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Production et financement du cinéma en Afrique sud saharienne francophone (1960-2018)
Forest Claude
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782343152004
Après un demi-siècle erratique, la production des films et oeuvres audiovisuelles connaît dans les anciennes colonies françaises d'Afrique sud saharienne une effervescence qui la portera très haut. Eloignées des process conventionnels et ne disposant pas de moyens, notamment financiers, des industries du nord, il convenait de mieux connaître les contraintes et conditions d'exercice du métier de producteur en cette région. Une analyse critique des principaux dispositifs de coopération et coproduction, français et européens, montre l'influence positive mais également l'impact structurellement destructeur qu'ils ont pu avoir jusqu'à présent. Après avoir questionné les critères et définition de cette production cinématographique, l'ouvrage recense l'ensemble des longs métrages produits depuis les indépendances, et en livre certaines caractéristiques économiques. Il donne également la parole à vingt-deux producteurs africains de tous les pays concernés, réputés ou encore inconnus. Souvent livrés pour la première fois, les points de vue de ces artistes-entrepreneurs permettent de cerner comment les moyens sont mobilisés pour qu'advienne une oeuvre, aujourd'hui essentiellement destinée à l'audiovisuel mais peut-être aussi, bientôt, cinématographique. Il constitue le premier volume d'une histoire économique du cinéma en Afrique sud saharienne, d'autres portant sur les salles de cinéma ou le rôle de l'Etat.
Les traces de l'arrivée du cinématographe pour des premiers tournages sont tardives au Togo, et la première projection non commerciale date de 1913, durant la période coloniale allemande. Ce loisir s'implante sous le mandat français à l'orée de la Seconde Guerre mondiale et s'y développe dans la capitale au moment de l'indépendance grâce au dynamisme de deux entreprises dirigées par des Français, puis dans les villes de l'intérieur grâce à un riche commerçant togolais. Il connaîtra son acmé la décennie suivante, demeurant un loisir réellement populaire durant un quart de siècle, avant que le déclin des salles de cinéma, essentiellement dû à la profonde crise politico-sociale que connut le pays au début des années 1990, ne côtoie la faiblesse d'une production nationale. Les très rares films tournés au Togo durant ce premier siècle d'existence en acquièrent dès lors une valeur symbolique d'autant plus forte.
L'ouvrage retrace le parcours de cette grande monteuse du cinéma, qui commença classiquement dans le cinéma populaire en 1952 en travaillant avec les réalisateurs français de renom de l'époque (Henri Verneuil, Robert Hossein), devint cheffe monteuse à la télévision en 1965 où elle côtoiera les pionniers de l'ORTF, avant de se consacrer à partir de 1974 essentiellement aux cinéastes africains francophones. Elle les aidera individuellement dans le respect de leur imaginaire, et collectivement en visant la constitution d'un patrimoine. En animant ATRIA, structure collective atypique de soutien au montage et à la production cinématographiques, de 1980 à 1999, elle permettra la révélation de plusieurs dizaines de réalisateurs, notamment d'Afrique francophone. Elle continuera ensuite de monter des films jusqu'à sa disparition en 2014, inachevant le dernier film de Souleymane Cissé. Une cinquantaine de témoignages de monteurs, réalisateurs et professionnels contribuent à faire revivre cette monteuse à la générosité exceptionnelle.
L'apparition et le développement du cinéma en salles dans les colonies d'Afrique occidentale et équatoriale française sont essentiellement du fait de Français, notamment à la direction de l'entreprise qui a rapidement su dominer toute la filière cinéma, la Comacico. Son histoire se confond largement avec celle de son fondateur et dirigeant, Maurice Jacquin, qui bâtit cet empire cinématographique multinational, usant avec ingéniosité de l'organisation commerciale comme de l'optimisation fiscale pour son réseau de sociétés africaines de cinéma durant la colonisation, puis encore une douzaine d'années après les indépendances. Dominant l'importation et la diffusion des films avec un autre groupe d'entreprises, la Secma, la connaissance précise de ces deux circuits, ici révélée pour la première fois, s'avère indispensable pour comprendre leurs fonctionnements et ce qui s'est véritablement produit sur ces marchés, vastes comme treize fois la France. Sur ordre de Valéry Giscard d'Estaing, elles finiront par être rachetées en 1973 par un groupe conduit par l'UGC, avec le soutien politique et financier de l'Etat français, les trois centaines de salles étant ensuite rapidement revendues aux Africains. Sept ans plus tard, ce sera au tour de la distribution de la totalité des films, hélas prélude immédiat à un effondrement extrêmement rapide de l'ensemble de la filière cinéma sur la zone. Néanmoins la compréhension des évènements de cette décennie cruciale, ici décrits avec détail et précision, permet seule de savoir pourquoi la disparition des intérêts français, réclamée véhémentement par les réalisateurs africains, signera en réalité la mort des salles de cinéma dans tous leurs pays, et l'impossibilité d'amorcer une production pérenne de films. Leur fédération, la Fepaci, sera sur toute l'Afrique francophone sud-saharienne le procureur involontaire de cette condamnation à mort du cinéma prononcée à Alger en janvier 1975, le Consortium interafricain de distribution cinématographique (CIDC) en étant le fossoyeur huit ans plus tard, la quasi-totalité des dirigeants des Etats africains concernés tenant de fait la main armée du bourreau.
Résumé : Pourquoi le cinéma américain a-t-il acquis tant de puissance ? Pourquoi les producteurs européens cherchent-ils des partenaires dans des pays voisins, Pourquoi le taux fréquentation des salles a t-il baissé partout en Europe quatre décennies durant ? Comment l'industrie cinématographique s'est-elle mise en situation de multiples dépendances ? Telles sont quelques-unes des questions soulevées par l'auteur dans la première partie de son ouvrage, un panorama transnational de l'industrie cinématographique européenne. La seconde partie monographique décrit la situation actuelle de toute les industries cinématographiques européennes pays par pays. On n'y trouvera en particulier des états mis à jour sur des pays peu étudiés de ce point de vue : l'ex-Yougoslavie, l'Irlande ou les Etats baltes. Dans ce panorama global, c'est un diagnostic dépassant les explications strictement nationales que nous propose l'auteur. Il nous permet de mesurer les faiblesses de l'Europe et les forces des Etats-Unis leur assurant cette domination, en l'occurrence peut-être plus symptomatique que dommageable.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.