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Formes de vie
Fontanille Jacques
PULG
30,00 €
Épuisé
EAN :9782875620668
La question du sens traverse de bout la vie des hommes. Elle est posée tant par leurs pratiques que par les objets qu'ils manipulent. La sémiotique naît de ce constat et cherche à en creuser la complexité. Sans parti pris quant aux obédiences théoriques ni quant aux objets d'étude, la collection Sigilla accueille des études originales reconnaissant la pertinence et la cohérence du projet sémiotique. Les vivants persistent à vivre, et les humains persévèrent. Les cours de vie prennent forme dans la manière dont leur continuité est assurée, malgré les obstacles et les aléas. Et le sens de la vie est tout aussi bien dans la force des engagements, dans les hésitations, les atermoiements, les renoncements et les changements de cap qui permettent, ou ne permettent pas, de persister. Les formes de vie trouvent sens dans la réunion entre des expressions (des formes du cours de vie) et des contenus (des valeurs, des émotions, des enjeux et des croyances). Toutes sont par principe disponibles pour tous les acteurs sociaux, qui peuvent se les approprier, les transformer, les confronter entre elles et en inventer de nouvelles, mais avec des chances inégales d'y parvenir. Par leur résistance aux segmentations sociales a priori, par leur capacité à établir des rapports entre des phénomènes d'une grande diversité, les formes de vie nous mettent en somme à «bonne distance», la distance qui convient à la fois à la compréhension et à l'évaluation critique de la signification de nos pratiques sociales, quotidiennes, politiques et médiatiques, et des discours qui les diffusent. Transparence sociale et politique, territoires socio-économiques et symboliques, croyances et régimes médiatiques, compétitivité et compétition, variations stylistiques de la mode : ce sont quelques-unes des innombrables configurations sémiotiques qui donnent du sens à nos vies quotidiennes, collectives ou individuelles. En traversant ces configurations l'une après l'autre, le sémioticien dialogue avec l'anthropologue, l'économiste, le géographe, le philosophe, ou le sociologue.
Le corps n'est pas, pour la sémiotique, un domaine d'analyse parmi d'autres; il est au coeur d'une hypothèse théorique qui renouvelle notre conception des processus de signification. L'incarnation des processus signifiants leur procure un substrat qui s'impose à toutes les élaborations cognitives et émotives: les rôles narratifs sont portés par des corps; la production des discours émane d'une activité corporelle; les émotions et les passions, de même que les manifestations sensibles et perceptives impliquent des corps. Des corps qui interagissent conservent dans leur chair ou sur leur enveloppe corporelle les empreintes de ces interactions, et ce sont ces empreintes porteuses de significations à découvrir qui doivent être identifiées, extraites, déchiffrées et interprétées. La sémiotique de l'empreinte éclaire alors d'un nouveau jour l'énonciation, la narrativité, le jeu figuratif, la mémoire et l'anticipation des formes, le sens des textes, des images et des objets.
L'émergence est la pensée du nouveau, de l'inédit. Comment quelque chose peut-il apparaître là où rien n'était ? Pourquoi le tout n'est-il pas seulement la somme de ses parties ? Ce " quelque chose ", ce supplément, qui font la naissance, l'avènement ou la création de phénomènes culturels et scientifiques, ainsi que les mouvements qu'ils génèrent, sont étudiés sous le nom d'" émergence ". Dédicacé par un prix Nobel de Littérature, rassemblant des auteurs qui font autorité dans leur domaine, cet ouvrage constitue aussi bien une synthèse et une analyse scientifique des théories de l'émergence qu'un hommage à celui qui s'en est fait le concepteur en France. Jean-Marie Grassin, en effet, grâce a sa bonne connaissance de la francophonie et des questions de l'émergence de nouvelles littératures dans un contexte postcolonial, et comme observateur international privilégié des concepts littéraires, a proposé une description, puis une théorisation, de l'émergence. Venus de divers horizons des lettres, des arts, des sciences humaines et sociales et de pays très divers, des chercheurs lui répondent en un échange fécond.
Résumé : Le texte, notamment le texte littéraire, certes, est au c?ur des préoccupations de la sémiotique, mais elle l'a souvent abordé comme un simple domaine d'application de la théorie. Affronter directement les problèmes de la critique littéraire elle-même, et examiner, à la lumière de la sémiotique, quelques notions ou ensembles de notions couramment utilisées par les spécialistes de littérature - point de vue, genre, style, intertextualité, figures de rhétorique, etc. : tel est, en revanche, le projet de cet ouvrage. L'approche sémiotique donne alors toute sa mesure : d'un côté, sans prétendre se substituer à l'approche littéraire, elle apparaît comme un complément méthodologique, qui aide à poser les problèmes, parfois à les résoudre; de l'autre, en faisant communiquer des approches d'origines diverses (l'anthropologie, la phénoménologie, la rhétorique, la linguistique, la stylistique), elle déplace les perspectives, elle suscite de nouvelles questions, et augmente ainsi notre compréhension des textes.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.