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L'adolescent face à ses actes... Et aux autres. Une clinique de l'acte
Forget Jean-Marie
ERES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782749236308
Les mises en actes incompréhensibles des adolescents, des plus jeunes, comme des adultes parfois, témoignent d'un défaut de recours à la parole pour manifester la souffrance qui est la leur. Il importe de décrypter les modalités de ces manifestations pour en comprendre les conditions d'émergence et les impasses qu'elles révèlent. Le temps de l'acte est spécifique de l'adolescence. Il s'agit pour chacun de mettre en jeu sa subjectivité dans la société et d'y engager l'essence de sa vie psychique. Les freins, les refus, voire les récusations, que l'adolescent rencontre dans les tentatives d'affirmation de lui-même, le conduisent à des mises en actes pour exprimer sa souffrance. Elles mettent parfois sa vie en danger. L'auteur fournit aux professionnels des repères théoriques et cliniques pour décoder ces manifestations et permettre aux adolescents de trouver une issue à des crises graves.
« La logique du monde adulte maintient l?adolescent dans une irresponsabilité dans la vie sociale et lui propose des ersatz de reconnaissance qui entretiennent sa dépendance. Pour un sujet bouleversé par la puberté, la confrontation à un monde adulte qui donne l?impression de ne pas lui fournir d?appui, le laisse sans recours et dans un grand désarroi ». Jean-Marie Forget propose une approche clinique des adolescents, de leur fragilité, de leur violence mise en scène ou en acte. Pour le professionnel, il importe de comprendre en quoi ces actes traduisent un défaut de sens, une défaillance de la parole afin d?en réintroduire les « dimensions exclues ».
Dans les apprentissages scolaires, l'enfant éprouve sa place singulière, dans son corps, à partir de son histoire et des coordonnées de sa famille. Le brassage socioculturel actuel met parfois les enfants en difficulté en les écartelant entre des logiques radicalement distinctes, suscitant des tensions difficiles à se représenter, pour eux, pour leurs proches comme pour leurs professeurs. La complexité des difficultés d'apprentissage engage chaque professionnel dans une quête d'outils de compréhension pour identifier soigneusement la diversité de leur expression et pour se garder de les cataloguer trop hâtivement. Il s'agit aussi de chercher à susciter la curiosité de l'enfant à l'égard du savoir plutôt que de penser réduire les "handicaps" scolaires par une surenchère pédagogique ou par des aménagements qui ne tiennent pas compte de la singularité des élèves. Cet ouvrage propose les repères théoriques nécessaires à une telle approche et expose des expériences de terrain. Il s'adresse à tous ceux qui, dans le domaine de l'éducation et du soin, cherchent à susciter chez l'enfant l'accès au savoir.
Alors même que la sexualité semble envahir l'ensemble de la vie sociale, on constate une difficulté des hommes et des femmes à trouver l'assise de leur identité sexuée. Confrontés a un discours social qui réduit la différence sexuée à une affaire toute relative, liée aux "genres", les hommes et les femmes expriment souvent leur mal-être de façons détournées. Les femmes, privées de la fiabilité d'un discours qui assurerait leurs droits et la reconnaissance de la différence, posent de manière indirecte des questions sur leur féminité en développant des troubles alimentaires, en recourant à une IVG en dépit de la contraception, en se confrontant à des échecs scolaires ou professionnels brutaux et incompréhensibles. De leur côté, les hommes aussi ont du mal à affirmer leur position masculine, oscillant entre un autoritarisme, des propos sans consistance et des mises en acte inconséquentes. En les rapportant aux conditions de la parole et aux formules de la sexuation introduites par Jacques Lacan, Jean Marie Forget propose de décoder ces manifestations symptomatiques. Pour lui, elles révèlent les difficultés à reconnaître l'altérité, qui s'expérimente dans la différence sexuée, comme fondement de la subjectivité de chacun : l'altérité entre les êtres qui, quand elle est bafouée, resurgit dans des débordements racistes, et l'altérité à regard de soi-même qui à notre insu s'échappe dans nos actes. Car, ce qui fait de nous des êtres de parole est à jamais insaisissable, mais l'est différemment en position d'homme ou de femme.
La notion de séparation ne renvoie pas à un cadre théorique bien défini mais elle ouvre de multiples questions, des plus banales liées aux situations ordinaires de la croissance de l'enfant aux plus dramatiques qui s'apparentent davantage à des ruptures. Leur retentissement est variable selon chacun : entre une banalisation totale de l'événement et un vécu de catastrophe d'un traumatisme singulier ou collectif. Dans la clinique quotidienne, les jeunes confrontés à une séparation peuvent réagir par des moments d'angoisse, de panique, de désespoir ou par des explosions de rage, voire par des effondrements dépressifs. Ces expressions parfois extrêmes peuvent surprendre, bousculer ou même heurter les proches de l'enfant. Elles exigent d'évaluer la gravité de la situation, d'en rechercher la compréhension, d'en effectuer une "traduction" comme on le ferait d'une langue étrangère. Celle-ci permet de repérer que souvent l'enjeu est tout autre que celui qu'on pouvait initialement supposer. Les adultes qui entourent l'enfant et l'adolescent - parents, enseignants, responsables de tous ordres, cliniciens - se doivent d'être attentifs à ces manifestations symptômes qu'il convient de considérer comme des appels à l'aide nécessitant de comprendre ce qui se joue ainsi pour permettre une approche de soins adaptée.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.