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Ce que nous savons depuis toujours
Fois Marcello ; Bauer Nathalie
SEUIL
19,30 €
Épuisé
EAN :9782020538985
Ce que nous savons depuis toujours apparaît à première vue comme un thriller, une nouvelle enquête menée par le juge Salvatore Corona - celui de Un silence de fer et de Plutôt mourir - et le commissaire Sanuti (ce dernier un peu dépaysé car il vient de débarquer du continent et a du mal à se faire aux us et coutumes sardes), aidés en coulisse par le maréchal à la retraite, Nicola Pili, fin connaisseur de tous les secrets de la région de Nuoro, cet arrière-pays sarde qui sert de décor à presque tous les romans de Fois. Le cadavre de Michele Mariongiù est retrouvé, couvert de sang, la veste criblée de balles, sur le chantier d?un immeuble en construction. Le frère aîné de la victime, un vétérinaire, est mort par suicide quelques années auparavant; son frère cadet, Raffaele, qui a des précédents judiciaires, est interrogé. Chez la veuve de la victime, Maddalena, on retrouve les restes calcinés d?un document. La mère du défunt, Mariangela, semble avoir perdu la tête; une femme d?environ 40 ans (entrée à son service à l?âge de 10 ans), Palmira, s?occupe d?elle. Tels sont les éléments sur lesquels les enquêteurs peuvent se baser. Mais les choses ne vont pas tarder à se compliquer. Sur le lieu du crime, aucune trace de balles, aucune empreinte. Or, pendant que la police scientifique travaille sur le document calciné, le médecin légiste, Osvaldo Pintus, découvre que le sang qui imprègne les vêtements du cadavre est du sang de cochon, et que la veste qu?il porte appartient à un autre mort (enterré depuis un certain temps, selon eux). En outre, un vieillard raconte avoir entendu des pelleteuses travailler jusqu?à une heure du matin sur le chantier, la nuit du crime. Un peu plus tard, une disquette parvient au procureur de Nuoro: elle contient la comptabilité d?un éleveur du pays, Francesco Lilliu: avec la complicité d?un vétérinaire, l?homme a profité frauduleusement de subventions de la Communauté européenne, en déclarant que son bétail était atteint d?une épidémie de fièvre porcine. Le juge Corona comprend bientôt que les deux affaires sont liées. En effet, le chantier sur lequel a été retrouvé Michele Marongiù appartient à l?éleveur et à son frère adoptif, Mauro Mele. Mais ce n?est pas tout: la veste du mort appartenait à Cosimo Mele (le frère aîné de Mauro) assassiné avec toute sa famille (à l?exception du petit Mauro, âgé de 10 ans) le jour de son mariage par les frères de la jeune femme qui était enceinte de lui. La jeune femme d?alors est la vieille Mariangela Mariongiù d?aujourd?hui. Chercher la femme, donc. Le juge et le commissaire finiront par établir une vérité, qui n?est peut-être pas décisive, car la vérité ne l?est jamais, conclut l?auteur. Découvrant que son mari, Michele, avait une liaison avec Palmira, qui attendait un enfant de lui (le document calciné, trouvé à son domicile, était justement le résultat d?une analyse sanguine stipulant qu?elle était enceinte), Maddalena Mariongiù l?a étranglé. Elle a ensuite demandé son aide à sa belle-mère, Mariangela, qui lui a fourni la veste de son ancien amant. Avec l?aide de Raffaele, les deux femmes ont emporté le cadavre sur le chantier et ont organisé la mise en scène. On soupçonne Mauro Mele d?avoir voulu mouiller Francesco Lilliu, lassé de couvrir son comportement malhonnête. Dans cette affaire de meurtre, Marcello Fois fait donc s?enchevêtrer très habilement des histoires qui lient le passé lointain, le passé proche et le présent, nous offrant un raccourci de l?histoire de la Sardaigne: on part d?une situation zéro de traditions et de pauvreté, de règles tribales et de passions profondes, et on aboutit à l?âge d?Internet (avec les activités subversives d?un groupe d?adolescents, le Cosmo Good, dont fait partie Raffaele Mariongiù, par qui le scandale arrive). Et la femme est toujours présente: Mariangela qui avorte d?une façon atroce et qui est à l?origine du meurtre de son amant; la femme d?Antonio Lilliu, qui tue indirectement son mari par non-assistance à personne en danger, ayant découvert qu?il voulait privilégier son fils adoptif par rapport à son fils légitime; Maddalena, qui tue Michele après avoir appris qu?il avait une liaison avec Palmira. Ce qui est étonnant, c?est la colère, la haine et la tristesse qui animent ce livre, se fondant dans un désespoir traité avec beaucoup de sincérité. En ce sens, il est plus dur que les précédents. Poussé par la colère et la rage face à ce qui s?est passé et se passe aujourd?hui encore en Sardaigne, Fois s?éloigne de plus en plus du roman de genre utilisé jusqu?à présent pour raconter son île. Si le livre commence bien par un meurtre, ce n?est pas tant l?enquête, pourtant magistralement menée, qui démasquera la vérité, qu?un ch?ur de voix anciennes et modernes qui dévoilent un enchevêtrement d?histoires, innocentes ou terribles, dans lesquelles se dissimule l?origine d?un mal, qui frappe la Sardaigne et le monde. Biographie: Marcello Fois est né à Nuoro (Sardaigne) en 1960. Résidant à Bologne, il est l'un des principaux représentants du "noir" italien. Dans tous ses romans, traduits en de nombreuses langues, il s'appuie sur la distance pour ajuster son regard sur son île natale
Marcello Fois est né à Nuoro (Sardaigne) en 1960 et vit actuellement à Bologne. Traduit désormais dans le monde entier, il est l?un des membres éminents de la nouvelle école du roman policier transalpin. Son roman Sempre caro a été élu meilleur livre « noir » de l?année 1998. Un silence de fer inaugure une série consacrée à la Sardaigne contemporaine.
Résumé : Plutôt mourir. Au cours d'une partie de chasse, le corps d'une enfant est retrouvé dans un bois : un doigt est enduit d'huile, l'autopsie révélera un avortement subi récemment. Ines Ledda est la quatrième fillette de Nuoro à avoir disparu en deux ans ; toutes fréquentaient la même école. Le docteur Martis, psychothérapeute, est appelé au chevet de la prisonnière dont il s'occupe, condamnée à trente ans pour avoir tué son mari à coups de marteau. Lina lui parle de sa fillette, décédée une vingtaine d'années plus tôt parce que son père la croyait envoûtée. Des pins abattus pour construire un parking à la place du jardin public ne sont que le énième signe de la corruption qui gangrène l'administration de la ville. Les enquêteurs auront bien du mal à dénouer l'étrange mystère qui plane sur ces affaires et à rompre le silence de ceux qui cachent des choses indicibles et des fautes inavouées. Après Un silence de fer, Marcello Fois reprend le récit de cette Sardaigne dure et contradictoire, terre d'histoires anciennes et de n?uds inextricables. Plutôt mourir est un roman noir captivant, mais c'est aussi une histoire qui dépasse le genre pour atteindre le c?ur de la tragédie.
Bustianu est aux prises avec une nouvelle affaire dans les montagnes sauvages de la Barbagia: le brigand Mariani l'a fait appeler dans son repaire pour qu'il plaide son innocence dans le meurtre d'Elène Seddone. Mais l'avocat-poète a bien d'autres chats à fouetter: il voudrait faire éclater au grand jour son amour pour la belle Clorinda, provoquant la colère de sa pauvre mère. Ce sont deux batailles qu'il lui faudra mener de front, contre la tradition et les coutumes familiales, et contre les pouvoirs occultes qui, au lendemain de l'annexion de la Sardaigne à l'Italie, font du brigandage local une arme à double tranchant.Inséparables de l'intrigue, les descriptions des paysages et de l'âme sardes sont époustouflantes de poésie et de justesse. Le vent qui souffle inexorablement sur la région, soulignant les passions et les sentiments, emportera le lecteur jusqu'à la solution du mystère. Biographie: Marcello Fois est né à Nuoro (Sardaigne) en 1960. Résidant à Bologne, il est l'un des principauxreprésentants du "noir" italien. Dans tous ses romans, traduits en de nombreuses langues, ils'appuie sur la distance pour ajuster son regard sur son île natale.
Résumé : Quand les destins de Cristian et de Domenico croisent celui de Maddalena, toutes les certitudes s'évaporent, toutes les valeurs se perdent, pour donner naissance à une passion lourde de non-dits et de jalousie, coups de théâtre, trahisons et réconciliations. Car Cristian Chironi et Domenico Guiso ont grandi comme deux frères : ils partagent tout, la famille, l'école, le travail. Ce sont les années quatre-vingt, les années de la modernisation de la Sardaigne, mais aussi du terrorisme, une période de violence politique et de spéculation immobilière, de culte de l'individualisme et du profit roi. La famille Chironi est à l'apogée de son ascension sociale, ce qui n'empêche pas le sort de continuer à s'acharner contre elle. Si Cristian et Maddalena semblent faits l'un pour l'autre, c'est à Domenico que cette dernière, enceinte, est promise. Cristian a-t-il encore sa place à Nuoro ? Sa compromission dans une sombre histoire de trafic d'armes semble indiquer le contraire. Est-ce un piège tendu par les Guiso, père ou fils, pour des raisons économiques ou par vengeance ? On le croit mort, on le retrouve en Lettonie... Quoi qu'il en soit, le fils de Maddalena semble porter en lui la "génétique sans pareil " des Chironi.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
«À travers l?écriture, je m?approche du moi-même d?il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L?âge de dix ans ne m?a pas porté à écrire, jusqu?à aujourd?hui. Il n?a pas la foule intérieure de l?enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l?extérieur en adultes présumés, mais à l?étroit dans une taille de souliers plus petite.» Comme chaque été, l?enfant de la ville qu?était le narrateur descend sur l?île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l?excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l?envoient à l?infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l?adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d?initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l?engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l?«âge d?archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l?enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.
Résumé : Une femme, Miriàm. Un homme, Iosèf. Un jeune couple d'amoureux. Ils se sont rencontrés en Galilée, au Nord d'Israël, et vont se marier à Nazareth. Quand Miriàm annonce à son fiancé qu'elle attend un enfant dont il n'est pas le père, Iosèf ne la dénonce pas aux autorités, comme la loi le prescrit. Il croit en sa parole. Il croit qu'elle est enceinte d'une annonce, il croit à une vérité invraisemblable. "C'est l'hiver en Galilée, mais entre eux deux, c'est le solstice d'été, le jour de la lumière la plus longue". Avec Une tête de nuage, Erri De Luca poursuit sa relecture de la Nativité, abordée précédemment dans Au nom de la mère. Structuré en trois actes, le texte assume une forme dramatique parcourue par des dialogues intenses, non dépourvus d'ironie. Derrière la figure du Messie, Erri De Luca brosse le portrait intime de Marie et Joseph, ici présentés dans leur simple humanité : deux jeunes parents qui s'apprêtent à élever leur enfant, Jésus, dans mille difficultés. Un homme et une femme, liés par un sentiment qui dépasse les faits et s'inscrit dans les mots. "En amour, croire n'est pas céder, mais renforcer, ajouter quelques poignées de confiance ardente".
Résumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.