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L'adolescent face à ses actes... et aux autres. Une clinique de l'acte
Forget Jean-Marie
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749204932
Le temps de l'acte est spécifique de l'adolescence. Il s'agit pour chacun de mettre en jeu sa subjectivité dans la société et d'y engager l'essence de la voie psychique. Les freins, les refus, voire les récusations, que l'adolescent rencontre dans les tentatives d'affirmation de lui-même, le conduisent à des mises en actes pour exprimer sa souffrance. Elles mettent parfois sa vie en danger. Pour décoder ces manifestations et permettre aux adolescents de trouver une issue à des crises graves, les professionnels manquent de repères dans une pratique qui se révèle exigeante. Les mises en actes se situent où la pensée fait défaut. Pour que la théorie en rende compte avec rigueur, elle doit s'appliquer à repenser l'articulation de l'inconscient et de l'acte dans la spécificité de la clinique de l'adolescence. L'analyse de la structure de certaines de ces manifestations se révèle exemplaire des modifications actuelles de l'expression des troubles psychiques. La symptomatologie de l'adolescence ne s'exprime pas par la souffrance assumée d'une subjectivité, mais se trouve adressée à celui qui en est le témoin: l'adulte, le professionnel, le représentant d'une instance sociale, qui est chargé de la prendre en compte à sa place. Cette forme d'expression des souffrances s'associe aux dépressions et aux perversités pour baliser le champ de la clinique actuelle. L'analyse de leurs structures fournit des points de repères pour aborder ces manifestations, offre des outils pour sortir les adolescents des impasses de leurs symptômes et permet un éclairage sur les changements en jeu dans l'économie psychique moderne. Biographie de l'auteur Jean Marie Forget est psychiatre et psychanalyste.
Alors même que la sexualité semble envahir l'ensemble de la vie sociale, on constate une difficulté des hommes et des femmes à trouver l'assise de leur identité sexuée. Confrontés a un discours social qui réduit la différence sexuée à une affaire toute relative, liée aux "genres", les hommes et les femmes expriment souvent leur mal-être de façons détournées. Les femmes, privées de la fiabilité d'un discours qui assurerait leurs droits et la reconnaissance de la différence, posent de manière indirecte des questions sur leur féminité en développant des troubles alimentaires, en recourant à une IVG en dépit de la contraception, en se confrontant à des échecs scolaires ou professionnels brutaux et incompréhensibles. De leur côté, les hommes aussi ont du mal à affirmer leur position masculine, oscillant entre un autoritarisme, des propos sans consistance et des mises en acte inconséquentes. En les rapportant aux conditions de la parole et aux formules de la sexuation introduites par Jacques Lacan, Jean Marie Forget propose de décoder ces manifestations symptomatiques. Pour lui, elles révèlent les difficultés à reconnaître l'altérité, qui s'expérimente dans la différence sexuée, comme fondement de la subjectivité de chacun : l'altérité entre les êtres qui, quand elle est bafouée, resurgit dans des débordements racistes, et l'altérité à regard de soi-même qui à notre insu s'échappe dans nos actes. Car, ce qui fait de nous des êtres de parole est à jamais insaisissable, mais l'est différemment en position d'homme ou de femme.
Comment comprendre les troubles du comportement, les désarrois et les désespoirs des enfants et des adolescents? Avant de médicaliser, judiciariser, expertiser les problèmes et leurs conséquences, n'y a-t-il pas à interroger notre position d'adulte éducateur? Quels interlocuteurs sommes-nous pour nos enfants? Quelle attention sommes-nous en mesure de leur porter? Jean Marie Forget soutient ici que les parents et les professionnels proches des enfants et des adolescents (enseignants, éducateurs, animateurs, etc.) peuvent exercer une prévention efficace et attentive. En effet, avant que les manifestations de leur souffrance ne s'exposent sur la scène publique et qu'elles ne conduisent à des situations extrêmes, elles s'expriment de manière discrète dans les familles et dans les liens que ces enfants et ces adolescents entretiennent avec les adultes proches. Comment alors les repérer à temps? Comment y répondre d'une manière appropriée? L'auteur livre ici quelques clés pour comprendre les mécanismes qui entraînent des mises en acte. Il engage les parents et les professionnels car, dit-il, c'est l'affaire de tous à exercer une vigilance précoce pour éviter la stigmatisation et favoriser la résolution des problèmes générés par le malaise des jeunes. Biographie de l'auteur Jean Marie Forget, psychanalyste et psychiatre, a notamment exercé pendant de nombreuses années dans le secteur adolescent de l'Association de santé mentale du 13e arrondissement de Paris.
La transmission maternelle est la terre d'éveil de l'identité de l'enfant et, pour une fille, le relais de la féminité et de la reproduction de la vie. Elle correspond à une plaque tournante complexe rarement étudiée comme telle. L'auteur met en évidence la complexité de la transmission d'une mère à son enfant tout au long de leur vie. Les conditions de la transmission maternelle, qui concernent différemment le garçon et la fille, exigent de prêter attention dans le même temps à deux versants du champ féminin. Ces versants, qui peuvent s'intriquer entre eux de manière complexe ou s'exclure réciproquement comme des contradictions, sont : la fonction maternelle et la position féminine ; la complétude de la grossesse et l'investissement de l'enfant à venir ; la perte d'une partie du corps maternel lors de l'accouchement et la poursuite de l'investissement de ce que représente cette perte à travers les soins corporels. Jean-Marie Forget s'intéresse à cet entre-deux et ces différents écartèlements spécifiques de la position subjective féminine que rencontre tout être de parole à sa naissance, qu'il soit garçon ou fille, dans le rapport à sa mère. La transmission particulièrement délicate du féminin et du maternel sont abordés spécifiquement.
Résumé : Les mises en actes incompréhensibles des adolescents, des plus jeunes, comme des adultes parfois, témoignent d'un défaut de recours à la parole pour manifester la souffrance qui est la leur. Il importe de décrypter les modalités de ces manifestations pour en comprendre les conditions d'émergence et les impasses qu'elles révèlent. Le temps de l'acte est spécifique de l'adolescence. Il s'agit pour chacun de mettre en jeu sa subjectivité dans la société et d'y engager l'essence de sa vie psychique. Les freins, les refus, voire les récusations, que l'adolescent rencontre dans les tentatives d'affirmation de lui-même, le conduisent à des mises en actes pour exprimer sa souffrance. Elles mettent parfois sa vie en danger. L'auteur fournit aux professionnels des repères théoriques et cliniques pour décoder ces manifestations et permettre aux adolescents de trouver une issue à des crises graves.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.