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L'ANTIGAULLISME. REALITES ET REPRESENTATIONS (1940-1953).
FORO PHILIPPE
CHAMPION
88,00 €
Épuisé
EAN :9782745309013
De l'Appel du 18 Juin 1940 à la mise en congé des députés du RPF en mai 1953, l'antigaullisme fut un sentiment majeur de la vie politique française. Durant l'occupation allemande, Charles de Gaulle et le gaullisme de guerre cristallisèrent sur eux de nombreux sentiments : agent de la Grande-Bretagne, bradeur de l'Empire, fourrier des Juifs, des communistes, de la classe politique républicaine... Ces sentiments animèrent les milieux pétainistes et collaborationnistes. Si la Résistance ne fut pas exempte d'antigaullisme (à Londres, chez les giraudistes, au sein de la Résistance intérieure), d'autres formes d'antigaullisme virent le jour après la Libération et surtout avec la création du RPF en avril 1947. Le gaullisme et son chef devinrent des ennemis de la République pour une bonne partie de la classe politique. La IVe République donna lieu à une relecture du gaullisme de la part d'une extrême-droite fidèle au maréchal Pétain jusqu'au Parti communiste qui voyait dans le gaullisme et le Général un nouveau fascisme, en passant par une SFIO et des radicaux et démocrates-chrétiens qui opposèrent au gaullisme un esprit " vieux républicain ", fidèle à la République parlementaire traditionnelle. Sont ici déjà présents les arguments que le retour au pouvoir de De Gaulle en 1958 et la réforme institutionnelle de 1962 portant sur l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel purent activer à nouveau.
Le 16 mars 1978, à Rome, Aldo Moro, le président de la Démocratie chrétienne, est enlevé par un commando armé, et les cinq hommes de son escorte tués. Au coeur de ces années de plomb qui voient se succéder en Italie attentats d'extrême droite et d'extrême gauche, dans un climat de guerre civile, cet acte de terrorisme rapidement revendiqué par les Brigades rouges, qui séquestreront pendant 55 jours l'homme d'Etat avant l'abattre. L'affaire bouleverse le pays, et le monde. Aujourd'hui encore, l'historien se trouve confronté à d'inquiétantes zones d'ombre. Services secrets, organisations mafieuses : qui avait intérêt à la disparition d'Aldo Moro ?
L'Italie entretient avec l'Antiquité un lien tout particulier. Les civilisations étrusque, grecque, romaine ont marqué la Péninsule. De nombreux artistes, écrivains, historiens, promeneurs ont été fascinés, influencés, plus rarement rebutés par le prestigieux héritage. Les contributions réunies dans ce volume présentent des aperçus de la manière d'appréhender l'Antiquité en Italie. De Montesquieu à Mussolini, en passant par Vico, Leopardi, Verdi, Carducci, D'Annunzio, des archéologues tel Albert Grenier mais aussi des sites comme Pompéi, comment la culture antique a-t-elle influencé l'histoire politique, littéraire, artistique de l'Italie depuis le Siècle des lumières jusqu'à l'époque fasciste ? Les auteurs souhaitent apporter des réponses à cette interrogation et ouvrir des pistes afin de favoriser la compréhension de cette donnée majeure de l'histoire culturelle de l'Italie et de l'Europe.
Le monde: une histoire est une collection d'initiation pour tous ceux, étudiants ou non, qui veulent essayer de comprendre l'histoire du monde. Parallèlement aux ouvrages traitant des grandes périodes, la collection s'ouvre sur une série consacrée aux thèmes fondamentaux de l'histoire, de l'Antiquité à nos jours. Entre la proclamation du royaume unifié en 1861 et la victoire électorale de Silvio Berlusconi au printemps 2008, l'Italie a connu une histoire diverse, allant des vicissitudes d'un régime libéral cherchant à construire une nation au milieu d'une société complexe à une démocratie républicaine pleine d'espoirs, de réussites, mais également de controverses et de polémiques, en passant par le régime fasciste, première grande expérience totalitaire en Europe et qui ne s'écroula que dans le fracas de la Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage souhaite donner au lecteur des clés pour comprendre un pays dont on connaît mieux, en France, la grandeur antique, la splendeur renaissance ou baroque que l'histoire contemporaine, souvent appréhendée de manière quelque peu caricaturale au travers de quelques chef-d'?uvres cinématographiques, des gesticulations d'un dictateur ou de l'aspect incompréhensible d'une vie politique sensiblement agitée.