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Cahiers Maurice Ravel N°16 2013-2014
FONDATION MAURICE RA
SEGUIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782840496809
Les Cahiers Ravel ont été fondés en 1985 à l'initiative de la Fondation Maurice Ravel. Confiés à des spécialistes de renom international, les Cahiers Ravel préfèrent éviter les études trop générales pour privilégier les documents : correspondances inédites, photographies, actes officiels divers, tous commentés d'un point de vue exclusivement biographique et historique. De loin en loin, les Cahiers Ravel publient des recherches ponctuelles sur des domaines négligés : Ravel et la musique (et la langue) basque, Ravel et Riciotto Canudo, l'affaire de la légion d'Honneur, etc. Les Cahiers Ravel rendent compte, en outre, des documents passés en ventes publiques, de l'évolution de la discographie et de la bibliographie. Le rythme de parution est d'environ un numéro par an, comptant 100 à 150 pages illustrées en noir (fac-similé, photos familières, etc).
Les Cahiers Maurice Ravel s'adressent aux musiciens, chercheurs, musicologues et mélomanes attachés à mieux comprendre la vie, l'oeuvre et la personnalité du compositeur. Ils ont pour but de les faire connaître et de les étudier à l'aide de documents, de témoignages et de travaux inédits ou méconnus. Réunissant souvenirs, reproductions, correspondances concernant le musicien et son temps, mais aussi des contributions musicologiques et des témoignages de musiciens (compositeurs et interprètes), chaque numéro présente en outre un compte-rendu des publications et de la discographie ravéliennes ainsi qu'un inventaire des pièces passant en vente aux enchères.
Les Cahiers Maurice Ravel s'adressent aux musiciens, chercheurs, musicologues et mélomanes attachés à mieux comprendre la vie, l'oeuvre et la personnalité du compositeur. Ils ont pour but de les faire connaître et de les étudier à l'aide de documents, de témoignages et de travaux inédits ou méconnus. Réunissant souvenirs, reproductions, correspondances concernant le musicien et son temps, mais aussi des contributions musicologiques et des témoignages de musiciens (compositeurs et interprètes), chaque numéro présente en outre un compte-rendu des publications et de la discographie ravéliennes ainsi qu'un inventaire des pièces passant en vente aux enchères.
Les Cahiers Ravel préfèrent éviter les études trop générales pour privilégier les documents : correspondances inédites, photographies, actes officiels divers, tous commentés d'un point de vue exclusivement biographique et historique.
Etait-ce sa beauté, son allure, son mystère ? Eugene McCown entrait dans une pièce et les bouches s'ouvraient toujours rondes. Arrivé à Paris en 1921, le jeune Américain fut successivement pianiste au légendaire cabaret du Boeuf sur le Toit, peintre à succès, journaliste et romancier. Redouté et admiré pour son esprit mordant, aimé et jalousé pour son charme magnétique, proche de Jean Cocteau, de Nancy Cunard, d'André Gide et du groupe de Bloomsbury, il s'offrit corps et âme au tourbillon de jazz, d'alcool et de drogues de cette décennie frénétique. Au risque de se laisser enfermer dans une image de phénomène mondain et de perdre de vue ses ambitions artistiques. Comme si tous, dans son entourage, avaient eu trop besoin de sa formidable énergie et l'avaient laissé la dilapider jusqu'à l'épuisement. Ainsi l'écrivain surréaliste René Crevel, son ancien amant, écrivait-il à son propos : "(Eugene) a une âme, malgré lui. malgré l'Amérique et, avouons-le, malgré nous qui aimions trop sa voix, ses mains, etc., pour ne pas lavoir limité à cet amour trop terrestre."
Ugo Tognazzi et la cuisine italienne, c'est toute une histoire. En voici pour preuve son autobiographie gastronomique, où se mélangent comme autant d'ingrédients idéaux, les femmes, la sauce tomate, la grand-mère de Crémone, le gorgonzola, le football, l'Italie d'après guerre, l'Italie éternelle, le vin et les pâtes ? et le cinéma bien sûr. Avec ce livre, véritable best-seller en Italie, les gastronomes et les cinéphiles feront table commune. Les premiers y trouveront le meilleur de la Cucina Italiana et de ses classiques, revus et améliorés alla Tognazzi avec plus de soixante-dix recettes. Les amateurs de comédies italiennes, quant à eux, feront mieux connaissance avec cette figure marquante des années 1970 et 1980 à travers ses souvenirs d'enfance, d'amitié et de tournage, tous racontés dans une langue éminemment savoureuse. La dernière partie, écrite par Florence Rigollet, raconte par le menu l'authentique scandale qui accompagna la sortie du film La Grande Bouffe, tout en portant un regard précis sur les carrières de Marco Ferreri et Ugo Tognazzi.
Réac, Nicolas Ungemuth ? Plutôt mélancolique, et lucide à propos des quatre dernières décennies françaises. Dans Nous vivons une époque formidable ! , le journaliste dépeint une société du XXIe siècle à côté de la plaque. Sous sa plume cruelle et drôle, nous voyons passer des trottinettes à contresens sur les avenues, des touristes qui vont en troupeaux, Anne Hidalgo et sa gestion .. "lumineuse" de la tour Eiffel, des projets de design objectivement nuls, nous assistons aux délires du "véganisme" comme de "l'antispécisme", aux dérives du langage et à l'avènement d'un nouvel hygiénisme. Pour Ungemuth, si l'époque que nous connaissons invente son lot traditionnel de stupidités, elle se distingue surtout des précédentes en faisant passer ses gadgets et ses laideurs pour des progrès "historiques". Nous aurions tout lieu d'en douter : les imprimantes 3D (des heures pour démouler un dentier) ou les "uritrottoirs " (des pissotières 2.0) sont-ils aussi nécessaires que le Gramophone ou la brosse à dents ? La trottinette électrique est-elle vraiment l'avenir du bipède ?
Figure mythique de l'âge d'or d'Hollywood, Errol Flynn (1909-1959) fut un acteur incontrôlable, scandaleux et charismatique, très éloigné des vedettes calibrées des temps modernes. Un homme à tous points de vue "incorrect" , dont les confessions sembleront aujourd'hui plus spectaculaires et détonnantes qu'à l'époque de leur parution. Né en Tasmanie, Flynn a très vite rempli sa vie d'aventures. Chercheur d'or, trafiquant, navigateur au long cours, il fut un authentique casse-cou, un fou de femmes, un assoiffé d'alcool, un homme dont la vitalité époustouflante s'est consumée de manière inéluctable dans les excès. Son allocution au Friars Club de NewYork en 1958 donne le ton général de ses extravagances : "Ladies and Gentlemen... Je peux vous l'avouer : à douze ans, j'ai enculé un canard". A l'écran, sa beauté et son énergie firent de lui un habitué des rôles héroïques : Capitaine Blood, Les Aventures de Robin des Bois, La Charge fantastique... Plus de soixante films, un sourire en coin et un sens inné de la réplique lui ont conféré une certaine éternité. "Je ne veux pas, le jour de ma mort, découvrir que je n'ai pas vécu" , confia-t-il un jour. Une inquiétude que balayent ses Mémoires, à nuls autres pareils...