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La péremption
Fondeville Lionel
TINBAD
18,00 €
Épuisé
EAN :9791096415342
Ce serait une écriture sans socle, poudreuse et légère comme limaille, flottant au milieu d'aurores boréales en plastique moitié cramé, plus froide que l'azote liquide, plus prétentieuse encore. Elle aurait la faiblesse des rédactions sur papier quadrillé, leur naïveté pas convaincue, avec du silicone de première génération injecté dans les fissures, c'est-à-dire plastifiée à la manière des condamnés traités et tranchés en fines lamelles jambon pour étudiants en médecine. La péremption recourt aux fragments qui, chez Tzara ou Barthes, m'ont frappé par leur élégance. Force de l'ellipse, architecture modulaire, collection de moments. Les fragments en disent long. Ils revêtent souvent l'habit de la critique, dissimulée sous celui d'un jeu anodin, à première vue sans conséquences. Mais peu à peu, le texte révèle son dessein. C'est une autopsie. Du langage. Et du lecteur.
Résumé : Méthode d'apprentissage et de perfectionnement sur l'épreuve du sujet d'invention, basée sur une série d'entraînements et des rappels de méthode.
Résumé : Que voyons-nous dans les images ? Que nous est-il encore permis de connaître dans le déferlement numérique quotidien ? A l'origine funéraires, religieuses ou honorifiques, les images sont aujourd'hui désacralisées et réduites à leur fonction de communication, de marchandise, voire de piège contre la pensée. Au milieu de la figure défend un regard profond sur les images, véritable fil d'Ariane guidant un cheminement intérieur. Entre fulgurances autobiographiques et étayages philosophiques se révèle un voyage intime au milieu de figures. Et finalement, au milieu de la figure. Cet essai littéraire est constitué de treize chapitres, treize méditations sur autant d'images, oeuvres picturales ou photographies. Lionel Fondeville tisse ses réflexions poétiques sur des images en apparence disparates : des Sabines de Jacques-Louis David à Caricature de Rodtchenko de Gueorgui Petroussov, en passant par La Leçon d'anatomie du docteur Tulp de Rembrandt, La Vierge au chanoine Van der Paele de Jan van Eyck ou encore Annette noire d'Alberto Giacometti ; mais aussi sur des photographies d'un quotidien pris sur le vif par l'auteur lui-même. En filigrane, derrière ce frottement du prosaïque et de l'insolite avec de grandes machines picturales, et dans une abolition revendiquée des hiérarchies, se dessine la nostalgie d'un absolu esthétique aussi réel que fugitif. Ecrivain, dessinateur, photographe, musicien et chanteur, Lionel Fondeville a réalisé plus de 200 films, clips et haïklips, avec Le Manque, dont il est le co-créateur avec Christophe Esnault.
Bonasio Rémi ; Fondeville Bruno ; Lefeuvre Gwénaël
Confrontés à des comportements d'élèves qu'ils jugent inappropriés, les enseignants de l'école primaire mettent en oeuvre des dispositifs de régulation de ces désordres. Au-delà du seul rétablissement de l'ordre, ces dispositifs sont porteurs d'enjeux éducatifs les enseignants tentent de faire participer les élèves à la résolution des problèmes, d'engendrer chez eux une posture réflexive, voire d'enseigner des compétences sociales. Certains de ces dispositifs sont connus et font l'objet d'une valorisation sociale, comme par exemple le conseil d'élèves. D'autres existent de manière plus clandestine : alors que les enseignants éprouvent une forme d'efficacité dans leur mise en oeuvre, ils préfèrent en taire la réalité du fait de l'illégitimité présumée de leur intérêt éducatif. Sans a priori sur leur valeur pédagogique, cette étude se centre sur l'appropriation de ces dispositifs par des enseignants en analysant leur activité effective en classe. Il s'agit de savoir ce qui, chez ces acteurs, fait tantôt ressource ou contrainte dans des situations de travail ordinaire. C'est à partir de ces constats qu'une expérimentation est coconçue entre enseignants et chercheurs : la régulation des désordres y est envisagée à partir d'une démarche d'enquête avec les élèves. Les désordres vécus y apparaissent comme des opportunités d'apprentissages.
Francois Fabrice ; Frondeville Elvire de ; Marlang
Résumé : Développer son entreprise et créer de la richesse, voilà ce qui motive le chef d'entreprise. Pour ce faire, il peut compter sur ses compétences, son dynamisme, sa clairvoyance, mais il doit également savoir identifier les risques et les maîtriser. Responsable vis-à-vis des associés, des salariés, de l'administration, de la justice, le dirigeant de société ne peut ignorer les obligations, toujours plus nombreuses, qui pèsent sur lui. Quel que soit son titre, il doit également savoir décider pour lui : quelle protection sociale ? Quelle retraite ? Quelle rémunération ? Quel statut ? Cet ouvrage de référence, écrit par des avocats quotidiennement confrontés aux interrogations de leurs clients, répond aux questions les plus spécifiquement liées au statut et aux fonctions du dirigeant de société. Accompagné de nombreux exemples d'actes, il couvre tous les aspects de ta fonction de dirigeant, de l'accès à la cessation des fonctions, des pouvoirs qui lui sont dévolus aux opérations patrimoniales qui peuvent le lier à sa société. Cette troisième édition a été totalement refondue et contient de nouveaux développements notamment sur le statut social du dirigeant et le droit des entreprises en difficulté. Elle est à jour des nouvelles dispositions de l'ordonnance du 31 juillet 2014 sur le droit des sociétés, ainsi que de l'ordonnance du 13 mars 2014 sur les entreprises en difficulté.
Avec ce livre, Tristan Felix, dont nous connaissions le génie des métamorphoses et l'art transformiste au double sens darwinien et burlesque, nous livre une manière de manifeste illustré de la transgression. Dans un incendie, entre l'Histoire des animaux d'Aristote et un chat, elle sauverait assurément le chat. Mais il s'agit du feu des mots dans l'état second d'une traversée des règnes. Hubert Haddad
J'essaye d'écrire le plus convenablement possible. Dès les premiers mots vous n'avez pu vous détacher de moi. Je le sais. Vous êtes en train de me lire jusqu'au bout et c'est ma seule force. J'ai un vocabulaire très limité (vous avez dû le remarquer mais cela ne veut pas dire non recherché). Tout simplement je manipule un ensemble restreint de mots. Et je suis à l'aise avec eux, il n'y a rien à changer. J'ai dû de temps en temps vous ennuyer. Et vous n'avez pas cessé de lire. Personne ne vous y obligeait. Personne d'autre que moi. Ah au fait, sans moi vous n'êtes rien.
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. "Littérature/Art." Comme la "Revue de cinéma." Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général ? : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes... : un véritable cimetière pour antiquaires !... Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur "Tinbad the Tailor", donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc.
En dépit de tous les traitements qui lui ont été administrés par un certain nombre de ceux qui se sont succédé à son chevet dans l'espoir de la sauver, la littérature a succombé à la peste bubonique du roman, c'est-à-dire à la peste bubonique de la littérature, "Je hais les histoires" a dit T.B., l'un des plus violents de ces grands thérapeutes, "Je suis un destructeur d'histoires, je suis le démolisseur d'histoires type, quand je me mets d'écrire, si une anecdote se dessine, si je vois apparaître ne serait-ce que le moindre contour d'une histoire, je tire à vue, je la démolis aussitôt", a-t-il dit, mais nous, même si, tout comme lui, nom nous refusons à succomber à la peste bubonique du roman, T.B. ne pourra pas nous empêcher de raconter toutes les histoires qui nous passent par la tête, pour peu qu'elles s'inscrivent, parmi d'autres matériaux, dans la chronique d'une pensée qui se confond avec une chronique de la vie qui passe, si nous voulons raconter une histoire, T.B. ne nous en empêchera pas, T.B. ne nous fait pas peur, tous ont toujours tremblé devant T.B., tous ont toujours été terrorisés par T.B., et aujourd'hui encore, bien qu'il soit mort, bien qu'il soit complètement mort et complètement enterré, aujourd'hui encore tous demeurent terrorisés par T.B., depuis qu'il est apparu sur la scène littéraire, dès le premier instant, tous ont été frappés d'admiration, tous se sont enamourés de T.B., mais tous ont été en même temps anéantis par T.B., lui qui prétend qu'il est un destructeur d'histoires, un démolisseur d'anecdotes, mais lui qui est bien plus encore un destructeur d'écrivains en herbe et un démolisseur d'écrivains pourtant confirmés... C.H.