C'est l'une des plus remarquables tentatives de sauvetage de tous les temps: sauver l'expédition de sir John Franklin, partie à la recherche du passage du Nord-Ouest! Découvrez les raisons et les détails d'une entreprise initiée trois siècles plus tôt par les Anglais, qui s'achève en 1847 dans l'épouvante, au prix de la mort de Franklin, des 128 officiers et hommes d'équipage et de la disparition des deux navires l'Erebus et le Terror... Enfin, les Français savent-ils que l'un des leurs, Joseph-René Bellot, officier de marine, en s'associant aux recherches financées par lady Franklin qui l'appréciera jusqu'à l'appeler son "fils français", y perdra la vie en 1853 à l'âge de 27 ans? Héros en Angleterre mais oublié en France. Aujourd'hui le dérèglement climatique met à nouveau le passage du Nord-Ouest au coeur de l'actualité, en offrant la perspective d'un axe commercial Europe-Asie... ce qui n'est pas sans soulever bien des problématiques, allant de la sécurité de régions préservées, à la contestation de la souveraineté du Canada sur l'Arctique! Facilitées par la fonte des glaces, les recherches de l'Erebus et du Terror ont repris. La quête se poursuit!
Des légendes tenaces courent sur le compte de Racine (l'orphelin pauvre recueilli à Port-Royal, le soi-disant échec cinglant de Britannicus...). Georges Forestier a choisi de reconstituer la chronologie de son existence (ce qui n'est pas sans surprises), puis de s'appuyer sur des documents originaux, en particulier sur les 190 lettres de Racine qui nous sont parvenues. Il en résulte une biographie dépouillée de tout a priori, qui restitue la vie de ce "poète professionnel" qui ambitionnait de devenir un "honnête homme", anobli et reconnu. L'ouvrage est enrichi d'un cahier de photos. Georges Forestier a dirigé l'édition du volume I des ?uvres complètes de Racine dans la Bibliothèque de la Pléiade (1999).
Cet ouvrage présente les règles sur lesquelles s'est fondée l'écriture des textes classiques. Il montre en quoi la connaissance de ces règles est nécessaire à l'étude des oeuvres du XVIIe siècle. Or ces règles sont issues à la fois d'une technique générale du discours efficace Inventée par les Grecs - la rhétorique - et des prolongements qu'ils ont donnés à cette technique en direction de la poésie et de la fiction - la poétique. Cette présentation évoque enfin les liens qui unissent la rhétorique et la poétique classiques aux techniques modernes d'analyse des objets littéraires qui en sont les héritières.
Avec "Boule de suif", histoire de guerre des sexes sur fond de guerre des nations, Maupassant obtient du jour au lendemain la notoriété. "Ce petit conte restera, soyez-en sûr", lui disait Flaubert : il ne se trompait pas. Parue le 17 avril 1880, dans un recueil collectif intitulé Les Soirées de Médan, elle fut unanimement saluée comme la meilleure du volume, bien avant celles des autres ollaborateurs, dont Zola et Huysmans. Maupassant se trouvait engagé dans un genre qu'il n'avait pas choisi d'instinct : celui du récit court, à la façon de Poe, Hoffmann et, plus encore, Tourgueniev. Durant une dizaine d'années, près de trois cents contes allaient suivre le coup d'éclat que constituait "Boule de suif". Un an plus tard, en 1881, l'écrivain récidivait avec La Maison Tellier qui comprend quelques récits célèbres : "En famille", "Une partie de campagne", sans compter celui qui donne son titre au recueil (une deuxième édition du volume, en 1891, s'augmentera des "Tombales"). En 1901, huit ans après la mort de Maupassant, son éditeur, désireux de profiter d'un succès qui ne se ralentissait pas, faisait paraître, sous le titre général de Boule de suif, un ensemble de contes déjà publiés, ici ou là, du vivant de l'auteur, et dont la réunion n'était qu'arbitraire et de circonstance : dans l'édition Folio, ce sont ceux qui vont de "Auprès d'un mort" à "La Dot". Pour ce qui est de "Madame Baptiste" et "Le Port", ils proviennent respectivement des recueils intitulés Mademoiselle Fifi (seconde édition, 1883) et La Main gauche (1889). Ce qui se trouve rassemblé sous le titre général de Boule de suif - La Maison Tellier est un ensemble très divers, à première vue disparate et dont la composition s'étend sur plusieurs années. [... ]" Louis Forestier.
Résumé : Les auteurs et théoriciens français du XVIe siècle, voulant que les spectateurs de tragédie oublient leur statut de spectateurs pour devenir les témoins hallucinés du déchaînement des passions, ont rêvé d'abolir toute trace du code artistique pour faire croire aux spectateurs, durant le temps de la représentation, que les événements se racontaient d'eux-mêmes, comme s'il ne s'agissait pas d'une fiction inventée par un dramaturge. Mais pour effacer toute perception du code, ils ont paradoxalement instauré un nouvel ensemble de règles, les "règles classiques". Pour éclairer cette spécificité paradoxale de la tragédie française, pour permettre de comprendre la nature des tragédies de Corneille et Racine, ce livre examine les fondements du système de la représentation classique, les caractéristiques de la dramaturgie propre à la tragédie française et les modalités d'intégration et de fonctionnement des caractères et des passions, avant de finir par interroger la notion de tragique elle-même.
Marcela Garcia est équatorienne et a commencé sa carrière de photographe en 1980. Depuis ses débuts, elle s'est concentrée sur les zones rurales et les paramos des Andes d'Equateur. Elle a réalisé et participé à plusieurs expositions en Equateur, en Amérique latine et en Europe. En 1988, elle a publié son premier livre Ecuador, entreluces la sierra. En 1994 elle a fait partie d'une équipe de photographes qui a publié l'ouvrage collectif Descubriendo Ecuador/Discovering Ecuador, édité par le National Geographic. Son Patagonie, rencontres avec le silence, est sorti chez Glénat en 2001. Bernard Francou est glaciologue, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (France). Depuis 15 ans, il travaille sur les glaciers des Andes et le changement climatique. Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a été en 2000 Lauréat Associé des Prix Rolex à l'Esprit d'Entreprise pour avoir dirigé une équipe franco-suisse qui a extrait plus de 100 mètres de glace au sommet du Chimborazo dans le but de reconstruire les climats du passé. Avec Patrick Wagnon, il a publié en 1998 chez GlénatCordillères Andines.
La forêt est, avec les océans, l'écosystème le plus riche de la planète. Plus des deux tiers des espèces animales et végétales y vivent. C'est aussi un milieu fragile dans lequel tous les intervenants, du plus petit au plus gros, animal ou végétal, sont liés entre eux par un incroyable enchevêtrement de relations d'interdépendance. Une vingtaine de spécialistes français ont participé à la rédaction de FORETS. Botanistes, biologistes, anthropologues du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), du Museum National d'Histoire Naturelle ou des laboratoires de botanique des universités de Jussieu, Montpellier et Marseille, forestiers de l'ONF (Office National des Forêts) et élu ministère de l'agriculture, tous ont su expliquer avec passion ces mécanismes étonnants qui régissent la vie de la forêt. Des textes inédits et d'actualité, au fait des découvertes récentes, que nous avons voulu étayer par une iconographie de dualité, alliant à la fois esthétisme et valeur scientifique.
Brésil ne peut être que la réalité des superlatifs. Brésil, terre de contrastes. Matérialisme contre mysticisme, fêtes fastueuses contre misère quotidienne, splendeur du baroque contre misère des favelas, fortunes opulentes contre pauvreté indigne, ferveur chrétienne contre Macumba et cultes africains: tout ce qui s'oppose, ici, se côtoie. Et il en résulte un dynamisme extraordinaire.Le Brésil de l'auteur, Richard Mas, c'est Salvador, plus communément appelée Bahia. La fascinante, troublante et magique Bahia, la plus africaine des villes brésiliennes. Celle qui avec son charme sensuel envoûtant - au-delà de ses splendeurs baroques, de l'authenticité de ses vieux quartiers et de la beauté de ses plages - transporte les c?urs et les emballe au rythme fou de sa musique.Premières foulées en terre bahianaise. Effet immédiat, le sourire naît sur toutes les lèvres. Le ton est donné, Bahia est une fête.
A la croisée des chemins d'Alexandre, de Gengis Khan et de Tamerlan, étape clé sur la route de la soie qui relia Constantinople puis Venise à Xian, Samarkand redevient la source d'une identité retrouvée dans l'Ouzbékistan indépendant. Après "l'Or Bleu de Samarkand", par les yeux et par la pensée, Frédérique Beaupertuis-Bressand nous invite donc à une passionnante exploration de ces chemins d'harmonie. Exploration tout d'abord de la magnificence de l'art et de l'architecture qui font de Samarkand l'un des joyaux du inonde. De la fresque des Ambassadeurs à Afrasiab aux céramiques du tombeau de Tamerlan, des madrasas du Reghistan aux dômes bleus de la Grande Mosquée Bibi Khanum, ce sont les fastes de la cour des Sogdiens, puis le raffinement des céramiques des palais de Tamerlan, et jusqu'à la soif d'espaces étoilés d'Ulug Beg, le Prince astronome, qui revivent sous nos yeux. Mais cet art est aussi contemporain. L'objectif de Frédérique Beaupertuis-Bressand nous invite alors à vagabonder dans les bazars, les ateliers et les kichlaks, ces villages où l'argue est roi. A travers les siècles, sous ces regards photographiés avec tendresse, les tentures aux tons éclatants, les su zanis et les ikats répondent aux dômes de céramique bleue: pour les femmes et les hommes d'Asie centrale, Samarkand, la plus que jamais magnifique, est cette source toujours vive d'harmonie et de création.