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Pierre Mauroy une vie en socialisme
Fontaine Marion ; Fulla Mathieu
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782385191801
La figure de Pierre Mauroy apparaît aujourd'hui nimbée de nostalgie, souvenir d'un socialisme sépia, militant, populaire, fidèle à l'héritage du parti de Jaurès et de Blum. Mais la légende ou l'idéalisation ne sont qu'un reflet très imparfait de la richesse de son parcours. Maire et élu local, militant puis acteur-clef du Parti socialiste et de l'Internationale socialiste, premier chef de gouvernement, enfin, de la gauche au pouvoir en 1981, P. Mauroy atteste, par sa trajectoire et ses expériences, la pluralité et la dynamique des engagements et de la vie du socialisme français et européen au second XXe siècle. Fruit d'un colloque rassemblant chercheurs nationaux et internationaux, sociologues, politistes et historiens, ce livre entend revenir sur les différents aspects de l'acteur politique et en restituer toute la portée et la fécondité : des conditions de l'ascension dans un socialisme en reconfiguration jusqu'à l'expérience du pouvoir, de la conception du parti et de l'idée socialistes jusqu'à l'action de l'élu et aux débats sur l'avenir du projet socialiste au XXIe siècle. Il s'agit par-là de démontrer tout ce que la figure de P. Mauroy peut apporter à la compréhension du passé de la gauche, et, peut-être, à une meilleure appréhension de ses crises et de ses interrogations au présent.
L'analyse du parcours du club ébauche les traits d'une histoire sociale renouvelée, questionnant les termes à la fois éculés, et toujours problématiques, d'appartenance, de communauté, de mémoire. Elle montre comment nos différentes appartenances (sociales, territoriales, nationales, sexuées, politiques) s'emboîtent ou se déboîtent, de façon toujours provisoire. En confrontant le plus classique, des mineurs érigés en statue figée du prolétariat, et le plus ludique, le ballon et le stade, ce livre donne ainsi un autre aperçu du processus chaotique à travers lequel s'est fait, puis s'est défait, un monde industriel et ouvrier, déjà si éloigné, et pourtant encore si proche de notre présent.
Liévin, 27 décembre 1974, 42 morts. L'une des catastrophes minières les plus meurtrières de l'après-guerre vient de se produire, l'une des dernières aussi. Les vieux mythes du mineur-martyr et de la mine infernale ressurgissent. L'événement n'est pas seulement ce rappel au XIXe siècle, il porte la trace des "années 68" finissantes ; il donne lieu à des mobilisations d'un nouveau type. Entrent en scène de nouvelles figures appelées à un bel avenir : celles de la victime ou du "petit juge" luttant contre les élites minières. La catastrophe s'inscrit dans ce moment de basculement, entre la fin des "Trente Glorieuses" et l'entrée dans la "crise". Pour cerner quelques aspects de ce basculement, l'auteur interroge sous l'angle de l'histoire sociale et politique le processus de désindustrialisation ; elle tente de percer à jour cet instant où le mythe ouvrier, autant que la classe ouvrière perdent de leur évidence et où la société industrielle, dans les faits et dans les images qui s'y attachent, amorce une mutation sans précédent.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?