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La Licorne N° 120/2016 : Politique des lieux communs
Forment Lise ; Pocquet Tiphaine ; Stambul Léo
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753547827
A voir le nombre actuel de travaux qui lui sont consacrés, le lieu commun, qui fut pourtant longtemps un paria et un proscrit, semble aujourd?hui populaire. Mais sa récente réhabilitation dans le paysage de la critique contemporaine aurait de quoi faire réfléchir la critique elle-même. Qu?avait-elle perdu en le vouant aux gémonies, si ce n?est peut-être ce "commun", ce lieu pour la communauté ? Et nous, qu?espérons-nous faire avec le lieu commun, si ce n?est réconcilier l?activité lettrée avec sa dimension politique, et par là défendre la place des humanités dans l?espace public ? Telle est donc l?hypothèse : le lieu commun, banal et abandonné, laissé au public et aux discussions de café, aurait à voir avec la chose publique et notre propre désir de communauté. En remontant aux sources de la pratique "humaniste" des lieux communs à la Renaissance, jusqu?à leur traitement dans l?enseignement et dans la transmission de la culture, les différents articles réunis ici entendent réinterroger la dimension proprement politique de l?usage des lieux communs par les lettrés de jadis et les critiques de naguère, mettant à l?épreuve le pont que cette culture entend jeter entre les générations via l?institution des "humanités" comme ciment d?une communauté à travers les âges, dans une prétention pacifique et universelle mais au risque de l?exclusion des individus.
Forment Lise ; Langlais Valentine ; Pichot Pierre-
Clefs concours : S'adressant à tous les candidats aux concours de l'enseignement, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Sciences humaines : Toutes les oeuvres sont analysées suivant une structure commune : - des "repères" : comprendre les enjeux de l'oeuvre dans son contexte. - des "problématiques" : poser des jalons pour une critique personnelle. - des "outils" : les mots et références indispensables à la lecture. - un système de circulation pratique.
Il avait vingt-six ans et au moins sept meurtres sur la conscience lorsqu'on le retrouva mort, le 23 mai 1988, dans sa cellule du pénitencier de Vicenza, en Italie. Roberto Succo avait tué sa mère et son père à Mestre, la banlieue ouvrière de Venise. En 1986, évadé d'un hôpital psychiatrique italien, il s'était caché en France où il avait commis de nombreux crimes et délits, viols et cambriolages, sans jamais se faire prendre. Jusqu'au jour où il assassina un inspecteur de police à Toulon, en 1988. Après une fuite éperdue, il était arrêté en Vénétie. Ce tueur de sang-froid, qui pouvait aussi séduire, était fou. Mais on ne le sut que trop tard. Dans son sillage sanglant, il reste le calvaire de ses victimes, une vingtaine de dossiers judiciaires en souffrance et l'insatisfaction de ceux qui l'ont traqué. L'énigme de sa vie. Deux ans durant, Pascale Froment a mené une enquête minutieuse et exhaustive, vérifiant les détails les plus intimes. Elle en a tiré un livre noir où le grand reportage rejoint la littérature.
Dans cette première bande dessinée deux Musulmans se rencontrent, l'un plus sérieux que l'autre, et une conversation s'installe, ou plutôt un rappel bénéfique concernant plusieurs sujets très actuels. Cette bande dessinée est destinée à ceux qui commencent à devenir des hommes ou qui le sont déjà car comme vous le savez le rappel profite aux croyants... Celui qui recommande le bien, évidemment, se base sur le Coran et la Sunnah authentique.
La Disparue, c'est une jeune femme, Catherine. Sa mort brutale - suicide ou overdose, nul ne sait, a réveillé chez le narrateur (Marc) une passion absolue, plus proche de la fascination que des sentiments humains. Il lui faut, dit-il, déposer. Mais quoi ? La vie de celle qui fut, dix ans durant, son amie proche et insaisissable, lointaine et souveraine, lui échappe dès qu'il tente de la mettre à plat. Aussi n'écrira-t-il pas des souvenirs et une biographie, mais plutôt, entre l'élégie et l'oraison funèbre, un récit des signes de vie, jusque dans l'impensable mort, et en toute humilité, dans l'urgence et le désarroi : elle fut son double, il est son revenant, ou inversement. A travers les éclats de la mémoire reviennent les images d'une solitude violente, d'une beauté farouche, intraitable. Errance infinie, par les confins du monde, trouble et vertige du sens, il semblait que Catherine n'eût de désir qu'à brûler ses vaisseaux, et ne laisser aucun reste. Ou seulement sa voix de chanteuse lyrique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.