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Le Marché. Histoire d'une conquète sociale
Fontaine Laurence
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070143580
Le monde actuel vit un paradoxe inouï. D'un côté, la cause semble entendue: il est plongé dans la crise par les comportements erratiques des marchés financiers. De l'autre, des millions d'êtres miséreux rêvent d'avoir accès au marché, au lieu où, à la ville, ils pourraient troquer un petit rien contre un autre qui les tirerait du besoin. Le marché est une institution d'échange dont toute l'histoire est marquée par les dérèglements des usages qu'en firent et en feront des êtres cupides, intéressés par leur seul enrichissement à court terme et aux antipodes de la fiction chère à la théorie économique d'un individu mû par la seule rationalité éclairée. Le marché est aussi un moyen d'émancipation pour les damnés de la terre ou du travail sans qualité. C'est ce que rappelle Laurence Fontaine, historienne qui a le goût de l'archive et de l'anecdote exemplaire et la passion des allers-retours explicatifs entre hier et aujourd'hui. Ici, l'économie est à la hauteur de ces hommes et de ces femmes qui veulent améliorer leur sort par l'échange de menus biens ou de produits coûteux, dans la Lombardie ou le Paris du XVIIIe siècle, comme dans les provinces reculées du Bengale, de la Chine ou de la Mauritanie contemporains. Car le marché est facteur d'émancipation, notamment pour les femmes, qui accèdent à la responsabilité par l'échange, le commerce, la gestion du budget, voire le crédit. Emancipation des pauvres rivés à leur endettement, émancipation de la femme qui desserre l'étau du patriarcat, émancipation globale d'une économie informelle qui accède aux circuits monétaires régulés. Mais émancipation d'une extrême fragilité si elle ne s'accompagne pas de la reconnaissance pour chacun des mêmes droits que pour les autres. N'en déplaise aux repus de la consommation, cette reconnaissance passe aussi par la possibilité d'accéder aux mêmes biens: les exclus demandent une chose première parce qu'ils la savent essentielle pour tout le reste - un accès sans condition au marché.
A la fois marginale, inquiétante et familière, plus proche de celle du vagabond que du négociant, la figure du colporteur telle que l'ont dessinée les archives policières, les fictions littéraires et iconographiques, a été indéfiniment renvoyée du côté des archaïsmes économiques et sociaux. Au-delà de l'imaginaire citadin, le livre de Laurence Fontaine, chercheur au CNRS et historienne des sociétés de montagne, montre que ces petits métiers ambulants ont joué un rôle essentiel dans la naissance de l'économie de l'Europe moderne. Leur histoire est celle de communautés rurales pauvres, montagnardes et marginales, qui ont réussi à construire une société originale dont le modèle, fondé sur la parenté large et les liens de clientèle, est encore vivace dans nombre de sites aujourd'hui ; c'est aussi celle d'organisations marchandes, fortement structurées, indifférentes aux frontières, qui ont contribué à la diffusion des produits les plus nouveaux (le tabac, les montres ou l'imprimé). Cette étude inédite constitue une véritable préhistoire de notre société de consommation et porte un éclairage inattendu sur ses avatars alors qu'on voit resurgir aujourd'hui une économie parallèle fondée sur la mobilité, la précarité et une solidarité nouvelle.
4e de couverture : « La grande règle de toutes les règles est de plaire », déclare Molière. La Fontaine n'y déroge pas, usant de toutes les audaces stylistiques pour captiver son lecteur. Et si certaines morales des fables semblent simplistes, c'est que l'on ne s'y sera pas penché d'assez près... Par-delà les figures familières de la fourmi, du loup, du corbeau, ou du héron, La Fontaine nous fait entendre une langue singulière, éclairant le classicisme d'une séduisante fantaisie. Le dossier de cette édition, plus spécialement destinée aux élèves de lycée, analyse l'art de la fable, ses sources antiques, sa rhétorique spécifique. Elle propose également un tour d'horizon des moralistes contemporains de La Fontaine.
La croissance exponentielle des connaissances scientifiques fait émerger de nouvelles situations de transmission des savoirs. En même temps, de nombreux indicateurs font état d'une désaffection des nouvelles générations pour les domaines scientifiques. Dans un tel contexte, les professeurs des collèges et des lycées jouent un rôle fondamental de transmission des méthodes et des savoirs scientifiques. Ce travail de transmission démarre dès la préparation des épreuves de concours de recrutement (CAPES, Agrégation), au cours desquels les capacités de transmission sont évaluées, et se poursuit tout au long de la carrière. Il peut s'étendre à des activités hors du cadre du collège ou du lycée, dans les structures d'interface science-grand public. Cet ouvrage a pour objectif d'expliquer, grâce à de nombreux exemples concrets et originaux: 1/ comment analyser une question scientifique ou un jeu de documents; 2/ comment organiser un plan ou différents plans à partir de cette analyse; 3/ comment analyser et interpréter la pertinence de données scientifiques; 4/ comment mener la rédaction des points-clés d'une dissertation ou d'une leçon. Les sujets traités sont systématiquement placés dans une logique intégrative faisant appel à des connaissances et des notions transversales couvrant et comparant différents modèles biologiques. Cet ouvrage s'adresse avant tout aux étudiants en Biologie des filières universitaires et des classes préparatoires préparant au concours de recrutement (CAPES de SVT, Agrégation de SV-STU, CAPET de Biotechnologies, Agrégation de Biochimie-Génie Biologique, concours des Ecoles d'Ingénieurs en Agronomie et Vétérinaires), mais également à toute personne impliquée dans la communication scientifique.
Jade Neville, une jeune Franco-américaine étudiante en criminologie à Paris, rêve d'intégrer le FBI. Quand elle entend parler de The Life Game, un jeu de télé-réalité qui fait fureur aux Etats-Unis, elle saisit sa chance : si elle sort gagnante de la nouvelle saison, la production s'engage à tout faire pour qu'elle entre à Quantico. Sur ces promesses, elle se lance sur les traces de Scott Eden, un acteur disparu suite à une série de meurtres non élucidés. Tous ses faits et gestes sont filmés, enregistrés, analysés pour être diffusés sur des centaines de milliers d'écrans télévisés. Dans sa quête, elle peut compter sur l'assistance de son ami Chang, un geek pour qui la technologie n'a aucun secret. The Life Game est un jeu. Mais Jade joue sa vie. Car Jade est prise au piège : d'un tueur, de ses rêves et de sa popularité.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.