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Hobbes et la toute-puissance de Dieu
Foisneau Luc
PUF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782130509561
Dans la perspective d'une réflexion sur le processus de sécularisation de la pensée politique moderne, ce livre met en évidence le rôle joué par la notion de toute-puissance divine dans la constitution de la philosophie de Thomas Hobbes (1588-1679). Du point de vue de la théorie de la connaissance, cette notion sert à fonder le nécessitarisme, dans la théorie morale, elle rend compte du fondement de l'obligation et, dans la théorie politique, elle contribue à justifier le principe de souveraineté. En outre, et de façon fort singulière, l'omnipotence sert ici à penser, non pas l'immortalité, mais la mortalité humaine. Contrairement aux théologiens médiévaux dont il s'inspire, Hobbes n'inscrit plus sa réflexion dans l'horizon du salut éternel: s'il élabore une théologie, c'est parce que le principe qui oriente l'action de l'homme dans le monde, à savoir la mortalité naturelle, procède d'une volonté divine. Le but de cet ouvrage est donc de montrer que le caractère séculier de la pensée morale et politique moderne ne tient pas tant au rejet de la théologie qu'à une prise de conscience nouvelle des conséquences morales et politiques de notre mortalité.
Mars 1991 : John Rawls répond à trois de ses étudiants dans son bureau à Harvard. Cet entretien constitue un exemple unique d'autobiographie intellectuelle par un auteur peu enclin à parler de lui-même. Vingt ans après la parution de la Théorie de la justice, il revient sur l'évolution de sa pensée à partir d'une vision de la philosophie comme "discipline conversationnelle". Rawls nous livre ici, sur un ton familier, sa conception de la philosophie politique comme contribution à la critique des injustices.
Thomas Hobbes (1588-1679) ouvre, avec le Léviathan, de nouvelles perspectives en philosophie politique, mais aussi en logique, en physique et en métaphysique. C'est l'inventeur de la notion d'état de nature, et du pacte fondateur de la société civile qui permettrait d'en sortir. Son oeuvre, considérée tantôt comme annonciatrice de l'athéisme contemporain et tantôt comme fidèle au christianisme, est au centre du débat qui divise, depuis la fin du XIXe siècle, historiens et philosophes sur le thème de la sécularisation de la pensée politique moderne. Contrairement aux théologiens médiévaux dont il s'inspire, Hobbes n'inscrit plus sa réflexion politique dans l'horizon du salut éternel, mais, selon Luc Foisneau, dans l'horizon de la mortalité humaine. Quelles sont les conséquences d'un tel changement de perspective ? Principalement une égalité naturelle entre les hommes : celle-ci anticipe de manière fulgurante la célèbre critique rousseauiste du droit du plus fort et nous met en demeure de penser autrement la constitution du politique, la toute-puissance de l'Etat protégeant les hommes de la peur qu'ils s'inspirent mutuellement. Plus largement, cet ouvrage montre en quoi la thèse d'une domination de Dieu par nature contribue à l'élaboration d'une anthropologie politique, au déploiement d'une théorie de la souveraineté et à une critique de la théologie politique.
Résumé : Comment le principe de raison est-il devenu principe de la philosophie ? Dans quelle mesure est-il une découverte de l'époque moderne ? pourquoi le mérite de cette découverte revient-il principalement à Leibniz ? Sans doute est-ce, telle est du moins l'hypothèse de ce volume, parce que le principe Leibnizien de raison suffisante s'applique à tous les domaines dans lesquels un rapport est susceptible d'être déterminé entre des termes. En logique, ce principe gouverne l'analyse des propositions ; en métaphysique, il rend compte du fait qu'il existe quelque chose plutôt que rien ; en morale, il implique qu'une action ne peut jamais être le produit d'une volonté indifférente. Pour autant, le principe de raison ne reçoit pas une détermination univoque au XVIIème siècle : Descartes, Hobbes et Spinoza lui font également jouer un rôle particulier, qui éclaire par contraste l'originalité du célèbre " Nihil est sine ratione " de Leibniz. Ces éclairages croisés permettent notamment de mieux comprendre les implications philosophiques des débats autour de la liberté, de la nécessité et du hasard.
Des Etats Unis de Donald Trump à l'Argentine de Javier Milei, sans oublier la Hongrie de Viktor Orbán, une nouvelle forme de raison d'Etat sans aucun scrupule se donne à voir sur la scène internationale. Son mépris des droits humains et de la démocratie au nom d'une efficacité prétendue ne vient pas de nulle part : il exprime une révolte contre la patiente domestication politique des arts de gouverner depuis la fin du Moyen Age. A rebours de cette histoire, les nouveaux seigneurs de l'économie et de la guerre entendent gouverner à leur seul profit contre l'Etat. Ce livre s'intéresse à l'émergence entre les XVIe et XVIIIe siècles de deux projets politiques concurrents, l'un tourné vers l'affirmation des droits de l'Etat, l'autre vers la mise en oeuvre de manières de gouverner efficaces. En retraçant cette histoire, de Machiavel à Bodin et de Hobbes à Rousseau, Luc Foisneau nous invite à réfléchir à ce que gouverner veut dire.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.