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Le culte de l'impersonnalité. Essai sur Baudelaire
Foglia Aurélie
RUMEURS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782493182036
Le culte de l'impersonnalité cache chez Baudelaire un anti-culte qui traduit le sentiment d'être et de rester radicalement extérieur aux logiques du monde. QUOI ? "Il n'y aura que les gens d'une mauvaise foi absolue qui ne comprendront pas l'impersonnalité volontaire de mes poésies" déclare Baudelaire. Cette impersonnalité qu'il revendique d'une voix spectrale, il en fait à la fois une machine de guerre contre le lyrisme romantique dit personnel, et une méthode tuante pour changer la poésie. Et cela, au prix de bien des malentendus avec l' "hypocrite lecteur" , qui croit encore que le poète, c'est l'homme, et qu'on peut lire en lui à coeur ouvert. Ces préjugés du poème, Baudelaire s'emploie à les liquider dans l'encre noire de la mélancolie, quand le sujet lyrique en deuil de lui-même va se perdre dans "tout un monde lointain, absent, presque défunt" , pour en extraire la modernité. L'écriture, par sa fonction de miroir, offre cet espace de recul et de retrait critique qui ne veut p
Résumé : "Lirisme" s'écrit ici avec deux i : non, il n'y a pas de coquille laissée dans le titre. Voici un livre de la lecture. Ni noms ni oeuvres : le parti pris de ces pages n'est pas celui de la réécriture ni du répertoire. Ce que Lirisme invite à ausculter de poème en poème, c'est une culture du livre, et son impact.
Résumé : Résumer sans caricatures l'histoire de la littérature du XIXe siècle, dégager des lignes de force, historiques et théoriques, tels sont les objectifs de cet ouvrage de synthèse qui embrasse un siècle riche et protéiforme. Si l'auteur nous en offre une vision synthétique, c'est pour mieux suivre l'évolution des formes, et l'interaction entre Histoire et littérature. Ce volume n'a pas de vocation polémique, même s'il pointe, à l'occasion, des querelles et des débats cruciaux : il se veut bien davantage l'exposition des évolutions qui marquent en littérature l'émergence de la modernité. Une initiation donc indispensable aux problématiques principales de la littérature au XIXe siècle.
Grand-Monde est un livre tourné vers les arbres. Pourquoi écrire sur eux ? Parce qu'ils plantent un rapport, à la fois essentiel et fragile, à la nature. Ils donnent en silence les coordonnées de notre monde. Ces poèmes font la biographie des arbres, appelés " Ils " dans la première entrée, " Les Longtemps ". Ils s'y dessinent dans leur verticalité, collectivité vulnérable, accueillante et fermée. On les voit tenir à la lisière de l'humain. Ils poussent à l'orée de l'Histoire. Ce sont des relieurs. Ils persistent.
Les deux ensembles ici réunis, Divan du Tamarit et Sonnets de l'amour obscur, sont des testaments poétiques. Qu'aurait ensuite écrit Lorca, sans doute le plus connu des poètes espagnols, le martyr fusillé à l'âge de trente-huit ans par les franquistes ? L'écriture des poèmes de Divan du Tamarit commence au retour du grand voyage de Lorca à New York puis à Cuba, où il fait l'expérience d'une libération, personnelle et poétique. Depuis la réinvention de la tradition arabo-andalouse, les qasidas et les gazels sont des poèmes brûlants comme le sable blanc du désert, où se désintègre le corps devenu pure flamme sonore. Les onze Sonnets expriment un déchirement amoureux d'une intensité à couper le souffle, vécu au fil de l'année 1935. Ils mènent le lecteur à faire un pas de plus dans l'énergie du malheur, quand soudain tout se retourne en pure beauté, depuis la torture amoureuse la plus radicale. Le corps de la langue, traversé par une voix basse qui racle les sons comme un couteau et pourtant les fait chanter comme les cordes d'une guitare, fait entendre ce que l'on ne peut dire que par la poésie.
Kucbelová Katarina ; Sulej Peter ; Majerska Silvia
Des révolutionnaires recrutés par petite annonce / poussés par le babillage des médiasQUOI ? Une anthologie de 8 poètes slovaques contemporains, en version bilingue slovaque-français, rassemblée par Katarína Kechelová et Peter Sulej, traduction du du slovaque par Silvia Majerska avec le concours de Guillaume Métayer. Les poètes slovaques : Mária Ferencuhová, Michal Habaj, Katarína Kucbelová, Peter Macsovszky, Agda Bavi Pain, Nóra Ruzicková, Martin Solotruk, Peter Sulej. Apparue en Slovaquie à l'aube du XXIe siècle, la génération des poètes présents dans cette anthologie se saisit du renouveau qu'apporte la Révolution de velours en même temps que perce en Europe l'esthétique postmoderne. Les textes de ces huit poètes, dont certains sont déjà connus du public français et abondamment traduits dans d'autres langues européennes racontent tout au long de ce livre la passionnante alchimie d'une ". petite langue". avec un présent en pleine accélération et un futur toujours déjà là dont les poètes deviennent les fervents messagers. L'anthologie témoigne du dynamisme et de la richesse de ces jeunes voix vivant au centre de l'Europe des poètes, qui s'avère plus que jamais essentielle pour s'approprier la complexité du contemporain.
Résumé : On ne peut prétendre approcher la littérature qu'à travers les gestes qui en témoignent. Ce qu'on fera ici, sans exhaustivité. Il suffit de quelques échantillons, empruntés qui plus est à des époques récentes (Flaubert, Mallarmé, Kafka, Michaux, Barthes, Quignard, entre autres) pour comprendre le projet commun à toutes ces opérations : se défaire de soi par les moyens du soi, se fondre parmi les choses, y retrouver sa pesanteur de chose, et rendre cette habitation qu'on appelle parfois "poétique" un peu plus vivable. Jusqu'à la joie, peut-être : la singulière joie d'écrire, cette extase précaire née du bruissement de la langue, et tissée des gestes de fortune qu'elle inspire et permet.
Résumé : Avec Nil et autres poèmes, le lectorat francophone retrouve la voix singulière du grand représentant d'un postmodernisme lyrique et critique des marges intérieures de l'Europe, dont l'imaginaire teinté d'ironie se plaît à recueillir et exalter la profondeur dissonante et émouvante des mythes dans notre quotidien. A côté du récent recueil Nil (2018), publié ici dans son intégralité, des poèmes de plusieurs époques ont été rassemblés dans ce volume, pour faire écho à l'originalité de cette oeuvre dans sa variété. Cette poésie de l'allégorie affecte une forme d'insistance butée, qui voudrait triompher du scepticisme à l'usure, rendre possible le miracle une minute avant qu'il ne survienne. Elle s'applique à déjouer les séparations pour esquisser des rapports inouïs, non seulement avec l'histoire et le mythe, mais entre des événements considérés comme trop éloignés. Il s'agit d'une autre forme de la compréhension : non plus l'analyse qui divise, mais l'imagination qui relie, jusqu'au plus lointain, et lui donne ainsi sens dans l'ampleur quasi surhumaine, visionnaire de la représentation. La poésie est le lieu de telles rêveries qui pourraient bien s'avérer justes, si elles n'étaient infalsifiables, c'est-à-dire à la fois irréfutables et improuvables. Ces poèmes, dans leur diversité libre de toute école, ne cessent de nouer des interprétations possibles, pour nous donner à comprendre, à penser, à imaginer et à sentir le monde autrement.