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Passions tragiques et règles classiques. Essai sur la tragédie française
Forestier Georges
PUF
24,34 €
Épuisé
EAN :9782130525875
La tragédie est l'art de représenter, de façon réglée, le dérèglement ; particulièrement le dérèglement des passions qui conduit les hommes à se détruire. Grâce à la régulation assurée par les codes du genre tragique, la représentation des pires dérèglements peut être supportable et les émotions les plus douloureuses peuvent être source de plaisir : car au plus fort de la violence tragique, les spectateurs gardent la conscience d'assister à un artefact. Or, les Français du XVIIe siècle, voulant faire des spectateurs les témoins hallucinés du déchaînement des passions, ont rêvé de leur faire oublier leur statut de spectateurs. En quête d'une illusion absolue, ils ont cru pouvoir effacer la dimension réglée de l'artefact. Mais ils l'on fait en instaurant paradoxalement un ensemble de règles supposées garantir une vraisemblance totale. La tragédie française repose ainsi sur une tension irréductible entre l'illusion et la règle. D'autant plus irréductible que la règle passait pour être garante de l'illusion, et que l'illusion avait elle-même pour but d'entraîner le spectateur au c?ur du dérèglement passionnel. C'est à une réflexion sur ce jeu de tensions et de paradoxes que l'essentiel du présent essai est dévolu.
Résumé : Proposer un essai de génétique théâtrale appliquée à Corneille, et non une " poétique d Corneille ", ou une " esthétique de la tragédie cornélienne ", c'est tenter de mettre au jour la démarche créatrice du dramaturge, dans son mouvement particulier (comment s'élabore une tragédie), comme dans son mouvement global (comment se construit une poétique tragique). Proposer un essai de génétique théâtrale signifie aussi qu'en l'absence de brouillons, il a fallut forger une méthode d'analyse originale pour dégager les strates constitutives d'une tragédie et retrouver les questions qu'à pu se poser le poète dans son travail créateur : méthode qui ne cache pas son statut d'hypothèse de travail, même si elle s'appuie sur les écrits théoriques de Corneille et de ses contemporains. Considérer Corneille à l'?uvre permet enfin de découvrir que sa tragédie est une constante mise à l'épreuve du genre même de la tragédie, et non point (c'est-à-dire secondairement) du rapport de l'homme au monde ; bref qu'il s'agit d'un art de la mise en forme d'une matière poétique, qui va de la forme au sens, et non l'inverse - ce Corneille explique lui-même, mais que la critique, fascinée par la dimension politique de son théâtre, a toujours refusé d'admettre. Par-là, ce livre, quoique présentant nombre de pièces (y compris les plus célèbres) sous un jour différent, ne prétend pas apporter une interprétation supplémentaire de la tragédie cornélienne. Chercher à comprendre le travail créateur d'un écrivain, c'est s'en tenir à une description des conditions mêmes d'une interprétation - à partir de quoi pourront se construire à nouveau les " lectures " que requiert une ?uvre dramatique aussi exceptionnelle que celle-ci.
Du vivant de Molière, ses comédies ont été acclamées, commentées, voire attaquées, sans que nul n'émette le moindre doute sur leur paternité. Mais dans la foulée de la remise en cause de Shakespeare, accusé depuis le XIXe siècle de n'être pas l'auteur de ses pièces, Pierre Louÿs proclama en 1919 que les comédies de Molière avaient été écrites en secret par Pierre Corneille. La faiblesse des arguments de Louÿs fit rapidement oublier l'affaire, mais l'idée d'un complot s'implanta malgré tout dans quelques esprits. L'irruption des "théories alternatives" au XXIe siècle redonna vigueur à cette thèse, et le sentiment que de nombreux mystères entourent Molière s'installa durablement. C'est à tenter de dissiper ces prétendus mystères qu'est consacré le présent ouvrage. Georges Forestier analyse ici l'écart immense qui sépare les manières respectives de Corneille et Molière de composer leurs pièces de théâtre, et rétablit la réalité de leurs rapports. Il propose ce faisant une réflexion sur les processus intellectuels et cognitifs qui font naître et se perpétuer des théories complotistes capables de renverser des vérités attestées.
On ne sait comment vivre avec les personnes qui vous ressemblent et qui ont beaucoup de modestie : on fatigue la leur, si on publie leur mérite, et si on s'empêche de le publier, on ne leur fait pas justice". Aussi, lui dédiant sa nouvelle Plus d'effets que de paroles, Scarron louait-il à la sourdine - non sans assortir le compliment d'un madrigal - le sieur de Lorme, "conseiller du Roi en ses Conseils". Table des matières (les grands titres) Aspects de la comédie Autour de Molière Tragédie Interférences (d'un genre à l'autre)
Résumé : Cet ouvrage présente les règles sur lesquelles s'est fondée l'écriture des textes classiques. Il montre en quoi la connaissance de ces règles est nécessaire à l'étude des oeuvres du XVIIe. Or ces règles sont issues à la fois d'une technique générale du discours efficace inventée par les Grecs - la rhétorique - et des prolongements qu'ils ont donnés à cette technique en direction de la poésie et de la fiction - la poétique. L'ouvrage évoque enfin les liens qui unissent la rhétorique et la poétique classiques aux techniques modernes d'analyse des objets littéraires qui en sont les héritières. Cette nouvelle édition apporte un nouveau chapitre : l'un sur la poétique moderne au service de la dramaturgie ; et une nouvelle proposition d'étude.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.