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Herbert Von Karajan. Une autobiographie imaginaire
Fort Sylvain
ACTES SUD
17,00 €
Épuisé
EAN :9782330068523
A tort ou à raison, Herbert von Karajan s'est imposé comme le chef d'orchestre majeur de l'après-guerre. Sa notoriété, sa stature, sa production discographique ont éclipsé tous ses concurrents. Les polémiques nées autour de sa proximité avec le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale ont ajouté à cela un parfum de soufre. Nombre de livres se sont emparés de ce parcours si riche pour raconter la vie d'un témoin et acteur de près d'un siècle de musique. D'un texte à l'autre émerge toutefois une évidence : le matériau de première main, c'est-à-dire ce que Karajan a pu raconter, est fort maigre. Toute biographie tente de masquer l'évidence d'une très grande pudeur, prise parfois pour un goût maniaque du secret. D'où le pari du présent livre : tenter une autobiographie imaginaire du chef d'orchestre. Tel est le moyen employé pour que la vie de Karajan prenne sens ; pour que son travail s'inscrive dans une dynamique cohérente et compréhensible ; mais surtout pour que la musique prenne sa juste place dans l'existence d'un homme qui parut souvent la mettre à son service alors qu'en réalité il n'eut de cesse de la servir. Comme tous les volumes de la collection "Classica", cet Herbert von Karajan est enrichi d'un index, de repères bibliographiques et d'une discographie.
Résumé : A quatorze ans, Friedrich Schiller est expédié dans une école censée former les futurs cadres du duché de Wurtemberg. La stricte discipline de l'internat le heurte. Mais l'arrête et le travaille tout autant (sinon plus) la découverte d'?uvres philosophiques, théâtrales, littéraires qui brutalement élargissent son horizon de petit Souabe docile. Là, la culture française est culture officielle. Il lui faut la connaître, sinon l'aimer. Mais la culture française est aussi celle des chemins de traverse, dont les théories matérialistes sont l'aboutissement le plus neuf et, pour Schiller, le plus déroutant. Aussi le rapport de Schiller avec la culture ne fut-il, ne put-il jamais être, celui familier, distancié et ironique des écrivains bien-nés. Ce rapport fut toujours de travail, de questionnement avide et radical. Pour la première fois en Allemagne, un écrivain en formation puis un écrivain fêté prenait d'un bloc cette culture française du siècle passé et du temps présent, pour en mesurer à l'aune allemande la fécondité et les impasses. Epreuve difficile, mais salutaire et étonnamment fructueuse pour Schiller, dont les ?uvres de jeunesse peuvent se lire comme une vaste réponse aux problèmes posés par cette culture si présente et si étrangère. Epreuve salutaire aussi pour la culture française même, prise, en cette fin de XVIIIe siècle, dans des apories esthétiques et intellectuelles presque stérilisantes. Ce n'est pas tant de " réception " ou de " passage " qu'il est question dans cet ouvrage que d'une création littéraire de part en part critique, prête à remettre sans cesse en question, au miroir d'une autre culture, ses propres bases et ses propres principes. La culture française, et particulièrement la culture des Lumières, Schiller ne l'a pas adaptée ni apprivoisée en Allemagne, il l'a remodelée pour en faire une source vive de littérature neuve.
Auteur canonique, Schiller n'a pas échappé à un certain oubli. Pourtant, lire son ?uvre aujourd'hui est bien autre chose qu'un geste de pieuse redécouverte. C'est apprendre à connaître une source vive de la culture européenne. Avec une ardeur intellectuelle et artistique sans exemple, Schiller a repris à son compte les grandes questions d'une époque foisonnante, les a repensées et transcendées. Son théâtre de jeunesse est le lieu privilégié de cette vaste entreprise. Révolutionnaire et visionnaire, lue et commentée par les grands esprits des XIX et XXe siècles, l'?uvre de Schiller reste d'une grande fécondité.
La postérité s'est emparée des femmes de l'Odyssée. C'est Circé transformant en cochons les compagnons d'Ulysse, Nausicaa découvrant Ulysse nu dans un bosquet, Calypso retenant le héros sur son île, Hélène revenue chez elle versant aux hommes un philtre d'apaisement. C'est Penelope, enfin, défaisant fil à fil, la nuit, la tapisserie qu'elle a tissée le jour. Sylvain Fort qui tutoie et admire ces Odysséennes, nous les livre une à une dans l'originalité de leur histoire, les mystères de leur identité et les secrets de leurs désirs. Femmes ou déesses. Femmes et déesses, immortelles ou humaines, elles sont celles qui voient au delà du présent, au delà des conventions, au delà du vivant parfois. Force et charme de ces portraits : ces femmes d'antan, nichées dans la mythologie et la légende nous deviennent, en toute poésie, étrangement contemporaines.
Résumé : Récits d'aventures, romans de guerre, conte pour enfants, reportages : l'oeuvre de Saint-Exupéry est diverse. Pour les uns, il est le poète qui distille dans Le Petit Prince une sagesse simple par la voix d'une rose, d'un renard, d'un enfant. Pour d'autres, il est celui qui aura mis sa vie dans ses écrits. Familier des déserts, compagnon des héros de l'Aéropostale, pilote accomplissant sa vocation jusqu'à la mort, Saint-Exupéry incarne la noblesse de l'aventurier. Une seule question pourtant parcourt son oeuvre : que faut-il dire aux hommes ? Brûlante fut son inquiétude, ardente sa colère, devant leur devenir. Il dénonça l'esprit de troupeau et le matérialisme tiède. Il voulut tirer les hommes de leur indifférence. Il lutta de toutes ses forces contre le germe de mort qui levait dans une humanité démissionnaire. De là une méditation traversant toute son oeuvre, à la fois tragique et lyrique. Il tissa une pensée où l'ascèse et la noblesse d'âme deviennent un vaste chant, que cet essai tente de faire mieux entendre.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".