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Quand un animal te regarde
Fontenay Elisabeth de ; Callias Aurore
GALL JEUN GIBOU
9,65 €
Épuisé
EAN :9782070571826
Heudreville, le 4 aoûtMa chère petite Théodora,Comme tes parents te l'ont dit, je me suis retirée à la campagne où je vis avec des animaux - enfin pas seulement avec des animaux! -, après avoir mené, en enseignant la philosophie, une existence bien remplie.Je m'occupe un peu des bêtes dans la minuscule exploitation agricole qui est à côté de notre maison, car les fermiers ont parfois besoin d'aide. Il m'arrive de laver le pis des vaches, avant qu'on les traie, comme j'avais appris à le faire étant enfant, et de panser les chevaux. Et j'aime beaucoup voir comme ils attendent et comme ils sont contents quand je change leur litière et que je leur donne à manger.Un jour que, justement, j'étrillais Papillon, le percheron de nos voisins, j'ai soudain découvert que les deux verbes, «penser» et «panser», se prononçaient exactement de la même façon, ce qui m'a beaucoup troublée. Et c'est alors, au milieu de ces animaux, que la philosophie m'a de nouveau occupé l'esprit.Les idées qui me sont venues, j'ai eu envie de te les faire partager et de les transmettre aussi à d'autres enfants.En espérant continuer, lors de prochaines vacances, à réfléchir avec toi, mais de vive voix, je t'embrasse tendrement,Elisabeth.
I1 fut un temps où les hommes, les animaux, les dieux formaient une communauté de destin L'Antiquité fut cet âge d'or pour les bêtes, car si les hommes les offraient en sacrifice aux dieux, chacun s'accordait sur leur dignité d'êtres animés et les respectait en tant que tels.Depuis que Dieu s'est fait homme, que le Christ s'est offert en sacrifice, tel un agneau, le statut de l'animal a complètement changé. De ce moment, les philosophes se préoccupent d'abord de définir le propre de l'homme, et donc de le différencier des bêtes. Dès lors, celles-ci sont le plus souvent considérées comme des êtres négligeables, des machines (Descartes), et, à l'occasion, comparés... à des pommes de terre (Kant).De grands esprits font évidemment exception, au XVIIIe siècle surtout. Certains philosophes, tel Diderot, croient même deviner une continuité biologique et morale entre l'homme et l'animal. Michelet, dans cette veine de pensée, se fera, au XIXe siècle, le chantre de l'amour des bêtes, le grand témoin de la façon dont les hommes ruinent leur âme en les persécutant.
Résumé : Après Michelle Perrot et Elisabeth Badinter, la collection Bouquins accueille dans son catalogue l'une des grandes intellectuelles de notre époque. Issue, par son père, d'une vieille famille catholique de droite, Elisabeth de Fontenay a été élevée dans l'ignorance des racines juives de sa mère, convertie au catholicisme, dont la famille fut exterminée à Auschwitz. A vingt-deux ans, elle rompt avec la religion catholique pour se tourner vers le judaïsme et assumer son ascendance juive. A la fois détruite et construite, dit-elle, par le secret qui entoura ses origines. Dans toute son oeuvre, elle n'a cessé de s'interroger sur les devoirs que nous avons envers les êtres vulnérables et de chercher à combler le silence de sa mère, celui de son frère, celui aussi des animaux qu'on extermine. Elisabeth de Fontenay, inlassablement, s'est attachée à mettre la philosophie " à l'épreuve de l'animalité ", sans pour autant " offenser le genre humain ". Elle dénonce une tradition philosophique responsable, à ses yeux, de la longue méconnaissance de l'animal au nom du " propre de l'homme ", et rappelle avec force que l'attention portée aux animaux ne saurait entrer en contradiction avec celle que l'on porte aux êtres humains et à leur propre identité. Fragilité, animale ou humaine, stupeur face à la violence génocidaire, amour de la littérature, admiration et méfiance mêlées vis-à-vis des Lumières, mais passion pour Diderot, " inventeur d'un matérialisme enchanté ", engagement politique, autant de thèmes qui s'entrelacent dans ce volume rassemblant l'essentiel d'une oeuvre sensible, dense et inclassable, qui fait autorité et assure à son auteur un grand rayonnement. Ce volume contient : Actes de naissance - Gaspard de la nuit - En terrain miné (avec Alain Finkielkraut) - Une tout autre histoire - La Prière d'Esther - Diderot ou le matérialisme enchanté - " Flaubert, un pensum mystique " - " Barbey, cet absolu littéraire " - La Grâce et le progrès - Sans offenser le genre humain - " Lucrèce, la force de dissidence du poème " - " La raison du plus fort " - " Entretien avec Jean-Louis Poirier ".
Résumé : " La philosophie de Diderot fraye les voies qui peuvent nous acheminer vers cet universalisme à fragmentation multiple dont nous avons besoin. C'est pourquoi ce livre se présente comme la rhapsodie des points de vue que Diderot a libérés et que l'impatient aujourd'hui devrait recevoir d'hier comme une toujours nouvelle bonne nouvelle. Des profondeurs sans entrailles de la modernité, il fallait faire entendre une clameur, et que ce ne fût pas prière de détresse ou de pénitence, mais insurrectionnelle action de grâces, rendue au plus chatoyant philosophe des Lumières pour ce qu'il a su chanter la matière, la vie, la nature avec la pleine voix de la raison. Ce matérialisme enchanté s'appuie sur la science pour détruire la connivence de Dieu, du Moi et du Roi, pour rêver à la réalité et postuler une totalité qui ne peut jamais devenir totalitaire, parce qu'au sens elle préfère les sens, et à l'ordre les écarts : aveugles-nés, enfants illégitimes, Hottentots, sourds-muets, parasites, mimes, femmes, et musiciens avant toute chose. Car la musique a le pouvoir, chez Diderot, de déstabiliser les corps constitués, de railler l'extase et le recueillement, de déjouer la dialectique, et aussi de nous confier sa douce énergie pour qu'à partir d'elle nous risquions un monde. Une philosophie, en somme, qui bouleverse les entités mais qui parvient à ne faire de tort à personne. " E. de. F.
Biographie de l'auteur Romuald est né en 1976 à Paris. Fasciné par les livres et les dessins animés de son enfance, il est très tôt pris d'une insatiable envie de dessiner et d'inventer des histoires. Il obtient son diplôme à l'école d'arts graphiques Estienne. Il réalise ensuite son autre «rêve de gosse» en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s'empêcher de revenir au dessin. Après quelques années passées à travailler dans le domaine du jeu vidéo, il se consacre maintenant à ses propres projets éditoriaux. Entre deux dessins, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager.
Résumé : Trotro est trop content d'aller chez grand-père Grandada et grand-mère Grandanette. Au parc, Grandada lui présente son ami le dinosaure-toboggan qui doit avoir beaucoup plus de 100 ans peut-être 1000 ! Puis de retour à la maison, il joue au jeu des familles avec Grandanette. Trotro ne comprend pas pourquoi il n'y a pas la Famille Trotro. Eh bien, faisons-la ! Grandada découpe les cartes, Trotro découpe les photos et Grandanette les colle. C'est plus rigolo de jouer avec la famille Trotro. Papa, maman et Zaza arrivent pour le goûter, Trotro est très fier de leur montrer son nouveau jeu ! En fin de livre on trouve de quoi faire un jeu de 4 familles : avec la Famille Trotro, la Famille Chacha, la Famille Cuicui et la Famille Glouglou, celle des poissons... Et aussi on peut ajouter ou inventer tout ce qu'on veut comme famille.