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La globalisation en "analyse". Géoéconomie et stratégie des acteurs
Fontanel Jacques
L'HARMATTAN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782747596640
La globalisation est un phénomène ambigu. Elle prend sa source dans le développement des technologies, les économies d'échelle, l'ouverture des marchés et l'interdépendance économique. Pourtant, elle présente aussi des dangers non négligeables, comme la destruction des souverainetés et des cohésions nationales, ce qui prive les marchés de leurs responsabilités sociales et politiques sans lesquelles ils ne peuvent plus fonctionner. Aujourd'hui, la globalisation conduit au monopole des valeurs économiques libérales. Elle ne s'inscrit pas dans un processus démocratique. Le résultat est souvent socialement injuste, politiquement conflictuel et économiquement inefficace. Si l'ancien monde est mort, le monde marchand commence à être critiqué, mais il y a peu de consensus sur la nouvelle société à construire. Les acteurs économiques de la mondialisation (organisations internationales, Etats, Régions, organisations non gouvernementales, firmes multinationales, ou les " maîtres-penseurs " de la globalisation) commencent à affûter leurs armes, pour développer des coalitions provisoires aux résultats incertains. Si pendant des siècles les hommes ont cherché à réduire l'incertitude pour un monde plus humain, le développement économique proposé par la libéralisation de l'économie réduit le champ des certitudes sociales. Si les nouveaux conflits sociaux et politiques ne sont pas encore inévitables, ils deviennent de plus en plus probables dans un processus cumulatif d'antagonismes internationaux, de conflits régionaux et de guerres civiles. Il est temps de faire l'analyse d'une globalisation aux coûts de l'homme croissants. Peut-on mettre la globalisation en " analyse " ?
Le rôle économique de l'Etat est contesté. Depuis l'avènement du capitalisme, il en a toujours été ainsi. Les économistes libéraux,, classiques ou néo-classiques n'ont souvent accordé à l'Etat qu'un rôle de gendarme, réduit au pouvoir de faire respecter les lois fondées sur la propriété privée, l'initiative individuelle, la cohérence et la sécurité nationales. La naissance de l'URSS apportera une contestation brutale à cet univers idéal et idéel de l'optimalité des forces du marché. Avec la crise de 1929 et l'apport théorique de Keynes, l'Etat a été sollicité dans l'ordre économique, favorisant ainsi l'essor des politiques économiques conjoncturelles et structurelles. Cependant, la récession économique qui a suivi les " Trente Glorieuses ", aux résultats économiques inégalés, a favorisé l'essor du néo-libéralisme et une nouvelle contestation de l'action économique de l'Etat. L'efficacité économique de ce dernier, son rôle de redistribution ou la pertinence de son intervention ont été remis en cause. On a alors parlé de " moins d'Etat " pour " mieux d'Etat " dans le meilleur des cas, ou d'un Etat improductif et prédateur dans le pire des cas. A chaque crise, le rôle de l'Etat est redéfini, en faveur soit d'une réduction, soit d'un renforcement de son action économique. Il n'est pas indépendant du développement particulier de la société dans laquelle il vit. De ce fait, son action change dans le temps et dans l'espace. Nécessaire pour maintenir la cohésion sociale par la production de biens collectifs, l'Etat favorise aussi les effets pervers de la technocratie et de la bureaucratie et la " privatisation " de l'intérêt collectif. Il est aussi illusoire d'attendre de lui les solutions aux problèmes économiques quotidiens que de le vouer à l'inactivité. La question n'est donc pas de savoir si l'Etat doit ou non intervenir dans l'ordre économique, mais plutôt de définir son rôle en fonction de la réalité des dysfonctionnements du marché et de l'action publique.
Fontanel Jacques ; Galbraith James K. ; Intriligat
L'histoire du monde a toujours été traversée par des guerres aux causes et conséquences économiques importantes. Pourtant, la science économique dominante fait systématiquement l'hypothèse de la permanence de la paix ou d'un niveau de sécurité internationale suffisant grâce au fonctionnement performant des mécanismes du marché, ce qui explique son incapacité partielle à expliquer le monde " réel " d'aujourd'hui. Il convient alors de revenir vers le concept d'économie politique afin de prendre en compte les aspects pluridisciplinaires de la sécurité internationale. Dans ce livre, plusieurs questions analysées sous l'angle de l'économie de la sécurité internationale sont successivement abordées.
Cet ouvrage collectif analyse les relations de l'Azerbaïdjan avec l'Europe sous ses aspects économiques, politiques, sociaux et juridiques. Carrefour des intérêts et enjeux géopolitiques et trait d'union entre Asie et Europe, ce pays est un maillon indispensable à la sécurité énergétique de l'Europe et il se propose d'apporter une contribution significative au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.