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Une tout autre histoire. Questions à Jean-François Lyotard
Fontenay Elisabeth de
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213606101
Premier temps : ce qu'apporte l'oeuvre de Lyotard à la connaissance du judaïsme. Et cet apport est considérable. Dans le sillage d'Emmanuel Levinas et de Jacques Lacan, en empruntant notamment à ce dernier le concept de forclusion (mécanisme psychique par lequel s'opère le rejet d'une expérience hors de l'univers symbolique du sujet), il pense le judaïsme en termes de forclusion psychotique. C'est ainsi que le judaïsme, à la différence de la pensée occidentale-chrétienne, rejette le mythe et les médiations, n'aspirant à aucune réconciliation, aucun pardon, affirmant même son incompatibilité avec la métaphysique qui, chrétienne, hégélienne ou marxiste, expose symboliquement le meurtre du père et la rémission du crime. Rupture avec la réalité, prédominance du texte, surestimation du Père, ces trois caractéristiques de l'esprit du judaïsme selon Levinas trouvent un singulier éclairage à la lumière lacanienne projetée par Lyotard. Or, deuxième temps, voici qu'Elisabeth de Fontenay s'insurge contre son guide lorsque celui-ci, fort de sa découverte, dénie aux rescapés du génocide et aux historiens du temps présent toute légitimité à témoigner et à analyser les témoignages au nom de la mémoire elle-même qui, dès lors que l'on tente de donner chair à l'indicible, sombre, dit-il, dans l'instrumentalisation (commémorations, etc.) et, finalement, dans l'oubli. Elisabeth de Fontenay, en pleine conscience de ce risque, plaide pourtant pour l'utilité du travail de l'historien, la nécessité d'étayer concrètement l'histoire du génocide, de faire toute sa place au témoignage - au nom de l'autre, d'un partage possible de la souffrance. Mais, troisième temps, hommage est rendu à Lyotard en ce qu'il rend lui-même justice à la tradition hébraïque, porteuse à ses yeux de la plus grande radicalité dans le dissensus d'avec la pensée et la pratique occidentale chrétienne, pour le plus grand bénéfice de l'éthique, cette dimension du politique dont l'horizon nous fait aujourd'hui si cruellement défaut.
Dix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des Présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, Élisabeth de Fontenay s'expose au risque et à l'urgence des questions politiques qui s'imposent à nous aujourd'hui. L'homme se rend-il coupable d'un crime lorsqu'il tue ou fait souffrir une bête? Faut-il reconnaître des droits aux animaux? Cette approche philosophique qui s'essaie à travers sept perspectives différentes atteste, on ne s'en étonnera pas, un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l'exception humaine.
I1 fut un temps où les hommes, les animaux, les dieux formaient une communauté de destin L'Antiquité fut cet âge d'or pour les bêtes, car si les hommes les offraient en sacrifice aux dieux, chacun s'accordait sur leur dignité d'êtres animés et les respectait en tant que tels.Depuis que Dieu s'est fait homme, que le Christ s'est offert en sacrifice, tel un agneau, le statut de l'animal a complètement changé. De ce moment, les philosophes se préoccupent d'abord de définir le propre de l'homme, et donc de le différencier des bêtes. Dès lors, celles-ci sont le plus souvent considérées comme des êtres négligeables, des machines (Descartes), et, à l'occasion, comparés... à des pommes de terre (Kant).De grands esprits font évidemment exception, au XVIIIe siècle surtout. Certains philosophes, tel Diderot, croient même deviner une continuité biologique et morale entre l'homme et l'animal. Michelet, dans cette veine de pensée, se fera, au XIXe siècle, le chantre de l'amour des bêtes, le grand témoin de la façon dont les hommes ruinent leur âme en les persécutant.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine