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Le romantisme. Anthologie
Fort Sylvain
FLAMMARION
3,90 €
Épuisé
EAN :9782081444744
Fils de la révolution de 1789, le romantisme, nourri en France à la source de Jean-Jacques Rousseau, s?est imposé dans la première moitié du XIXe siècle comme l?esthétique dominante dans la littérature et les arts. En rupture avec la rationalité des Lumières, il exprime le sentiment nouveau chez les artistes d?une humanité inquiète. C?est par le biais d?une quête intérieure qui pose le moi au centre de tout que la sensibilité romantique tente désormais de déchiffrer le monde. De cette quête, les écrivains se veulent les prophètes. Ce sont leurs voix que ce volume donne à entendre. Conçue comme un petit manuel de littérature organisé en trois parties, cette anthologie réunit une vingtaine de textes, restitués dans leur contexte et accompagnés d?une riche iconographie. L?édition : Repères chronologiques ; Définir le mouvement par les textes ; Répertoire : les principales figures du romantisme ; Histoire des arts : les romantiques et l?histoire.
Résumé : A quatorze ans, Friedrich Schiller est expédié dans une école censée former les futurs cadres du duché de Wurtemberg. La stricte discipline de l'internat le heurte. Mais l'arrête et le travaille tout autant (sinon plus) la découverte d'?uvres philosophiques, théâtrales, littéraires qui brutalement élargissent son horizon de petit Souabe docile. Là, la culture française est culture officielle. Il lui faut la connaître, sinon l'aimer. Mais la culture française est aussi celle des chemins de traverse, dont les théories matérialistes sont l'aboutissement le plus neuf et, pour Schiller, le plus déroutant. Aussi le rapport de Schiller avec la culture ne fut-il, ne put-il jamais être, celui familier, distancié et ironique des écrivains bien-nés. Ce rapport fut toujours de travail, de questionnement avide et radical. Pour la première fois en Allemagne, un écrivain en formation puis un écrivain fêté prenait d'un bloc cette culture française du siècle passé et du temps présent, pour en mesurer à l'aune allemande la fécondité et les impasses. Epreuve difficile, mais salutaire et étonnamment fructueuse pour Schiller, dont les ?uvres de jeunesse peuvent se lire comme une vaste réponse aux problèmes posés par cette culture si présente et si étrangère. Epreuve salutaire aussi pour la culture française même, prise, en cette fin de XVIIIe siècle, dans des apories esthétiques et intellectuelles presque stérilisantes. Ce n'est pas tant de " réception " ou de " passage " qu'il est question dans cet ouvrage que d'une création littéraire de part en part critique, prête à remettre sans cesse en question, au miroir d'une autre culture, ses propres bases et ses propres principes. La culture française, et particulièrement la culture des Lumières, Schiller ne l'a pas adaptée ni apprivoisée en Allemagne, il l'a remodelée pour en faire une source vive de littérature neuve.
Résumé : Un admirable essai philosophique, artistique et poétique par l'une des plus grandes plumes actuelles. La musique nous atteint, mais par quel chemin ? Que vient-elle combler en nous qui était vacant, disponible ? Quelles régions de notre être sait-elle mieux que tout autre art faire résonner et rendre soudain plus fécondes ? Quel est ce silence intérieur qui nous fait l'accueillir comme un hôte, et quel est ce fracas qu'elle aime à produire pour nous secouer ? En somme, la question n'est pas de savoir comment la musique est faite, mais d'abord ce qu'elle nous fait, et comment, et pourquoi. L'objet de ce livre est de retracer ce cheminement de la musique, de chercher à cerner ce que peut être une sensibilité musicale, et par là de comprendre un peu mieux ce qu'il nous est permis d'attendre de cet art invisible, aérien, abstrait, dont les effets sont plus manifestes et physiques qu'aucune autre forme d'expression.
Verdi est un compositeur pour notre temps. Mystérieusement, il porte, comme son oeuvre, des traits qui caractérisent notre époque. Traits non seulement esthétiques, mais aussi moraux et, en un sens, politiques. Verdi, au long de ses opéras, parle des humiliés, des offensés, des mal-lotis ; il donne voix à ce que l'humiliation sociale suscite : la colère, la peur, et donc le désir de vengeance, l'instinct de sacrifice, le goût idéaliste des causes perdues, l'avidité du pouvoir. Aucun autre compositeur d'opéra n'a fait entendre de façon aussi puissante les élans profonds des âmes blessées, pour la simple raison que Verdi les a ressentis dans sa chair, en a fait l'épreuve dans sa vie d'homme. Ainsi ses opéras continuent-ils, aujourd'hui encore, de déchirer le voile des conventions et des accommodements faciles, alors que nous vivons toujours sous l'empire de ces conventions, des préjugés, des apparences. Verdi fut un homme en colère, un anticonformiste poussant parfois jusqu'à la cruauté l'expression de ses indignations ou de sa rage face à certaines situations. C'est cette insoumission foncière face aux injonctions de la mode, de la censure et des convenances, qui donne à son oeuvre la puissance qui lui a permis de traverser le temps et de rencontrer aujourd'hui encore nos rêves et nos révoltes. Sylvain Fort livre ici de cet insurgé un portrait qui n'est pas sans échos avec l'état de nos sociétés contemporaines.
Résumé : Quatre-vingt-treize peut apparaître d'abord comme un roman sur la guerre, non sur la paix. La guerre y est multiple : civile, militaire, politique, sociale, religieuse... Mais Hugo n'omet jamais la mise en perspective, qui seule permet de comprendre les mécanismes secrets des phénomènes historiques. La paix est l'envers et le contrepoint de la guerre. On ne peut comprendre la guerre sans avoir une idée claire de la paix qui en est l'horizon. Quatre-vingt-treize est aussi un roman philosophique. La paix n'est pas seulement le contraire de la guerre. C'est une notion supérieure, un idéal. Pour cet idéal, il est permis de se battre. Une autre dimension de la paix apparaît alors, plus métaphysique voire mystique.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.