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La Disparue
Froment-Meurice Marc
GALLIMARD
11,15 €
Épuisé
EAN :9782070710966
La Disparue, c'est une jeune femme, Catherine. Sa mort brutale - suicide ou overdose, nul ne sait, a réveillé chez le narrateur (Marc) une passion absolue, plus proche de la fascination que des sentiments humains. Il lui faut, dit-il, déposer. Mais quoi ? La vie de celle qui fut, dix ans durant, son amie proche et insaisissable, lointaine et souveraine, lui échappe dès qu'il tente de la mettre à plat. Aussi n'écrira-t-il pas des souvenirs et une biographie, mais plutôt, entre l'élégie et l'oraison funèbre, un récit des signes de vie, jusque dans l'impensable mort, et en toute humilité, dans l'urgence et le désarroi : elle fut son double, il est son revenant, ou inversement. A travers les éclats de la mémoire reviennent les images d'une solitude violente, d'une beauté farouche, intraitable. Errance infinie, par les confins du monde, trouble et vertige du sens, il semblait que Catherine n'eût de désir qu'à brûler ses vaisseaux, et ne laisser aucun reste. Ou seulement sa voix de chanteuse lyrique.
Si Héraclite paraît obscur, c'est qu'il ne nous a laissé que les réponses, et non les questions qu'il a commencé par se poser à lui-même. Il faut donc commencer par là : trouver les questions auxquelles ces fragments répondent."
La chose même : de quoi s'agit-il — et existe-t-elle ? Non, si c'est d'un sujet qu'elle se soutient. Plutôt une in-existence, mais poétique. Une expérience, mais sans vécus. De ce qui fait signe plutôt que sens, et qui donne des orientations de pensée dans la désorientation même. Par exemple ces "choses" toutes simples, qui nous hantent : l'image, l'identité, la liberté. Avec quelques jalons — Rousseau, Nietzsche, Derrida — et les passerelles frêles du langage, frayer des chemins, des claires-voies — jusque dans le massif de l'"art" — ou du "désart" : Hölderlin, mais aussi Michaux, Mallarmé mais aussi Cage ou Duchamp. Un second souffle de "Solitudes".
Résumé : "Nichts zu sagen !" Monsieur Barbie l'a répété sur tous les tons à ses juges de Lyon : les tortures, les rafles d'innocents, l'envoi en camps de la mort : il n'a rien à en dire. "Nous avons les moyens de vous faire parler", menaçait la Gestapo. Ces moyens qui ont manqué à la Justice, le romancier Poirot-Delpech y supplée par l'imagination et l'ironie, seule possible devant l'horreur. Présent au procès (pour R.T.L.), il ne rend pas compte des audiences, déjà connues. A chaud, il mêle impressions, détails inaperçus, réflexions et inventions pures. Malgré sa banalité, à cause d'elle, l'accusé est mis en scène dans l'espoir d'élucider la question capitale d'hier et d'aujourd'hui : Comment un peuple de haute culture peut-il engendrer "ça" ?
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.