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L'Italie et l'Antiquité du siècle des Lumières à la chute du fascisme
Foro Philippe
PU MIDI
23,00 €
Épuisé
EAN :9782810705030
L'Italie entretient avec l'Antiquité un lien tout particulier. Les civilisations étrusque, grecque, romaine ont marqué la Péninsule. De nombreux artistes, écrivains, historiens, promeneurs ont été fascinés, influencés, plus rarement rebutés par le prestigieux héritage. Les contributions réunies dans ce volume présentent des aperçus de la manière d'appréhender l'Antiquité en Italie. De Montesquieu à Mussolini, en passant par Vico, Leopardi, Verdi, Carducci, D'Annunzio, des archéologues tel Albert Grenier mais aussi des sites comme Pompéi, comment la culture antique a-t-elle influencé l'histoire politique, littéraire, artistique de l'Italie depuis le Siècle des lumières jusqu'à l'époque fasciste ? Les auteurs souhaitent apporter des réponses à cette interrogation et ouvrir des pistes afin de favoriser la compréhension de cette donnée majeure de l'histoire culturelle de l'Italie et de l'Europe.
Le 10 juin 1940, Mussolini déclare la guerre à la Grande-Bretagne et à la France. Malgré des réticences que tempèrent les victoires allemandes, Ciano reste ministre des Affaires étrangères. Le second volume de son Journal couvre la période de l'Italie fasciste en guerre jusqu'à son renvoi par le Duce le 5 février 1943. Précieux document, cette partie du Journal présente sans fard les déboires militaires italiens, les relations souvent complexes et ambiguës avec l'allié allemand, la progressive dégradation du fonctionnement de l'appareil du pouvoir fasciste et du consensus autour de celui-ci. Le Journal du comte Ciano est un document capital pour la compréhension du second conflit mondial et de la crise du régime fasciste. La présente édition offre une nouvelle traduction mais également un important appareil critique qui souhaite éclairer le texte et le confronter à diverses sources diplomatiques et aux Mémoires d'autres acteurs italiens et étrangers de la période.
En octobre 1922, la marche sur Rome permettait à Mussolini et au Parti national fasciste d'accéder au pouvoir. Pendant deux décennies, le ventennio fasciste, le régime n'a cessé de combiner affirmations idéologiques et opportunisme pour aboutir progressivement à l'instauration d'une dictature : un système à l'ambition totalitaire, dont la politique de puissance aboutira à l'engagement dans le second conflit mondial. Hostile à l'Anschluss avant de s'y rallier, peu enclin à l'antisémitisme avant d'adopter des mesures de discrimination préparant la déportation et l'extermination conduites par le IIIe Reich à partir de 1943, le fascisme n'a cessé d'évoluer, tout en bénéficiant d'un réel soutien populaire. De A comme Académie d'Italie à Z comme Zone d'occupation italienne en France, en passant par Calcio, Emigration, Homme nouveau, Rome, ce dictionnaire embrasse les aspects, économiques, sociaux et culturels du régime politique qui a façonné l'Italie de 1922 à la Seconde Guerre mondiale.
Le 16 mars 1978, à Rome, Aldo Moro, le président de la Démocratie chrétienne, est enlevé par un commando armé, et les cinq hommes de son escorte tués. Au coeur de ces années de plomb qui voient se succéder en Italie attentats d'extrême droite et d'extrême gauche, dans un climat de guerre civile, cet acte de terrorisme rapidement revendiqué par les Brigades rouges, qui séquestreront pendant 55 jours l'homme d'Etat avant l'abattre. L'affaire bouleverse le pays, et le monde. Aujourd'hui encore, l'historien se trouve confronté à d'inquiétantes zones d'ombre. Services secrets, organisations mafieuses : qui avait intérêt à la disparition d'Aldo Moro ?
Le monde: une histoire est une collection d'initiation pour tous ceux, étudiants ou non, qui veulent essayer de comprendre l'histoire du monde. Parallèlement aux ouvrages traitant des grandes périodes, la collection s'ouvre sur une série consacrée aux thèmes fondamentaux de l'histoire, de l'Antiquité à nos jours. Entre la proclamation du royaume unifié en 1861 et la victoire électorale de Silvio Berlusconi au printemps 2008, l'Italie a connu une histoire diverse, allant des vicissitudes d'un régime libéral cherchant à construire une nation au milieu d'une société complexe à une démocratie républicaine pleine d'espoirs, de réussites, mais également de controverses et de polémiques, en passant par le régime fasciste, première grande expérience totalitaire en Europe et qui ne s'écroula que dans le fracas de la Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage souhaite donner au lecteur des clés pour comprendre un pays dont on connaît mieux, en France, la grandeur antique, la splendeur renaissance ou baroque que l'histoire contemporaine, souvent appréhendée de manière quelque peu caricaturale au travers de quelques chef-d'?uvres cinématographiques, des gesticulations d'un dictateur ou de l'aspect incompréhensible d'une vie politique sensiblement agitée.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.