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On.e
Foglia Aurélie
LANSKINE ED
16,00 €
Épuisé
EAN :9782359631470
Personnage de poésie, on.e est née à la croisée des deux pans de recherches, comme si elle y avait été au fond en gestation depuis des années : d'une part, la question matricielle de l'impersonnalité ; d'autre part, les violences faites aux femmes. Le fait que cette violence ait été vécue, qu'elle ait laissé son trauma, ne suffit pas, et appelle un dépassement de l'autobiographique. Justement, l'impersonnalité a joué le rôle de " ferment actif " qui a permis de " décoller " l'écriture de l'histoire personnelle pour plonger dans le devenir social, économique et culturel de la femme, au regard de siècles d'oppression et d'invisibilisation. En ce sens, On.e renoue avec la veine de Gens de peine (Nous, 2014), faisant écho, cette fois au féminin, à ces anonymes, ces " dénommés ", écrasés et laissés-pour-compte de la société. Ce bâillon traditionnel et tout le spectre des violences, de banales à mortelles (effacement, contrôle, humiliations, enfermement, insultes, coups, mutilations, viol, meurtre), force est de constater qu'ils se manifestent dans la langue, dès la langue. Ils se traduisent d'abord ici par l'adoption d'une forme : le texte procède par strophes entrecoupées et couples de vers brefs, haletants, comme boiteux, soudain dépareillés. En outre, il est apparu à l'autrice qu'elle ne pouvait pas ne pas situer son écriture en ce point aveugle de résistance de la langue à la langue, où le féminin cherche à percer et oscille indéfiniment à la recherche de lui-même, de sa place et de sa potentialité, par le biais de l'écriture inclusive. Par souci de cohérence et par une force interne à l'oeuvre même, il était impossible de faire autrement sans trahir ni affaiblir ce texte : il a donc fallu en prendre le risque.
Revue trimestrielle fondée en 1971 par la Société des études romantiques et dix-neuviémistes et éditée par Dunod, Romantisme publie des dossiers et des articles centrés sur le XIXe siècle et ouvrant sur une perspective trans-séculaire et pluridisciplinaire. Les contributions de chercheurs français et étrangers concernent l'ensemble de l'Europe et participent à la connaissance des différents courants littéraires, artistiques, scientifiques, historiques, politiques...
La femme, la mère, la fille, Dolorès : même personnage qui se sépare, se débat, va de l'avant. Naître et mourir, elle n'arrête pas. On la rencontre, on la reconnaît. Elle n'a pas de masque, elle commence à prendre un visage. Alors même qu'elle s'efface. On ne peut pas s'empêcher de la suivre. Ceci n'est pas ma vie. C'est donc la vôtre. Je veux dire cette vie une et nue, ou plutôt ce moment obscur qu'est le dénouement d'une histoire, de toute histoire. Une autre commence, une histoire d'amour, qu'est-ce qui peut davantage rappeler à la vie ? Ce n'est pas l'idéal. C'est mieux. C'est quelque chose comme la réalité, intense et banale, passionnante et décevante. Les objets aussi ont leur rôle à jouer, à défaut d'être humains. Le quotidien a son tragique. Si bien qu'on se retient à des riens, au fil des événements qui tissent la silhouette de quelqu'un.
Résumé : "Lirisme" s'écrit ici avec deux i : non, il n'y a pas de coquille laissée dans le titre. Voici un livre de la lecture. Ni noms ni oeuvres : le parti pris de ces pages n'est pas celui de la réécriture ni du répertoire. Ce que Lirisme invite à ausculter de poème en poème, c'est une culture du livre, et son impact.
Résumé : Des poèmes pour les grands, les petits et les autres... Tiens, tiens, voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue. Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses. Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ?
Je reçois des messages de Paris. Un homme a peur que je disparaisse avec l'argent. Il me menace. Il me traite de voleur. Je n'ai rien à répondre à ses accusations. 15 °C. Vent faible. Nous découpons la galette des Rois.
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.
Né en 1961 à Damas, le poète Gebran Saad, comme nombreux chrétiens de Syrie, a été obligé de fuir son pays en guerre pour se réfugier en Suède où il vit actuellement. Mais au lieu de mettre sa poésie sous le signe de l'exil, il la met sous le signe du voyage, car, comme le dit la grande poétesse libano-syrienne Etel Adnan, dans la préface à ce recueil, le malheur ne peut se vivre que comme un voyage, un espace ouvert, une découverte, même s'il ne s'agira en fin de compte que d'un voyage dans ce malheur même.