmes restitue la trajectoire exemplaire et l'acuité de pensée d'un intellectuel intransigeant.
Ce livre est né de rencontres, d'un intérêt pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d'un dialogue entre deux photographies, Entre fleuve et rivière est une inspiration, une envie d'explorer une histoire commune. Ce sont deux regards croisés sur le pays basque et les territoires du Québec et du Labrador, sur les fleuves qui les parcourent. A la recherche de traces fictives ou réelles, se trouve une lecture très personnelle des paysages. Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle Aquitaine Charles-Frédérick Ouellet, photographe Québecois, ont chacun découvert le territoire de l'autre. Les poèmes en prose d'Itxaro Borda invitent à un troisième regard sur ces images.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.