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Le Lexicon. Dictionnaire trilingue français, latin, grec
Fontanier Jean-Michel
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753520455
Ennius, l'un des premiers grands poètes de Rome, aimait à dire qu'il avait trois c?urs, parce qu'il savait, outre la langue de son enfance, le grec et le latin. A trop cloisonner les disciplines, l'Université française risque de se couper d'une tradition humaniste européenne, si brillamment illustrée jadis par les Estienne, les Erasme, les Ficin, et tous ceux qui se reconnaissaient héritiers d'une civilisation fondamentalement bilingue. Le Lexicon permet de remonter des mots français aux mots utilisés par les Romains et les Grecs, et inversement - selon trois ordres de lecture possibles: du français au grec via le latin, du latin au grec via le français, et du grec au latin via le français. Ce dictionnaire sans précédent s'adresse non seulement aux étudiants des filières classiques (lettres, histoire, philosophie) mais, bien plus largement, à tous les esprits curieux de retrouver les origines de leur langue et de leur civilisation, en circulant librement de Paris à Athènes via Rome.
Presque un demi-siècle après la publication du classique de Pierre Grimai, L'Amour à Rome, et vingt-cinq ans après la sortie retentissante du livre de Paul Veyne, L'Élégie érotique romaine, il nous a paru opportun de renouveler la question en composant un recueil d'études sur l'amour romain : sur l'expression littéraire proprement romaine de l'amour, sur la perception romaine de l'amour, comme passion ou comme jeu, de Varron à saint Ambroise. Car, depuis un certain temps, on disserte beaucoup de la " sexualité à Rome, on dispute savamment de la pertinence à Rome de la distinction hétérosexualité / homosexualité, mais on semble éluder une notion mi-âme mi-corps - et un nom, amor, encore très présent dans notre aire romano-méditerranéenne -, sans doute trop subtile pour ne pas effrayer les amateurs de schémas et de systèmes anthropologiques. Les quinze contributions proposées sont suivies d'une anthologie - sous forme d'abécédaire de l'amour à Rome -, en présentation bilingue.
Cette méthode se compose de quinze leçons, modulables selon le temps dont dispose le lecteur : elles permettent un apprentissage accéléré de la langue, sur une seule année universitaire. Chaque exposé grammatical théorique - aussi complet et succinct que possible - est suivi d'une partie "pratique" où sont étudiées les principales difficultés que rencontrera l'étudiant dans les textes à propos du point grammatical exposé, et d'exercices corrigés. Ces quinze leçons font le tour de la grammaire latine, sans s'attarder sur ces inventaires d'exceptions qui encombrent inutilement les manuels - inutilement, parce que l'usage et la pratique de la langue seront des maîtres autrement efficaces. Suivent des versions graduées, annotées et traduites qui permettent à l'étudiant solitaire, débutant ou agrégatif rouillé, de s'entraîner par lui-même. Le lecteur dispose. à la fin du livre, d'un lexique latin-français abondant qui lui permettra de se passer souvent des gros dictionnaires et d'enregistrer plus rapidement les significations essentielles d'un mot. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui désirent déchiffrer rapidement par eux-mêmes du latin - débutants ou recommençants, étudiants classiques, musiciens, juristes, philosophes, ou admirateurs des Principia de Newton. Ils y apprendront vite que le vulgum pecus est une chimère, que dans le Requiem le bon accord n'est pas Tuba mirum, et que lire Horace, Tacite - ou Pétrarque - en latin peut être un grand plaisir.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.