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Odysséennes. Cinq femmes homériques
Fort Sylvain
BUSCLATS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782361661755
La postérité s'est emparée des femmes de l'Odyssée. C'est Circé transformant en cochons les compagnons d'Ulysse, Nausicaa découvrant Ulysse nu dans un bosquet, Calypso retenant le héros sur son île, Hélène revenue chez elle versant aux hommes un philtre d'apaisement. C'est Penelope, enfin, défaisant fil à fil, la nuit, la tapisserie qu'elle a tissée le jour. Sylvain Fort qui tutoie et admire ces Odysséennes, nous les livre une à une dans l'originalité de leur histoire, les mystères de leur identité et les secrets de leurs désirs. Femmes ou déesses. Femmes et déesses, immortelles ou humaines, elles sont celles qui voient au delà du présent, au delà des conventions, au delà du vivant parfois. Force et charme de ces portraits : ces femmes d'antan, nichées dans la mythologie et la légende nous deviennent, en toute poésie, étrangement contemporaines.
Résumé : L'amitié est de l'ordre du c?ur. Chacun en a son expérience et sa conception. Prétendre l'analyser, c'est s'attribuer dans ce domaine une illusoire autorité. C'est aussi s'exposer à un froid désenchantement. Cependant, la difficulté extrême qu'il y a à définir l'amitié rend à elle seule cette analyse nécessaire. Se découvrent alors la dimension certes profondément affective de l'amitié (et ses liens avec la sexualité), mais également sa dimension éthique et sociale (elle fonde certaines valeurs), voire métaphysique. Trois textes, trois visions, guideront cette analyse : les livres VIII et IX de l'Ethique à Nicomaque d'Aristote, Les Faux-Monnayeurs d'André Gide et En attendant Godot de Samuel Beckett. Proust, La Rochefoucauld, Montaigne ou encore Schiller apporteront sur la question des éclairages seconds et différenciés, faisant en sorte que l'amitié, comprise dans ses implications profondes, n'en demeure pas moins une valeur vivace.
Pendant plus de dix ans, Sylvain Fort a assuré sur Forumopera.com une garde dont personne ne voulait : celle d'embaumeur. Quand un chanteur d'opéra venait à s'éteindre et qu'il avait été cher à son coeur, c'est dans l'énergie de l'émotion qu'il lui rendait hommage. Dans les rédactions, pourtant, la terrible logique des " viandes froides " veut qu'on ait pour chaque artiste prêt à rejoindre son créateur un bel obituaire tout encarté de pourpre. Ces hommages, composés alors que la victime bat encore le pavé, rappellent les albums de Noël opportunément enregistrés au mois de juillet. C'est au contraire dans l'immédiat silence de la disparition que Sylvain Fort composa le catafalque de ceux qu'il admira depuis sa plus tendre jeunesse. Ainsi, " In Memoriam ", n'est pas un recueil d'hommages raisonnés, c'est le témoignage d'un mélomane épouvanté de voir glisser ses idoles dans un silence définitif.
Résumé : A quatorze ans, Friedrich Schiller est expédié dans une école censée former les futurs cadres du duché de Wurtemberg. La stricte discipline de l'internat le heurte. Mais l'arrête et le travaille tout autant (sinon plus) la découverte d'?uvres philosophiques, théâtrales, littéraires qui brutalement élargissent son horizon de petit Souabe docile. Là, la culture française est culture officielle. Il lui faut la connaître, sinon l'aimer. Mais la culture française est aussi celle des chemins de traverse, dont les théories matérialistes sont l'aboutissement le plus neuf et, pour Schiller, le plus déroutant. Aussi le rapport de Schiller avec la culture ne fut-il, ne put-il jamais être, celui familier, distancié et ironique des écrivains bien-nés. Ce rapport fut toujours de travail, de questionnement avide et radical. Pour la première fois en Allemagne, un écrivain en formation puis un écrivain fêté prenait d'un bloc cette culture française du siècle passé et du temps présent, pour en mesurer à l'aune allemande la fécondité et les impasses. Epreuve difficile, mais salutaire et étonnamment fructueuse pour Schiller, dont les ?uvres de jeunesse peuvent se lire comme une vaste réponse aux problèmes posés par cette culture si présente et si étrangère. Epreuve salutaire aussi pour la culture française même, prise, en cette fin de XVIIIe siècle, dans des apories esthétiques et intellectuelles presque stérilisantes. Ce n'est pas tant de " réception " ou de " passage " qu'il est question dans cet ouvrage que d'une création littéraire de part en part critique, prête à remettre sans cesse en question, au miroir d'une autre culture, ses propres bases et ses propres principes. La culture française, et particulièrement la culture des Lumières, Schiller ne l'a pas adaptée ni apprivoisée en Allemagne, il l'a remodelée pour en faire une source vive de littérature neuve.
Résumé : Quatre-vingt-treize peut apparaître d'abord comme un roman sur la guerre, non sur la paix. La guerre y est multiple : civile, militaire, politique, sociale, religieuse... Mais Hugo n'omet jamais la mise en perspective, qui seule permet de comprendre les mécanismes secrets des phénomènes historiques. La paix est l'envers et le contrepoint de la guerre. On ne peut comprendre la guerre sans avoir une idée claire de la paix qui en est l'horizon. Quatre-vingt-treize est aussi un roman philosophique. La paix n'est pas seulement le contraire de la guerre. C'est une notion supérieure, un idéal. Pour cet idéal, il est permis de se battre. Une autre dimension de la paix apparaît alors, plus métaphysique, voire mystique.
Versailles appartient autant à l'Histoire qu'à notre imaginaire. Du XVIIe siècle triomphant à nos jours, ce lieu de beauté déploie sa majesté et ses mystères, offrant à tous ceux - rois, reines, courtisans ou simples visiteurs - qui l'ont habité, fréquenté ou seulement visité, un espace de désir, de rêve, de création. Marc Alyn, Marie-Claire Bancquart, Tahar Ben Jelloun, Philippe Delaveau, Alain Duault, Abdellatif Laâbi, Werner Lambersy, Nimrod, Jean Orizet, Salah Stétié, Zoé Valdès et André Velter ont répondu à l'invitation de Catherine Pégard qui préside aux destinées du château de Versailles et de Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes. Ils célèbrent ici en poésie ce lieu mythique, berceau du classicisme français.
Début 1951, Char fait la connaissance de Staël à Paris. De cette rencontre naît le projet d'un livre commun Poèmes, accompagné de quatorze bois gravés. Une année durant, Staël délaisse ses pinceaux pour exécuter à coup de gouges ses gravures et tient fidèlement compte à Char de ses avancées et de la passion qui l'anime. Lors de ses voyages, Staël ne cesse de parler à son jumeau aux "sabots ailés" pour l'entretenir de sa quête artistique et de ses chocs visuels. En 1953, Staël et les siens s'installent dans le Sud à proximité du poète, dans son milieu intime et familier. Les lettres et cartes échangées jalonnent leur chemin de créateurs et racontent à demi-mot leur magnifique histoire d'amitié.