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Les briseurs de tabous. Intellectuels et jouranilstes anticonformistes au service de l'ordre dominan
Fontenelle Sébastien
LA DECOUVERTE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782707164346
Après l'effondrement de l'Empire soviétique, qui privait l'Occident de son si commode épouvantail "communiste", des politiciens "désinhibés" et des publicistes en vue ont libéré dans le débat public français, au nom d'une nécessaire "décomplexion", une parole jusqu'alors cantonnée dans les cénacles de l'extrême droite Sous le prétexte de briser d'imaginaires "tabous" et d'en finir avec une prétendue "tyrannie de la bien-pensance", ces pseudo-"iconoclastes", dopés par les attentats du 11 septembre 2001, ont banalisé, en la parant souvent de vertus "républicaines", une logorrhée empruntée au vocabulaire traditionnel des xénophobes nationalistes. Dans cet essai au lance-flammes, mais rigoureusement documenté, Sébastien Fontenelle décortique les stupéfiants amalgames et les incessantes tricheries au fondement de ces discours "anticonformistes" sur l'immigration, la colonisation, les "Arabes" et, surtout, l'islam. Il explique comment ces falsificateurs, alors même qu'ils disposent d'un accès illimité aux médias dominants et que leurs idées sont reprises, à droite comme à gauche, par les plus hauts responsables politiques, se sont fait une spécialité de se poser en "dissidents" d'un système dont ils sont en réalité les premiers garants. En l'espace d'une décennie, dénonçant une imaginaire "pensée unique", ils ont en effet assuré, par un constant truquage de la réalité, la perpétuation d'un vrai conformisme, érigeant le rejet de "l'Autre" (pauvre, étranger, immigré, musulman) en vertu cardinale d'un nouveau "réalisme". Un essai salutaire pour prendre toute la mesure de la perversion des discours qui saturent aujourd'hui l'espace public, sapant méthodiquement, au nom de la démocratie, les fondements mêmes de la démocratie.
Les journaux et magazines "de référence" publient régulièrement de longues exhortations à "réduire la dépense publique", et des anathèmes contre "la France des assistés". Mais depuis trente ans, ces mêmes publications sont littéralement gavées de millions d'euros d'aides publiques - qui ne servent à rien, puisque la presse écrite continue de s'enfoncer dans une crise structurelle. Mais qui représentent jusqu'à 12 % de leur chiffre d'affaires. Cette gabegie, documentée par de nombreux rapports, est de celles qui font généralement, pour les journalistes spécialisés dans la chasse à "l'assistanat" et aux "gaspillages", un scandale réussi. Or la révélation que le contribuable nantit la presse écrite de gigantesques subventions ne leur inspire aucun commentaire. Car ici, le silence est d'or. "
Résumé : Nice : ses palmiers, sa plage, sa promenade des Anglais, son huile d'olive... et son palais de justice rongé par les dérives de quelques magistrats. Depuis son arrivée en février 1999 au tribunal de grande instance de Nice, le procureur Eric de Montgolfier n'a cessé de dénoncer les multiples dévoiements de la justice niçoise au risque de susciter nombre d'inimitiés. Les pratiques qu'il a pu observer dans les salles d'audience semblent tenir plus de l'arrangement entre notables que de la stricte impartialité, sans parler de quelques magistrats peu soucieux de respecter les lois. Pourtant en septembre 2002, un rapport de l'Inspection générale des services judiciaires a estimé que la justice niçoise ne souffrait d'" aucun dysfonctionnement grave ". Selon les enquêteurs de l'IGSJ, les affaires enterrées, les manipulations occultes et les réseaux d'influence dénoncés par le procureur Montgolfier seraient de simples vues de l'esprit. Il était donc temps de mettre en lumière certaines " spécificités " de la justice niçoise et de s'interroger sur les personnalités qui sont censées la servir. Une Baie des affaires où plane une ambiance peu propice à un exercice serein de la justice. Enquête sur une ville où un juge peut être placé en garde à vue parce qu'il confond secret professionnel et engagement maçonnique ; où un avocat est mis en examen pour blanchiment ; où les tentatives de déstabilisation pullulent ; où un élu peut demander la tête d'un procureur ; où une inspection peut s'intéresser à tout sauf à ce qu'il faut inspecter ; où la notoriété d'un élu se mesure au nombre d'accusations portées contre lui... Et si, finalement, le seul tort d'Eric de Montgolfier était d'avoir raison ?
Le 28 février 2012, un cadre de La Poste se défenestre à Rennes. Il laisse une lettre où il raconte les insupportables pressions exercées par sa hiérarchie. Quelques jours plus tard, un autre employé du groupe se donne la mort, après avoir lui aussi rédigé une lettre accablante pour sa direction? qui déclare que ces suicides sont des cas isolés, sans lien avec un quelconque malaise au sein de l?entreprise? Pourtant, plus de 100 salariés du groupe se sont donné la mort depuis 2011, et la série noire continue? Pour comprendre ce qui arrive à La Poste, il fallait enquêter sur ce qu?elle est devenue. Dans ce livre, Sébastien Fontenelle raconte comment un service public cher au coeur des Français a été transformé en une entreprise exclusivement dédiée à la recherche du profit et de la rentabilité. Il raconte ainsi la planification par le gouvernement socialiste dans les années 1980, d?une "nécessaire" modernisation des PTT "qui ne peuvent plus ignorer les lois du marché" et ce qui s?ensuivit: la réforme de 1992 et la scission des PTT en deux entités distinctes et la création de France Telecom, le développement de l?activité bancaire au sein de La Poste (vente de produits financiers) les destructions d?emplois (plus de 70000 en dix ans, "un par heure"!), la fermeture massive de bureaux de poste, la précarisation des statuts (des CDD? d?une heure!), le développement de la sous-traitance, etc. On l?aura compris, La Poste est devenue en quelques années un laboratoire managérial où les salariés se retrouvent cyniquement sacrifiés sur l?autel de la rentabilité, payant au prix fort le démantèlement programmé d?un grand service public.
Biographie de l'auteur Sébastien Fontenelle est journaliste. Il a contribué à l ouvrage collectif Les Éditocrates (La Découverte, 2009) et publié, entre autres titres, La Position du penseur couché (Privé/Libertalia, 2007).
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !