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La musique souvent nous prend comme une mer
Fort Sylvain
LE PASSEUR
16,00 €
Épuisé
EAN :9782368909812
Un admirable essai philosophique, artistique et poétique par l'une des plus grandes plumes actuelles. La musique nous atteint, mais par quel chemin ? Que vient-elle combler en nous qui était vacant, disponible ? Quelles régions de notre être sait-elle mieux que tout autre art faire résonner et rendre soudain plus fécondes ? Quel est ce silence intérieur qui nous fait l'accueillir comme un hôte, et quel est ce fracas qu'elle aime à produire pour nous secouer ? En somme, la question n'est pas de savoir comment la musique est faite, mais d'abord ce qu'elle nous fait, et comment, et pourquoi. L'objet de ce livre est de retracer ce cheminement de la musique, de chercher à cerner ce que peut être une sensibilité musicale, et par là de comprendre un peu mieux ce qu'il nous est permis d'attendre de cet art invisible, aérien, abstrait, dont les effets sont plus manifestes et physiques qu'aucune autre forme d'expression.
La postérité s'est emparée des femmes de l'Odyssée. C'est Circé transformant en cochons les compagnons d'Ulysse, Nausicaa découvrant Ulysse nu dans un bosquet, Calypso retenant le héros sur son île, Hélène revenue chez elle versant aux hommes un philtre d'apaisement. C'est Penelope, enfin, défaisant fil à fil, la nuit, la tapisserie qu'elle a tissée le jour. Sylvain Fort qui tutoie et admire ces Odysséennes, nous les livre une à une dans l'originalité de leur histoire, les mystères de leur identité et les secrets de leurs désirs. Femmes ou déesses. Femmes et déesses, immortelles ou humaines, elles sont celles qui voient au delà du présent, au delà des conventions, au delà du vivant parfois. Force et charme de ces portraits : ces femmes d'antan, nichées dans la mythologie et la légende nous deviennent, en toute poésie, étrangement contemporaines.
Verdi est un compositeur pour notre temps. Mystérieusement, il porte, comme son oeuvre, des traits qui caractérisent notre époque. Traits non seulement esthétiques, mais aussi moraux et, en un sens, politiques. Verdi, au long de ses opéras, parle des humiliés, des offensés, des mal-lotis ; il donne voix à ce que l'humiliation sociale suscite : la colère, la peur, et donc le désir de vengeance, l'instinct de sacrifice, le goût idéaliste des causes perdues, l'avidité du pouvoir. Aucun autre compositeur d'opéra n'a fait entendre de façon aussi puissante les élans profonds des âmes blessées, pour la simple raison que Verdi les a ressentis dans sa chair, en a fait l'épreuve dans sa vie d'homme. Ainsi ses opéras continuent-ils, aujourd'hui encore, de déchirer le voile des conventions et des accommodements faciles, alors que nous vivons toujours sous l'empire de ces conventions, des préjugés, des apparences. Verdi fut un homme en colère, un anticonformiste poussant parfois jusqu'à la cruauté l'expression de ses indignations ou de sa rage face à certaines situations. C'est cette insoumission foncière face aux injonctions de la mode, de la censure et des convenances, qui donne à son oeuvre la puissance qui lui a permis de traverser le temps et de rencontrer aujourd'hui encore nos rêves et nos révoltes. Sylvain Fort livre ici de cet insurgé un portrait qui n'est pas sans échos avec l'état de nos sociétés contemporaines.
Résumé : A quatorze ans, Friedrich Schiller est expédié dans une école censée former les futurs cadres du duché de Wurtemberg. La stricte discipline de l'internat le heurte. Mais l'arrête et le travaille tout autant (sinon plus) la découverte d'?uvres philosophiques, théâtrales, littéraires qui brutalement élargissent son horizon de petit Souabe docile. Là, la culture française est culture officielle. Il lui faut la connaître, sinon l'aimer. Mais la culture française est aussi celle des chemins de traverse, dont les théories matérialistes sont l'aboutissement le plus neuf et, pour Schiller, le plus déroutant. Aussi le rapport de Schiller avec la culture ne fut-il, ne put-il jamais être, celui familier, distancié et ironique des écrivains bien-nés. Ce rapport fut toujours de travail, de questionnement avide et radical. Pour la première fois en Allemagne, un écrivain en formation puis un écrivain fêté prenait d'un bloc cette culture française du siècle passé et du temps présent, pour en mesurer à l'aune allemande la fécondité et les impasses. Epreuve difficile, mais salutaire et étonnamment fructueuse pour Schiller, dont les ?uvres de jeunesse peuvent se lire comme une vaste réponse aux problèmes posés par cette culture si présente et si étrangère. Epreuve salutaire aussi pour la culture française même, prise, en cette fin de XVIIIe siècle, dans des apories esthétiques et intellectuelles presque stérilisantes. Ce n'est pas tant de " réception " ou de " passage " qu'il est question dans cet ouvrage que d'une création littéraire de part en part critique, prête à remettre sans cesse en question, au miroir d'une autre culture, ses propres bases et ses propres principes. La culture française, et particulièrement la culture des Lumières, Schiller ne l'a pas adaptée ni apprivoisée en Allemagne, il l'a remodelée pour en faire une source vive de littérature neuve.
L'angoisse du devenir hante les récits de Saint-Exupéry. Lorsque le pilote dans son avion (Vol de nuit) connaît l'angoisse de ne plus atterrir parce qu'il s'est perdu, parce qu'il a dérivé, parce que désormais il ne voit plus rien et qu'il comprend qu'il vit ses dernières minutes avant une panne sèche qui le précipitera en mer, il vit aussi l'épreuve suprême. Soudain il comprend. Il devient. Il n'échoue pas dans le désespoir ni dans le cri de détresse. Il est allé jusqu'au terme de son voyage personnel. Lorsque le pilote de Terre des hommes se prépare à mourir sous la mitraille, il n'éprouve pas la peur moite de ceux qui voient arriver leur dernière heure. Il goûte le moment comme l'apothéose de sa vie, comme l'instant le plus intense de sa vie, dût-il en être le dernier : "Je suis vivant. Je suis encore vivant. Je suis toujours vivant" Telle est la grande affaire : conjurer la mort." Cette splendide initiation à l'oeuvre de Saint-Exupéry traverse les silences de l'écrivain et les plaies du combattant, nous confronte au défi du monde, et réalise une véritable mystique du courage aux accents uniques.
Le rythme frénétique de notre société laisse peu de place aux questionnements sur le sens de la vie. S'inspirant de textes millénaires et contemporains de la sagesse juive, le rabbin Pauline Bebe propose une véritable philosophie du quotidien, à la fois spirituelle et concrète, afin de vivre pleinement sa vie et non de la rêver. Avec finesse et clarté, elle interroge les grands thèmes de l'existence : le bonheur, la liberté, le travail, le rire, l'amour, la science, le pardon, l'indifférence, l'ennui... Sa lecture non conventionnelle de ces sujets amène à réfléchir par nous-même. Loin des réponses toutes faites, sans dogmatisme, ce message universel qui allie tradition et modernité s'adresse à tous ceux qui, croyants et non-croyants, aspirent à une vie pleine de sens.
Aimer Star Wars, est-ce aussi se montrer philosophe ? La saga de George Lucas a tout du mythe contemporain. Les répliques les plus célèbres émaillent le langage courant et les personnages eux-mêmes sont devenus des figures emblématiques sur toute la planète. Loin de la simple épopée pour adolescents, Star Wars se révèle sans doute plus philosophique qu'on pourrait le croire. La question du bien et du mal, mais aussi celles de la religion, de la politique, de la technique, de l'identité ou de la liberté, y sont abordées. Animé d'une verve caustique et décalée, et avec le concours des grands philosophes, Gilles Vervisch débusque les thèmes que recèle ce mythe fondateur de la pop culture. De Dark Vador à Platon, d'Obi-Wan Kenobi à Jocho Yamamoto, de Palpatine à Machiavel, il n'y a qu'un pas, et l'on peut s'initier à la philosophie en regardant Star Wars. C'est ce que démontre avec brio Gilles Vervisch.
On pense tout connaître de l'antisémitisme, en avoir fait le tour, ne plus rien pouvoir découvrir. On le perçoit essentiellement à travers le prisme de la Shoah et de la résurgence d'actes antisémites dans l'actualité. Mais depuis quand existe-t-il ? Où sévit-il ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? Historien du judaïsme, Stéphane Encel répond avec clarté et rigueur aux interrogations les plus communes comme les plus taboues sur l'antisémitisme. Rarement cette haine mondiale et plurimillénaire a été abordée de manière aussi pédagogique et accessible. Convaincu que ce mouvement multiforme ne peut être cerné que par une approche en mosaïque, l'auteur couvre tous les thèmes et les périodes de ce phénomène ancré dans les mentalités, aux conséquences tragiques. Concepts, histoire, fantasmes, Etat d'Israël, moyens de lutte, les différentes facettes du sujet sont mises en perspective dans leur contexte sociologique et historique. Comprendre pour pouvoir décrypter, dépassionner pour pouvoir réfléchir, Stéphane Encel apporte des clefs essentielles pour analyser ce fléau qui n'en finit pas de faire peur autant que de fasciner.
Qui peut se prévaloir de la certitude d'aimer ou d'être aimé ? Cette question demeure d'une brûlante actualité, car bien des décisions importantes dans nos vies sont prises au nom de l'amour ou de ce que l'on croit être l'amour. Dans un échange nourri et fécond, les auteurs de cet essai pointent les paradoxes de l'amour. Jean-Pierre Winter rappelle que l'amour ne saurait se réduire à une simple illusion, même s'il ne se prouve pas. De son côté, Nathalie Sarthou-Lajus montre que l'amour relève du "risque de croire", d'un mouvement d'ouverture et de confiance qui rend possible l'abandon de soi. Au carrefour de la psychanalyse, de la philosophie, de la poésie et de la spiritualité, Jean-Pierre Winter et Nathalie Sarthou-Lajus, convaincus qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul, tracent des voies pour surmonter les illusions et les désillusions de l'amour.